‹ La captivité de BarceloneChapitre 132 sur 181 · Blondel à Champagny, Barcelone, 30 janvier · texte numérisé non relu

Blondel à Champagny, Barcelone, 30 janvier

3. Le maréchal Augereau au général Duhesme, Barcelone, 20 janvier 1810, Arch. G.

4. « Barcelone, 29 janvier 1810. — D'après les certificats qui m'ont été présentés par MM. les officiers de santé de l’armée sur la mauvaise santé de M. le général de division Duhesme, il lui est permis d’aller à Montpellier pour s’y rétablir et où il attendra de nouveaux ordres de S. E. le duc de Feltre, ministre de la Guerre. — Le maréchal d’Empire, etc.» Arch. G. (28 juillet 4810) ; Duhesme à Savary, Bourgneuf, 30 novembre 1810: Ana-

devait d’ailleurs savoir à quoi s’en tenir à Barcelone, et l’agent de Champagny le constatait; il écrivait à son ministre que Duhesme n’était point le vrai coupable, et il indiquait que, plus que celui-ci, d'autres personnes avaient à craindre la découverte de la vérité entière : « Malheureusement la vérité, de quelque bouche qu’elle sorte, est toujours la vérité; et elle a fait trembler bien du monde aujourd'hui dans Barcelone »*.

Pendant que Duhesme, au lieu de s'arrêter à Montpellier, se déterminait à pousser jusqu'à Paris, Augereau rédigeait pour le ministre un rapport où il expliquait à sa facon le renvoi de Duhesme, sans donner d’ailleurs à l'appui de ses accusations des faits ou des détails bien précis?. Il n'y avait qu'un cri contre Duhesme dans Barcelone ; il s'y était commis des infamies de tout genre et sans nombre ; la ville allait tomber au pouvoir de l’ennemi ; Duhesme avait voulu, en abandonnant ses troupes le 21, aller mettre en sûreté les trésors qu’il avait amassés et s’enfuir avec ses complices. En réalité le maréchal avait agi bien vite et bien légèrement. « Plus accoutumé au tumulte des camps et aux manœuvres militaires qu’au

silence et à la réflexion du cabinet » *, il avait cru trouver

du premier coup l’homme responsable de la triste situation de Barcelone. Quand, dans ses rapports d'avril 1840, rédigés pendant et après un nouveau séjour à Barcelone,

lyse de la lettre d’Augereau, Girone, 6 février : « Le maréchal Augereau a envoyé le général Duhesme, sous prétexte de santé, à Montpellier et à nommé provisoirement le général Rey gouverneur. Il faut envoyer deux généraux de division là-bas ; le général Lacombe-Saint-Michel conviendrait beaucoup pour gouverneur, et le général Augereau pour commandant, en le faisant général de division... »

4. Blondel à Champagny, Barcelone, 30 janvier 1810. Blanch., Hisé. de la querra de la Independencia en el anligquo Principado, L. I, p. 18-19 croit à tort qu'Augereau fit partir Duhesme par ordre du gouvernement français. Ne

2. C'est le rapport du 6 février, Girone, déjà signalé. Fait digne de remarque, il n'y à pas de rapport correspondant de Clarke à l'Empereur dans la série AFIv.

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