Lettre de la Commission, citée à la note précédente
4.. La commission comprenait, d’après l'arrêté de création, le commissaire des guerres Grobert, président ; le chef de bataillon Fouque; le payeur Lehodey; le capitaine Pelletier ; et enfin l'administrateur des domaines Lapasset. Le 13 avril, Grobert et Fouque étant repartis avec Augereau, ils furent remplacés par le colonel Fabre el le commissaire des guerres Augier, tous deux anciens subordonnés de Duhesme, qui semblent s'être désintéressés du travail de la commission. Compte-rendu par Pelletier : Renseignements sur Barcelone.
5. « Je l’ai déjà récusée dès son installation et je la récuse de nouveau, comme une société de gens intéressés à me perdre, comme les auteurs, etc. » Mémoire présenté le 3 février 1811 (affaire du sieur Canton), Arch. G. (28 juillet 1810).
n'avaient, paraît-il, qu « un génie très ordinaire! » : celui qui fut le plus assidu aux séances, qui rédigea le rapport d'ensemble sur les travaux effectués et qui semble avoir eu plus particulièrement la confiance du maréchal, le capitaine Pelletier?, était un «homme brutal, sans aucune connaissance ni aucun mérite personnel, possédant en un mot toutes les formes désagréables qui pouvaient le rendre recommandable au maréchal Augereau * ». Il se signala par sa rudesse vis-à-vis d’un officier distingué, son supérieur en grade; cet officier montra aisément que les accusations dirigées contre lui n'étaient point fondées“. À plus d’une reprise, la commission fit encore fausse route ÿ.
1. Expression des Renseignements sur Barcelone, Arch. nat., F'6554.
2. Ceci d’après le Compte-rendu par Pelletier, Arch. G. (14 février 1811) et plus spécialement d’après une sorte de dédicace à Augereau qui est au commencement. Pelletier (Joseph), né à Angers le 16 avril 1774, entré au service le 15 août 1792, sergent-major le 49 septembre suivant, sous lieutenant le 4 prairial an VIII, lieutenant le 411 ventôse an XII, capitaine le 25 décembre 1807, est un exemple de ces officiers qui, avec beaucoup de campagnes (onze en 1806) et plusieurs blessures, avancèrent lentement. En l’an XIII, le général Muller le notait : « Bonne instruction, bon ton de commandement, bonne tenue, bonne conduite : il est le plus ancien lieutenant du régiment. » Dilférentes lettres de recommandation, qui figurent à son dossier, font de lui des éloges analogues : « un des officiers les plus distingués du bataillon », dit d'Adhémar le 26 novembre 1810; le major Deconchy avait dit en 1807 : « réunit à ses talents militaires une bravoure éprouvée, une conduite régulière et sans reproche, et un entier dévouement à là personne de S. M. [. et R... » Personne ne loue ses facultés (Arch. adm. de la G., dossier Pelletier).