Laffaille, p
à. Laffaille, p. 118, n. 1; p. 127; p. 151. Voici les éloges : « Le général Lechi avait déployé dans Barcelone beaucoup de vigilance et d'activité. ses talents ne pouvaient être contestés. »
avait brièvement indiqué la chose dans un de ses mémoires Justificatifs *.
D'autre part Laffaille, qui parle généralement fort peu de lui-même, raconte qu'en novembre 1808 la plupart des officiers de haut grade furent pris de crainte en voyant la ville serrée de si près ; ils auraient alors conseillé à Duhesme de se retirer dans les forts; Laffaille aurait osé, un des premiers, en dépit de son grade inférieur, s'élever énergiquement contre cet avis pusillanime, et aurait ainsi fortement contribué à déterminer Duhesme à défendre la ville jusqu’au bout?. C’est bien là une de ces assertions qui éveillent ordinairement la défiance. Or, nous avons, par des témoins de la scène, confirmation non seulement de l'attitude de Laffaille, mais encore de l’influence qu’il exerça sur le général en chef et de sa véhémence vis-à-vis des poltrons, qui devinrent alors ses ennemis en même temps que ceux de Duhesme *. Ë
WT
Le P. Ferrer, Barcelona cautiva. — Cette source, très employée par les historiens catalans et espagnols, est l’œuvre d’un moine, prêtre de la chapelle de Saint-Philippe-Neri et vicaire de la paroisse des Saints Juste et Pastor « pendant presque toute la durée de la captivité ». Son livre est dédié à « S. E. le marquis de Campo-Sagrado, capitaine-général de l’armée et principauté de Catalogne ». Les sept volumes en furent publiés de 1815 à 1899.
1. Laffaille, p. 121-127, p. 149-150 ; cf. Mémoire présenté le 3 février 1811 (affaire du sieur Canton), Arch. G. (98 juillet 1810) : «malgré quelques débats assez vifs avec moi. »