Laffaille, p
3. Voir la lettre déjà citée du colonel Päris: voir aussi les lettres déjà mentionnées de Latour et de Rohault de Fleury. Latour dit notamment : « Lorsque les armées espagnoles menacèrent Barcelone dont tous les habitants étaient contre nous, M. Laffaille combattit, ainsi que moi, avec la plus grande force les conseils timides de ceux qui voulaient qu’on se retiràt dans la citadelle et les forts, et décida le général en chef Duhesme à défendre la ville ; je fus témoin de la vive discussion qui eut lieu à ce sujet et j’eus occasion de m'apercevoir qu'elle lui avait fait des ennemis; mais, quoi qu’ils fissent pour lui nuire, jamais ils ne purent rien dire contre sa probité.., »
4. Barcelona cautiva, 6 sea un Diario exacto de lo occvurrido en la misma ciudad mientras la oprimieron los Franceses, eslo es, desde el 13 de
Nous ne connaissons guère l’auteur que par son œuvre ellemême : il était bon et simple, assez crédule, très dévot aux saints Catalans, plein de vénération pour son évêque et pour le pape, sincèrement et naïvement croyant. Très catalan, il n’en avait pas moins un grand respect pour toutes les autorités espagnoles et une véritable vénération pour Ferdinand VII. I eut des Français une horreur de saint homme, et vit en eux autant de représentants du diable, qui leur inspirait tous les crimes et tous les vices. Il ne fut ni un poltron ni un héros; au début de la « captivité », il essaya de quitter la ville, mais en demandant pour cela une permission qui lui fut refusée‘. Il ne fut jamais compromis dans les conspirations plus ou moins réelles, dont il avait pourtant connaissance et auxquelles il prêtait souvent une réalité exagérée ; mais il assista les « martyrs » de mai 1809.
Il dit que son livre fut écrit au fur et à mesure des événements, et c’est en effet très vraisemblable. Peut-être y fit-il quelques retouches pour la publication, mais elles furent probablement de pure forme?.
Pour rédiger son ouvrage au jour le jour, il employa le Diario de Barcelona, auquel il était abonné, des numéros de Journaux insurgés, des pièces, brochures, libelles, etc. (officiels ou prohibés), enfin quelques pièces manuscrites, dont copie lui fut probablement communiquée par des membres du clergé barcelonais. Il recueillit aussi beaucoup de menus faits, dont il avait été témoin oculaire (car il semble avoir été très « badaud ») ou qu'il avait entendu raconter. L’œuvre qu’il rédigeait ainsi comprenait trois parties, distinctes dans la publication comme dans la rédaction :
1° Un journal (diario) quotidien, dont il jetait, dit-il, les febrero de 1808 hasta el 98 de mayo de 1814. Acompaña à los principios de cata mes una Idea del estado religioso-politico-mililar de Barcelona y Calaluña.…, por el R. P. D. Raymundo Ferrer, presbitero dei Oratorio de S-Felipe- Neri de Barcelona, y vicario que fué, en casi toda la época del cautiverio, de la parroquial iglesia de los Santos Justo y Pastor de la misma, dedicado al Excelentisimo Señor Marqués de Campo-Sagrado, etc., Barcelone (A. Brusi), T vol. in-$, 1815-1822. Les deux premiers volumes parurent en 1815; ensuite fut publié un volume par an; Ferrer étant mort en 1820, le septième volume ne parut qu’en 1822. Il était relatif au premier trimestre de 1811. La publication ne fut pas continuée.