Ferrer, &. er, p. XVII-xXIX, XXVI-XXVIU (introduction
2. Les pièces datées de 1808 forment la totalité du second volume : celles de 1809, 1810, et de janvier-mars 1811 forment le dernier tiers des volumes II-VIT.
destinées toujours à exagérer les succès ou à diminuer les échecs : c’est faire de Ferrer un très mauvais emploi que de s'appuyer sur lui pour raconter les événements militaires (on l’a ni pourtant).
4 Enfin il faut se méfier tout à fait de tout ce e qui est interpr Pr !. Ici la naïveté et la passion anti-française ôtent à Ferrer toute clairvoyance. Il ne juge avec sincérité et exactitude ni les hommes ni les faits. Bienveillant à tous ceux qui montrent, même très timidement, de l'hostilité, ou simplement de la froideur aux Français (Ferrer n’est pas loin de faire d’Ezpeleta un héros), il est féroce contre les afrancesados déterminés : certains de ceux-ci étaient à coup sûr peu estimables ; mais ils n'étaient pas tous sans doute d’aussi noirs coquins que le suppose Ferrer.
Bref, très bien renseigné sur certains points, Ferrer l’est médiocrement ou très mal sur d’autres ; la critique d’une source -de cette nature doit se faire en détail; elle exige avant tout, outre les ordinaires confrontations de documents, un peu d’élémentaire sens psychologique.
1. Ainsi, quand Ferrer raconte une perception d'argent, il y à un fait -exact, le versement de la somme; et une interprétation fausse, au moins dans un grand nombre de-cas (l’argent est escroqué par celui qui le perçoit) ; etc.