‹ La captivité de BarceloneChapitre 152 sur 181 · RAPPORT DU PRINCE DE BÉNÉVENT A L'EMPEREUR · texte numérisé non relu

RAPPORT DU PRINCE DE BÉNÉVENT A L'EMPEREUR

23 mars 1808.

Sire,

J'ai eu une longue conférence avec M. Izquierdo. Depuis son arrivée il n’a point eu de lettres d’Espagne ; et, lorsqu'il a quitté Madrid (à la date du 11 mars), il n’était point à sa connaissance que M. de Solano fût en marche avec le corps qu’il commande; il ajoute que cela était même opposé aux dispositions de sa cour à cette époque.

J’ai cru remarquer, quoiqu’iln'en eût point la nouvelle directe, qu’il n’était pas éloigné de croire au départ du roi pour Séville.

L’admission des Français dans les colonies espagnoles était nouvelle pour iui; après quelques observations peu importantes, il m'a dit qu’il ne doutait pas que cela ne fût agréé par son gouvernement.

Toutes les autres bases de négociation paraissent lui convenir. Le caractère espagnol s’est montré lorsque nous avons parlé de l’alliance offensive et défensive. « Vous voulez donc que nous soyons vassaux de la France? » m’a-t-il dit. Les formes d'égalité qui peuvent être mises dans la rédaction de cet article l’ont un peu tranquillisé. En tout il ne doute pas que le retour de son courrier ne lui apporte l’autorisation de signer. Plusieurs fois il m'a demandé si les troupes françaises, le traité signé et cer-

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