‹ La captivité de BarceloneChapitre 17 sur 181 · Corr. Nap., n · texte numérisé non relu

Corr. Nap., n

3. À Clarke, Milan, 23 décembre 1807, Corr. Nap., nes 18414 et 13413.

4. Lechi à Clarke, Perpignan, 15 et 49 janvier 1808, Arch. de la Guerre. La conduite des Italiens et des Napolitains pendant leur marche à travers la France avait été salisfaisante. Rapport de Quesnel, commandant la division militaire de Montpellier, à Clarke, 42 janvier 1808, Arch. G.

Le général comte Joseph Lechi, de Brescia, était le premier fils (né le 47 déc. 1767) du comte Faustin Lechi, personnage dont Stendhal raconte (Vie de Napoléon, éd. M. Lévy, Paris, 1892, in-12, p. 139-142) des traits emusants, peut-être exacts, et qui éclaireraient singulièrement quelquesuns des actes du fils (le comte Faustin « tira un coup de tromblon au marquis N.... qui lui avait joué un mauvais tour et le tua »; etc.). Joseph Lechi fut élevé à Vienne et prit du service en Autriche. Mais, revenu dans sa patrie, il la souleva en mars 4797 contre Venise et devint sur-lechamp général de brigade au titre cisalpin. Réfugié en France en 1799, îl commanda la « légion italique au service de la France » (décembre 4799) et prit part à sa tête à la campagne de l’armée de réserve (1800); le 24 juin, sa légion étant passée au service de la République cisalpine res-

taurée, il fut nommé général de division cisalpin et siégea à la consulte de Lyon. En 1806, il commanda la division italienne employée à la con-

français et un régiment provisoire de cavalerie italienne et napolitaine ; l'infanterie était formée d’un bataillon français, d’un bataillon suisse, de deux bataillons napolitains et de quatre bataillons italiens ‘. La division, organisée à la hâte, n’avait ni payeur, ni ordonnateur, ni inspecteur aux revues, ni moyens de transports. La plupart des Italiens et des Napolitains étaient « des soldats de six et de quatre mois? ».

A ces conscrits il fallait un chef expérimenté. L’Empereur fit choix, le 28 janvier, du général Duhesme*. Fils d'un notaire de Bourgneuf (Saône-et-Loire), parti en 1791 comme volontaire et aussitôt capitaine, Philibert-Guillaume Duhesme pouvait passer en 1808, à quarante et un ans, pour un vétéran. Il s'était signalé dès 1792 comme un excellent chef de partisans, comme un bon officier d'avant-garde, prompt à l’action, ferme et audacieux. Commandant du 4° bataillon franc du Hainaut en 1792, il avait été nommé en octobre 1793 général de brigade. Passé de l’armée du Nord à l’armée de Sambre-et-Meuse, Duhesme servit sous Kléber au siège de Maëstricht et devint général de division le 48 brumaire an IL, peu de jours après la reddition de la place. On le suit dans ce grade à l’armée des Côtes de l'Ouest, à l’armée du Rhin sous Moreau (1797), à l’armée de Naples sous Championnet (1799), à l’armée de réserve sous le Premier Consul (1800), à l’armée gallo-

quête de Naples. Tout ceci d’après A. Lumbroso. 1! generale T. Lechi. La famiglia sua, dans Atlraverso la Rivoluzione e il primo Impero, p. 273-294. Cf. Driault, Napoléon et l’Ilalie (Paris, 1906, in-8), p. #1 et surtout p. 237-240 (singulier rôle de Lechi dans une histoire de complot, peu claire).

À. Corr. Nap., n° 13411 ; Résumé historique des opérations politiques et militaires du général Duhesme pendant qu'il a commandé en chef dans la Catalogne en 4808 (rédigé par Duhesme lui-même en 1810), Arch. G., 4 carton de mars 4809. Sur les conditions de rédaction, sur les garanties d’exactitude, sur la publication presque totale de ce document en 1823, voir aux Notes criliques, à la fin du volume.

2, Lechi à Clarke, Perpignan, 20 janvier 1808, Arch. G.; Duhesme à Clarke, Perpignan, 5 et 8 février 4808, ibid. ; Murat à l'Empereur, Bayonne, 1 mars 4808, Correspondance de Mural, n° 242:

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