‹ La captivité de BarceloneChapitre 26 sur 181 · Murat à Duhesme, Vittoria, 12 mars 1808, Arch. G · texte numérisé non relu

Murat à Duhesme, Vittoria, 12 mars 1808, Arch. G

Barcelone », Murat jugea bon de donner une leçon d’opti-

misme à son subordonné : « Il est bien surprenant que ce soit seulement à Barcelone que les Français ne soient pas bien accueillis, tandis que nous le sommes dans tous ces pays en frères et en véritables alliés. Je vous adresse différents exemplaires de mon ordre du jour ; répandez-le sans affectation, il a produit dans ce pays-ci sur les esprits le meilleur effet’. » Duhesme n’eut heureusement que de bonnes nouvelles à donner en réponse au grand-duc qui, très satisfait, écrivait à l'Empereur le 27 mars : « J’ai reçu des nouvelles du 21 du général Duhesme. Tout est tranquille à Barcelone ; nos soldats vivent dans la meilleure intelligence avec tous les habitants. Il me rend compte que l’importation du blé, permise en Catalogne, a produit le meilleur effet ?. »

L'Empereur ne comptait d’ailleurs guère qu'avec les forces militaires des nations qu’il opprimait ; bien renseigné sur la faiblesse numérique de l’armée espagnole, il était porté à croire que tout tournerait à son avantage en Espagne, pourvu que ses troupes y fussent bien organisées, bien disciplinées et bien massées”. Il tenait donc surtout à ce que la division d’observation. des Pyrénées- Orientales fût enfin pourvue du nécessaire. Il avait déjà pressé le départ du payeur. Il envoyait maintenant à Duhesme un commissaire des guerres, des officiers d’artillerie et du génie ; il faisait partir du biscuit et 6 000 quintaux de blé pour constituer dans les forts de Barcelone un approvisionnement de siège ; il priait son frère de recruter les bataillons napolitains ; enfin, comptant sur le prestige de son nom, il faisait recommander à Duhesme de dire que

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