‹ La captivité de BarceloneChapitre 29 sur 181 · Blondel à Champagny, Barcelone, 8 avril · texte numérisé non relu

Blondel à Champagny, Barcelone, 8 avril

Les précautions ne furent pas inutiles. Il y aurait certainement eu, selon Duhesme, une « explosion » à Barcelone sans la récente arrivée des forces imposantes de Chabran. Tout se borna à une rixe générale, le 9 avril, entre les gardes espagnoles et le bataillon des vélites italiens, près de la Porte de mer. Il ÿ eut deux morts. Le capitaine-général accourut pour séparer les combattants : un sous-lieutenant de vélites saisit le vieillard au collet et le secoua rudement., L'arrivée d’un piquet de Français rétablit l’ordre et l'officier incorrect fut mis en prison.

À la suite de ce pénible incident, le calme parut se rétablir jusqu’à la fin du mois d’avril?. Simultanément parurent une proclamation où ŒÆEzpeleta recommandait la sagesse et la modération, et un ordre du jour où, prêchant l'union, Duhesme ordonnait à ses soldats de se conduire avec douceur et honnêteté et d'attendre que le capitainegénéral les eût requis pour agir contre les « factiéux® ». Duhesme se félicitait de cette bonne entente : « L’harmonie que l’on a vu régner entre le capitaine-général et moi et qui à été manifestée par sa proclamation ei-jointe à calmé les esprits... » Le général français qui avait vu déjà plusieurs fois l’ordre menacé et rétabli en quelques heures, devenait aussi confiant que Murat : « Je me suis aussi assuré, écrivait-il dans le même rapport, que le régiment suisse de Wimpfen, fort de 4 800 hommes, qui est à Tarragone, non seulement ne prendra jamais parti contre nous, mais encore maintiendra la tranquillité dans l'arrondissement de cette place. Les gens de ce pays sont aussi plus disposés à la paix que ceux des montagnes au pied des Pyrénées, qui sont tous armés... » A cette

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