‹ La captivité de BarceloneChapitre 42 sur 181 · Décret impérial, Rochefort, 6 août 180$, Arch. G · texte numérisé non relu

Décret impérial, Rochefort, 6 août 180$, Arch. G

lons français ; mais la division Pino, formée en même temps, comprenait des Italiens, des Toscans, des Napolitains !, |

Duhesme avait déjà à Barcelone deux bataillons mis dès 1807 à la disposition de l'Empereur par Joseph, quand il était encore roi de Naples’. Celui-ci n'avait point été fâché de purger ainsi son royaume de quelques-uns des « brigands » qui l’infestaient. Napoléon, mécontent, avait alors écrit à son frère : « On fait des soldats avec de bons . paysans, et non pas avec des brigands”. » Mais cela n'avait point empêché l'Empereur, en 1808, de demander d’autres Napolitains, bien qu’il les eût en piètre estime‘. «Envoyez-moi des régiments napolitains tant que vous voudrez, écrivait-il le 48 avril, pourvu qu'ils soient forts de 140 hommes par compagnie’. » En conséquence, d'août à octobre 1808, un nouvel escadron et deux nouveaux bataillons napolitains arrivaient à Perpignan‘. Puis ce fut le tour des Allemands : on vit en 1809 servir en Catalogne un bataillon du grand-duché de Berg ét un régiment formé de contingents des petits princes de la Confédération du Rhin ; et six mille Westphaliens conduits par le général Morio vinrent prendre part au siège de Girone”.

Les chefs français se déclarent en général satisfaits de Pinstruction et de la discipline dés troupes françaises d’an-

1. Au prince Eugène, Nantes, 10 août 1808, Corr. Nap., no 44249. 2. Joseph à Napoléon, Venafro, 20 septembre 1807, Naples, 8 et

9 octobre 1807, dans Mémoires du roi Joseph, t. IV, p. 19, 30-51, 32-33.

3. À Joseph, Fontainebleau, 26 septembre et 4 octobre 1807, dans Mémoires du roi Joseph, t. IV, p. 17, et Corr. Nap., n° 13206.

4. À Joseph, Fontainebleau, 18 octobre 4807 : « Quant à l’idée d'avoir à Naples des troupes napolitaines aussi bonnes que les miennes, Je ne crois pas que vous viviez assez, ni votre fille, pour voir ce miracle-là. » Corr. Nap., n° 132714.

5. À Joseph, Bayonne, 18 avril 4808, Corr. Nap. n° 13763 : cf. nos 13305, 13622.

6. Le général Chabot à Berthier, Perpignan, 45 août 1808, et état annexe, Arch. G.; Berthier à Gouvion-Saint-Cyr, 25 août 1808, ibid.

7. Corr. Nap., nes 14681, 14686, 14845, 14863, 14974; Roille à Clarke, Perpignan, lo mai 4809, Arch. G.

cienne formation‘. Mais les bataillons provisoires qu'on envoie au début sont formés de recrues sans nulle instruction. Du moins le chef qui doit les commander comptet-il sur la bonne volonté de ses conscrits, bien qu’on leur ait confié un fusil pour la première fois deux jours auparavant : « L'essentiel », écrit cet officier au major général, « est que ces jeunes gens ne s’effraient pas du bruit de l’arme et puissent la charger dans les principes et un peu lestement : car, dans une guerre de montagne, on n’a guère d'occasion de se mettre en ligne ou de marcher en colonne. Il faudra cependant les mettre à même de former un peloton, sans confusion, de manière à résister, l’arme croisée, à une petite masse de rebelles lorsqu'elle se présentera *.. » Quant aux gardes nationaux, ils désertent à l’envi*.

On fait quelquefois l'éloge des Italiens du royaume et même des cavaliers napolitains, souvent celui des Bergois *. Mais les autres étrangers sont à peine arrivés qu’on commence à se plaindre d'eux. Au début des opérations, Reille est obligé de renvoyer les Valaisans à Perpignan, pour qu'on puisse les exercer un peu*. Parmi les Napolitains du 1” régiment d'infanterie qui sert à Barcelone,

1. Duhesme à Clarke, Barcelone, 4 septembre 1809, Arch. nat., AFrv 1625 ; Augereau à Clarke, Fornells, 42 et 18 janvier 1810, ibid. ; compte-

rendu par l’adjudant-commandant Carrion-Nisas (oct. 1810), ibid. : etc. 2. Le major... (nom peu lisible) à Berthier, Perpignan, 29 juillet 4808, Arch. G.; Gouvion-Saint-Cyr à Berthier, Perpignan, 2 septembre 1808, ibid. 3. Voir textes cités à la dernière note ; ordre du jour de la 40° division

militaire du 28 octobre 1808, annonçant de nombreuses condamnations de gardes nationaux pour désertion, Arch. G.

4. Pour les Italiens du royaume, les textes ne s'accordent pas: Gouvion- Saint-Cyr (à Berthier, Figuières, 6 novembre 1808, Arch. G.) se plaint qu'ils désertent, du moins au début; au contraire Duhesme (à Clarke, Barcelone, 4 septembre 41809, Arch. nat., AFrv 4625), Carrion-Nisas (à Clarke, Girone, 30 juillet 1810, ibid.), font leur éloge. Sur la cavalerie napolitaine, voir ce dernier texte. Sur les Bergois, compte-rendu par l’'adjudant-commandant Carrion-Nisas (octobre 4810), Arch. nat., AFrv 4625; Guillot à Verdier, Saint-Marturin près Bañolas, 23 juin 1809, Arch. sn si 1621; cf. Schmidt. Le grand-duché de Berg (1806-1813), p. 170- 175 vetc-

5. Gouvion-Saint-Cyr à Berthier, Perpignan, 2 septembre 1808, Arch. G.

beaucoup désertent dès juin 1808'; ceux qui restent fidèles se signalent par leur indiscipline, leurs violences et surtout par un goût prononcé pour la maraude, le pillage etla chasse aux pièces d’or? ; certains de leurs officiers leur donnent l'exemple, en allant extorquer par des menaces terribles ou des ruses ingénieuses des quadruples dans les maisons et surtout dans les couvents de Barcelone *. Les ordres du jour publiés par le général en chef, les exemples faits par les conseils de guerre semblent rester vains. Jusqu'à la fin de son commandement, Duhesme se plaint de ses pillards*.

Lorsque Reille reçoit le 2° régiment d'infanterie napolitain, il constate chaque jour de nombreuses désertions : seize le 29 août, trente et une le 6 septembre, dix Le lende-

1. Duhesme à Berthier, Barcelone, 6 juin 1808, Arch. G. ; Résumé historique des opérations politiques et militaires, Arch. G. (première quinzaine de mars 1809). ;

2. Ferrer, Barcelona cautiva, t. ler, p. 146-147, 158-161, 168-169, 175- 179, Le témoignage de Ferrer, émanant d’un Catalan sans bienveillance pour les Français, pourrait sembler suspect: mais il est confirmé par un ordre du jour de Duhesme, Barcelone, 5 juillet 1808 (portant peine de mort contre les pillards, les voleurs, etc.), dans le Diario de Barcelona du 7, par le témoignage de Laffaille, Mémoires sur la campagne du corps d'armée des Pyrénées-Orientales en 1808, p. 154, etc. (Les faits cités par Ferrer sont naturellement repris par tous les historiens catalans et espagnols); cf. encore Cabanés, Historia de las operaciones del ejército de Cataluña, p.30; Blondel (à Champagny, Barcelone, 10 mai 1808) affirmait déjà que les Catalans préféraient aux Napolitains, « plus volontiers pillards que soldats » les Franceses legilimos (Arch. Aff. Etr., vol. 674, fo 259).

3. Le détail de ces extorsions (le plus souvent sous prétexte de perquisitions, d'inventaires, ou sur menace d’arrestations) est dans Ferrer, Barcelona cautiva, t. Ler, p.189, 228-232, 244, 250, 252-261, etc. Faits confirmés par un ordre du jour de Lechi, Barcelone, 29 juillet 4808, inséré dans Île Diario de Barcelona du 30 : « Le général commandant en chef dans Barcelone est instruit que des fripons sous le costume militaire et se disant envoyés par lui se sont introduits dans les maisons, etc. »

4. Ordres du jour de Duhesme, Barcelone, 5 juillet 1808, dans le Diario du 7: de Lechi, Barcelone, 48 novembre 4808, dans le Diario du 19; de Chabran, s. L. n. d., dans le Diario du # juin 1809: de Duhesme, Barcelone, 14 juillet 1809, dans le Diario du 45; lettre de Duhesme au corrégidor Uranx d'Amelin, Barcelone, 15 octobre 1809, dans le Diario du 26; circulaire de Duhesme aux chefs de corps, Barcelone, nov. 1808 (constatant les pillages, vols, violences, viols, abus de toute sorte et ordonnant surveillance et répression), Arch, G. (première quinzaine de novembre 1808) ; Duhésme à Berthier, Barcelone, 4er mars 1809, Arch. G.; Gouvion-Saint- Cyr à Berthier (Valls), 6 mars 1809, ibid. ; etc.

main, trente et une le surlendemain. On se décide alors à renvoyer pour quelques jours le régiment dans les Pyrénées-Orientales, et, dans la courte marche nécessaire, vingt et un hommes s’échappent encore ‘. Dès le 1° septembre, Reille inquiet s’était informé auprès du colonel qui lui déclara avoir « reçu quelques jours avant son départ de Mantoue beaucoup de brigands napolitains ». Et le général, résumant son impression, appréciait en ces termes le 2° régiment : « Je Le crois bon, mais pillard au delà de toutes bornes, et beaucoup de soldats sont prêts à se jeter du côté où il y a le plus à marauder... S'ils continuent à déserter, il faudra que je le fasse rentrer dans l’intérieur, ou, ce qui vaudra mieux, que je dise au général Chabot de l'envoyer dans les vallées sur ma droite pour y mettre les révoltés à la raison et y vivre à discrétion?. » Lorsque Gouvion-Saint-Cyr emmène en campagne avec lui la division Lechi, au printemps de 1809, ce sont les Napolitains qui font l'éducation des autres corps : c’est du moins ce que fait entendre quelques années après le commissaire de police français de Barcelone : « Le goût du pillage..., lorsque les colonnes sont en campagne, a pris racine par l'exemple de la division Lechi qui a ravagé la Catalogne *. »

En avril 1808, Napoléon recommandait à Joseph de lui envoyer des Napolitains ; ils prendront en Espagne, disaitil, « une habitude d’exercice et un esprit qui seront fort avantageux à votre royaume ». Renseigné ensuite par les rapports de ses généraux et du ministre de la Guerre”,

1. Reïlle à Berthier, Figuières, 1e septembre 1808, Arch. G.; Chabot à Gouvion-Saint-Cyr, Bellegarde, 8 septembre 1808, ibid. : Chabot à Berthier, Bellegarde, 11 septembre 1808, ibid.

2. Reille à Berthier, Figuières, 1er septembre 1808, Arch. G.

3. Beaumont-Brivazac, commissaire général de police, à Savary, Barcelone, 6 mai 1813, Arch. nat., F'6343. Cf. instructions de Clarke pour Augereau, Arch. nat. AFiv 1621; Clarke à Augereau, 17 juillet 1809, Arch. G.; Macdonald à Clarke, Girone, 23 mai 4810, Arch. nat., AFrv 4695.

4. À Joseph, Bayonne, 18 avril 1808, Cor. Nap., n° 13763; cf. no 13305. 5. Surtout par un rapport de Clarke du 20 mai 4809 (Arch. nat., AFtrv

il demandait à Murat plus de soin dans le recrutement, «Il y à trop de brigands en Espagne », déclarait-il alors !. Et pourtant, quelques mois après, il arrivait encore des Napolitains en Espagne, au grand désespoir d’Augereau, qui écrivait alors au duc de Feltre : « J’aurais préféré deux cents Français aux deux régiments de cette nation que vous m'envoyez, car j'ai plus de peine avec ces sortes de gens qu'avec les brigands que je bats journellement?. »

À en croire l’adjudant-commandant Carrion-Nisas, qui traite à fond la question, il y a pourtant pire que les Napolitains. Ces derniers « se détruisent par la désertion, l’in-

discipline et le brigandage ; mais ils se battent encore, au lieu que les Allemands... offrent une prostration de forces physiques et morales qui paraît être au comble chez l’officier comme chez le soldat* ». Les Westphaliens, obligés de se battre pour l'Empereur alors que l’Allemagne se lasse et frémit sous le joug “, se conduisent à Montpellier comme en pays ennemi, à la fin d'avril 4809 : ils y font scandale, « courant après les femmes et se permettant de leur manquer très grossièrement : quelques-uns d’entre eux, en entrant dans leurs logements, frappèrent leurs hôtes à coups de plat de sabre : la plus grande partie de ces mili- 1621) et par la copie d'un rapport d'Augereau à Clarke, Perpignan, 5 juillet 1809 (1bid.). Mais il était sans cesse question de la conduite des Napolitains dans les rapports de Verdier, de Gouvion-Saint-Cyr, d'Augereau, etc., dont on transmettait copie à l'Empereur pendant la campagne de 4809 en, Autriche (Toutes ces copies sont groupées dans le carton AFiv 1621).

1. À Murat, Schœnbrunn, 2 octobre 1809, Corr. Nap., n° 15893.

2. Augereau à Clarke, Fornells, 42 janvier 1810, Arch. nat., AF1v 1625; cf. rapport du même en date du 18 janvier, ibid.

3. Carrion-Nisas à Clarke, Girone, 30 juillet 1810, Arch. nat., AF1v 1625.

4. Je ne prète point ici aux Westphaliens ce patriotisme allemand par simple vraisemblance : les Espagnols faisaient parvenir aux avant-postes des bulletins tendancieux sur la campagne d'Allemagne et des appels à la désertion en français, allemand, italien et espagnol. (On en trouve, pour 1809, dans presque tous les cartons des Arch. G.). Le général Verdier note l'influence des nouvelles d'Allemagne sur ses soldats allemands : à Clarke, Medinia sous Girone, 24 mai 4809, Arch. G.; cf. Clarke à l'Empereur, 5 juin 1809, Arch. nat., AFiv 1618. Cf. Masson, Napoléon el sa famille, t. IV, p. 298-300, 398.

taires étaient pris de vin... le plus mauvais esprit et le plus mauvais ton règnent parmi les officiers‘... » Arrivées sous Girone, ces troupes désertent én masse. « Dans moins de huit jours, écrit le général Verdier, deux cents hommes de cette division ont passé à l’ennemi?. » Quand Girone capitula, on y trouva « plus de six cents Napolitains et autant de Westphaliens, lesquels étaient les plus acharnés à se battre’ ». Ceux des Allemands qui restent dans les rangs français se signalent par leur abattement ou par leur lâcheté. Cinquante hommes du régiment des petits princes de la Confédération escortaient un petit convoi; attaqués par quelques insurgés, ils fuient au premier coup de fusil‘. A la fin du siège, la division westphalienne est complètément démoralisée, et tous les soldats sont à l'ambulance ou à l'hôpital *.

Lu l

Ainsi le 7° corps était composé en grande partie de sol-

dats médiocres, pillards, brutaux et infidèles : il semble que ses différents services administratifs aient été également fort mal organisés*. On a vu plus haut que la divi-

4. Siscé-Bressol, commandant par intérim la 9% division militaire, à Clarke, Montpellier, 26 avril 1809, Arch. G. Siscé-Bressol ajoute qu'aucun des corps qui ont passé par Montpellier n’a eu une si mauvaise conduite. Il est vrai qu’en revanche un officier du régiment des petits princes se plaint dans une lettre des habitants, de leur avidité, et de leur mauvaise grâce, de Valence à Perpignan. Barkhausen, Tagebuch eines Rheinbundoffiziers, p. 38-39.

2. Verdier à Clarke, Medinia sous Girone, 24 mai 1809, Arch. G. Sur la conduite des Westphaliens pendant le siège, série de faits significatifs dans les rapports de Clarke à l'Empereur, 23 mai, 5 juin, 3 juillet, 29 août, etc., 1809, Arch. nat., AFrv 1618. \

3. Augereau à Clarke, Fornells, 18 janvier 4810, Arch. nat, AFrv 14695.

4. Verdier à Clarke, sous Girone, 12 juin 4809, Arch. nat., AFtv 1621; fait analogue quelques jours après: Verdier à Clarke, sous Girone, 23. juin 1809, ibid. C'est la division westphalienne qui, dans la nuit du 16 au 17 août, laisse entrer 800 paysans dans la place « sans aucun obstacle ; » Verdier à Clarke, 18 août 1809, ibid., etc.

5. Morio (sous Girone, 26 octobre 1809, Arch. G.) rend compte à Clarke que la division westphalienne est réduite de 6.490 hommes à 4.317, dont 832 présents sous les armes et 3.432 aux hôpitaux. Cf. Barkhausen, p. 83 sq.

6. La documentation sur ces questions est relativement pauvre, par suite de la disparition totale (dans un incendie des papiers de l'admi-

re

sion des Pyrénées-Orientales était partie de Perpignan sans payeur, sans ordonnateur, sans inspecteur aux revues, sans moyens de transport. Un des premiers soins de Duhesme, quand l'insurrection aura éclaté, sera d’installer à Barcelone des hôpitaux militaires et une manutention, d’improviser des transports, de trouver des fonds pour les services de l'artillerie et du génie‘. Quand la division Reille fut formée, plus hâtivement encore, en juillet 1808, on put du moins, grâce à un rapide envoi de fonds, organiser l'artillerie et les attelages indispensables *. Mais, lorsque Gouvion-Saint-Cyr vint prendre le commandement du 7° corps, il trouva son ordonnateur sans argent, les divisions Pino et Souham sans fourrages, sans médicaments, sans moyens de transport. Il ne put obtenir le nécessaire du gouvernement en temps utile et dut, pour y suppléer, tirer des départements du Midi par voie de réquisition les fourrages, les voitures, les mulets nécessaires *. Les gens atteints par les réquisitions « fournirent naturellement ce qu'ils avaient de plus mauvais en charrettes, chevaux et mulets de bât' ». Saint-Cyr n'avait même

nistration de la Guerre. On peut y suppléer un peu, par quelques rapports du ministre-directeur à l'Empereur (souvent avec pièces annexes) conservés dans la série AFrv (Arch. nat.), par des copies de pièces, envoyées à Clarke par les généraux, par quelques lettres échangées entre le ministère de la Guerre et celui de l’administration de la Guerre, copies et lettres qu’on trouve dans la correspondance générale des Arch. G. Mais la série la plus importante, c’est-à-dire la suite de la correspondance entre les ordonnateurs etle ministre-directeur, à disparu dans l'incendie.

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