Dejean à Reille, 4 octobre 1808, Arch. G
3. Berthier à Gouvion-Saint-Cyr, Erfurt, 2 octobre 1808, Arch. G.
4. Gouvion-Saint-Gyr à Berthier, Perpignan, 10 octobre 1808, Arch. G., l'ordonnateur Rey à Dejean, Perpignan, 23 octobre 1808, 1bid.; Gouvion- Saint-Cyr à Berthier, Perpignan, 28 octobre 1808, id. ; ete
5. Nous n'avons pas les réponses de Dejean. mais elles sont résumées
dans un rapport de ce ministre à l'Empereur, 19 novembre 1808, Arch. nat., AF1v 1613.
CoNarD.
invoquait le peu d'importance des cultures de blé dans la principauté, l’état de dévastation du pays et la pénurie où se trouvaient les habitants eux-mêmes”, l'Empereur consentit à adoucir quelque peu l’application de son principe favori. Mais le ministre-directeur écrivait à Reille, le {mars 1809 : « Sa Majesté... a autorisé l'envoi des secours en subsistances, dont vous pourrez avoir besoin ultérieurement, mais... son intention est cependant que vous n'ayez recours à ce moyen que dans le cas d’une nécessité absolue et lorsque le pays ne vous offrira aucune ressource”. » Les troupes employées au siège de Girone furent nourries par nécessité avec des farines fournies par la France, mais parcimonieusement; et le ministre-directeur ne satisfaisait jamais aux demandes qu’à la dernière extrémité”. À partir du moment où Saint-Cyr s’éloigna de F'Ampurdan (décembre 4808) pour aller s’établir d’abord près de Barcelone, puis dans le Campo de Tarragone et enfin dans le bassin de Vich, ilne véeut plus que de prises et de réquisitions, ruinant les plaines où il passait sans que ses troupes fussent bien nourries'. Une .des raisons pour lesquelles, disait plus tard l’adjudant-commandant Carrion-Nisas, il ne faut pas appliquer à la Catalogne l’axiome « la guerre doit nourrir la guerre », est que la Catalogne, pays d’huile, de vins et de fruits, « pro-
{. Gouvion-Saint-Cyr à l'Empereur, Figuières, 14 novembre 1808, Arch. nat., AFrv 1613.