Saint-Cyr à Clarke, 23 juin 1809, Arch. nat., AFrv
2. Ici il faut renvoyer à toute la série des rapports de Clarke en 4809 : Arch. nat., AFtv 1618, quelques-uns dans AFrv 1624.
3. Ce rapport (Clarke à l'Empereur, 20 mai 1809) a été exceptionnellement classé dans AFrv 1621. Le début d’ailleurs n’était pas très affirmatif : « Sire, quatre individus, se disant habitants de Barcelone, m'ont adressé des plaintes contre le général de division Lechi. 14s assurent que... » Pourtant le rapport du ministre finissait ainsi : « J'ai l'honneur d'exposer à l'Empereur que ces plaintes ne me paraissent point dénuées de fondement... Je prie V. M. de me faire connaître si son intention est qu'il soit donné quelque suite à cette affaire, afin que dans ce cas je fasse vérifier à fond les faits énoncés. » Le silence de l'Empereur n’en est que plus significatif. $
‘Garriga arriva en Catalogne, sans doute par Perpignan‘. Le centre naturel de son activité semblait devoir être la capitale de la principauté, résidence des principales autorités et foyer de la vie catalane. Mais les circonstances n'offrirent alors aucune occasion de se rendre de Figuières à Barcelone, si ce n’est par la voie de mer. $’y confier eût été dangereux pour le commissaire royal; sur quatre barques parties successivement de Rosas pour porter des vivres et des dépêches à Duhesme et à Saint-Cyr, trois venaient d'être prises par les insurgés de la côte”. Le commissaire royal semble avoir été un homme fort prudént *. D'ailleurs lPAmpurdan était son pays natal : il v - resta donc et s'établit à Figuières. C'était une médiocre résidence pour un grand personnage, mais le voisinage du fort San-Fernando y assurait une sécurité relative, et, en attendant de purger l’Ampurdan des « brigands », Garriga devait éviter de se laisser prendre par eux*. Il y
1. Ceci par conjecture, Mais les circonstances s’opposaient à ce que Garriga pût prendre une autre voie. Quant à la date de l’arrivée, outre le rapport de Montalivel à l'Empereur déjà cité (20 mai 1812, Arch. nat., AFtrv plaq. 5302), elle ressort du fait que l'Etat des recettes faites par M. Garriga commence au 4 mars. Cet état est en annexe au Compterendu par Pelletier, secrétaire de la Commission administrative du gouvernement de Catalogne (Arch. G., 14 février 1811). Le document rédigé par Pelletier nous est fort nécessaire, car c'est surtout par l'enquête de la commission qu'on peut se rendre compte de l’activité de Garriga. Heureusement le travail de la commission administrative fut ici plus consciencieux qu'à Barcelone (Renseignements sur Barcelone, Areh. nat., F'6554). Girone n'étant pas alors aux mains des Français, on ne peut rien tirer de
J'Arch. mun. de cette ville. Figuières n’a pas un Arch. mun. accessible aisément. Il ne paraissait pas alors de journal dans l’Ampurdan. Enfin les papiers de Garriga furent détruits de bonne heure, dès 1812, par un employé de la sous-intendance de Figuières, qui les jugea « inutiles ». Procès-verbal dressé le 3 mai 1812, par le sous-préfet Las Cases, Arch. nat., Fie72 ; Gérando à Montalivet, Girone. 4 mai 1812, ib’d.
2. « les quatre barques chargées de subsistances qui étaient depuis deux mois à Rosas et qui en étaient parties il y a quinze jours, je sais que trois ont été prises ; j'espère que la quatrième sera arrivée », écrit Reille à Berthier, Figuières, 4 mars 4809, Arch. G.; Saint-Cyr à Berthier, Valls, 18 mars 1809, ibid.
3. Ceci à en juger par sa lettre à Verdier, Figuières, 1e juin 1809, Arch. G., où Garriga dissimule mal sa peur d’être pris.
4, Résidence de Garriga à Figuières attestée par le Compte-rendu par Pelletier, par les quelques lettres de lui qui existent, soit aux Arch. G.,
avait d’ailleurs de quoi s’occuper dans le pays : la plupart des habitants avaient quitté leurs maisons, et si ceux qui restaient chez eux étaient bien obligés de reconnaître en fait l'autorité militaire française, ils ne se souciaient probablement guère de celle du roi Joseph ; les brigands couraient la contrée ‘, et on ne lisait sans doute pas beaucoup « la Gazette de la capitale ». En un mot, presque tout était à faire.
Toutefois Garriga trouvait à Figuières un collaborateur tout désigné et déjà pourvu d’une apparence de rôle administratif dans la personne d’un certain Thomas Puig, dont le général Reille avait fait, probablement en août, septembre ou octobre 1808, un corrégidor de Figuières?. Thomas Puig n'avait probablement pas beaucoup de besogne; il s'était borné jusque-là, semble-t-il, à aider l’armée française en lui trouvant des moyens de transport et en lui fournissant des renseignements”; mais il
soit aux Arch. nat, AFiv 1621, sous le titre « Correspondance: copies envoyées par le général Verdier ».