Compte-rendu par Pelletier
2. Rapport sur les finances de la province de Catalogne à l’époque du 22 septembre 1808, Arch. G. (22 septembre 1808); Résumé historique des opérations (Arch. G., première quinzaine de mars 1809); cf. rapport d’'Azanza à Murat, Madrid, 19 mai 1808, Arch. nat., AFrv 4608.
3. Résumé historique des opérations; Laffaille, Mémoires sur la campagne du corps d'armée des Pyrénées-Orientales en 1808, p. 134; cf. Duhesme à Berthier, Barcelone, 41 juin 1808, Arch. G.
4. Ceci n’est que conjectural, mais tout à fait vraisemblable; car le Compte des fonds reçus en 1808 par la Trésorerie de Catalogne, annexé au Compte-rendu par Pelletier, porte 14.190.987 réaux 10 maravédis de recette pour le cadastre, c’est-à-dire près des trois quarts de la somme qu’on avait perçue en 1807 pour cet impôt. Or le cadastre cessa d’être recouvré à Barcelone à partir de septembre, comme on le verra plus loin, et dans le reste de la Catalogne à partir du {+ juin (sauf pour le compte des insurgés).
qu’ils se soient tirés d'affaire en constituant la junte générale pour prendre les décisions à leur place *.
À vrai dire, Duhesme, du moins au début, ne prétendait point que les autorités dussent demander aux Barcelonais, à titre définitif et en sus des impôts, les sommes nécessaires pour remplir les caisses provinciales épuisées; les dépenses que la junte ferait pour la solde seraient remboursées par le gouvernement impérial, et les autres par le gouvernement du roi Joseph, quand celui-ci serait définitivement établi ?. En attendant, la junte avait à donner aux Français de l'argent pour leur manutention, leurs hôpitaux, les services de l'artillerie et du génie, leurs dépenses secrètes, leurs frais de courriers, soit en tout 50.000 pesetas qui seraient versées tous les mois au payeur de l’armée; à distribuer chaque jour aux soldats du vin et une indemnité d’un réal en compensation de la viande que le pays ne pouvait fournir; à acheter enfin et à faire verser en nature aux magasins militaires les autres vivres nécessaires pour assurer chaque jour aux troupes la ration réglementaire *. Pour tout cela, il fallait tirer de