‹ La captivité de Napoléon III en AllemagneChapitre 12 sur 30 · I IO · texte numérisé non relu

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EN CAPTIVITE

publié une explication nette de l'attitude mystérieuse de Régnier.

Parmi les visiteurs qui vinrent voir l'Empe- Le

reur pendant le mois d'octobre, je mention- mar1ur1rs

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nerai le marquis de Galhffet1. Il était glorieusement connu dans l'armée pour sa grande bravoure, mais, en même temps, il avait la réputation d'un bavard assez impertinent et sans retenue. A Coblenz où il était interné, les propos inconsidérés qu'il avait tenus au cabaret, lui avaient valu une réprimande du commandant de la place, de Wedel, et il avait dû présenter des excuses.

Au mois d'octobre eut lieu également la vi- Laprincesse site déjà mentionnée de la princesse Murât, Murât. femme du prince Achille Murât. Je ne vis qu'une seule fois, dans le cabinet de l'Empereur, cette très jolie jeune femme. Elle resta huit jours à Wilhelmshœhe et se rendit ensuite dans le midi de la Russie, auprès de ses parents. Pour ce court espace de temps, l'hôtelier chez qui elle était descendue, ne se fit pas payer moins de 1.800 francs par le prince, de qui je tiens ce détail. D'une manière générale, le sé-

1 Le marquis Gaston de Galliffet était l'un des plus brillants généraux de cavalerie de l'Empire. C'est lui qui, le ior septembre 1870, dirigea la fameuse charge, à Floing, qui arracha des cris d'admiration au roi Guillaume.

jour de Napoléon à Wilhelmshœhe fut une source abondante de recettes pour l'unique hôtel de la localité, où devaient descendre tous ceux qui voulaient aller rendre visite à l'Empereur ou simplement le voir.

L'auguste prisonnier avait dans toutes les classes et dans tous les pays des amis et des partisans qu'il connaissait particulièrement. Cela ressort entre autres de la visite de M. Alfred Pommier, propriétaire d'une usine à Leipzig. Je n'ai pas fait la connaissance de ce monsieur, mais j'appris qu'il était fidèlement dévoué au souverain.

Le général Le général Boyer1 arriva aussi à Cassel pour Boyer. présenter ses devoirs- à l'Empereur et vint me faire sa visite officielle. Il me fit l'impression d'un homme intelligent ou plutôt rusé, mais aussi très superficiel et dont le langage manquait parfois de tact.

Boyer ne fit que passer à Cassel, et l'on peut présumer que l'Empereur a été tenu complètement à l'écart des négociations du général à Versailles. Napoléon devait en avoir conscience, car il médit avoir appris par M. Conti, son homme d'affaires à Bruxelles, que Boyer devait négocier au grand quartier général la

1 En octobre 1870, il négocia, au nom de Bazaine, avec le quartier général de Versailles.

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