COMTE FLEURY
p/iuio Mayer et Pierson, Pari GÉNÉRAL DE PALIKAO
EN CAPTIVITE
de prévoir le terme des sollicitations soumises à notre souverain par les prisonniers internés à Wilhelmshœhe et dans les environs.
Le général de Treskow fit la réponse suivante à la requête que je lui avais communiquée :
« J'ai soumis à Sa Majesté le Roi la lettre que Votre Excellence m'a adressée le 4 de ce mois. Sa Majesté a bien voulu décider que seuls Sa Majesté l'Empereur et sa suite doivent être logés au château de Wilhelmshœhe. Si l'Empereur tient tout particulièrement à ce que le général prince Murât soit logé dans ledit château, Sa Majesté veut bien y consentir à titre exceptionnel, mais déclare formellement que d'autres demandes du même genre ne pourraient plus être prises en considération. »
Je fis parvenir une traduction littérale de cette lettre au général Castelnau ; je m'attendais, je l'avoue, à ce que le prince Murât ne profitât point de l'autorisation ainsi accordée. Mais il n'en fut rien. En effet, dès le lendemain, il s'installa au château. Pourtant, la même permission ne fut pas demandée pour ses aides de camp.
A plusieurs reprises. Napoléon invita au lunch et au dîner le marquis de Forton et sa
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NAPOLEON III EN CAPTIVITE
suite, ainsi que celle du prince Murât. A cela, il n'y avait rien à redire, évidemment.
Pourtant, on ne saurait nier que l'hospitalité que notre Roi offrait si largement à l'Empereur français, ne menaçât de donner lieu à des abus.