CHAPITRE III
MES RAPPORTS AVEC L'EMPEREUR. — SON ATTITUDE. — SON ÉDUCATION, SES QUALI- TÉS, SES DÉFAUTS. — L'INFLUENCE DE L'iM- PÉRATRICE. — LES AUTEURS RESPONSABLES DE LA GUERRE. — POURQUOI NAPOLÉON NE S'EST PAS SUICIDÉ. — SON ACTIVITÉ.
^ES époques de grande agitation politique sont peu propices aux jugements impartiaux sur les hommes et les choses qui émeuvent les contemporains. Mais les rapports que j'eus avec l'Empereur prisonnier, furent, au plus fort de la guerre, peu troublés par les événements du jour, et la connaissance que j'eus de son être intime demeura le plus possible exempte de préjugés.
Tant que dura le séjour de Napoléon à Wilhelmshœhe, et toutes les fois que je le vis, je m'efforçai de sonder son âme. Car, connaissant son humeur taciturne si particulière, je ne