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que je mis sur ma tête ; Je chien me suivit» Nous passâmes â la nage,
— Et, de Tautre côté» Doyan put retrouver la piste?
— Oui» sidi, il Ta retrouvée pendant que je me rhabillais. Je l'ai suivi de nouveau, et nous voila,
— Que disait l'Anglais de tout cela ?
— On ne comprend pas ce qu'il dit; mats il allait, il venait, il faisait une figure comme une panthère dans une cage.
— Nedjir-bey sait- il que tu me cherches?
— Non » il n'était pas là,
-— Tu n'as rencontré personne ?
— Personne, Le chien m*a conduit par un chemin tout à fait désert. Je crois que les hommes n'y passent pas souvent.
— C'est bien le chemin qu'ils m'ont fait prendre pour me cacher à tous les yeux. Ou est mon cheval ?
— Dans l'écurie du melek. Le cheikh veillera sur lui.
— Oh ! il a un bon gardien. »
Des pas se rirent entendre au dehors. Halef saisit ses armes, Doyan voulut s'élancer : je les calmai tous deux. Indja entra.
La jeune fille, étonnée, s'arrêta près du seuil.
« Ne crains rien, lui dis -je, cet homme est mon ami, et le chien ne te fera pas de mai.
— Comment sont -ils ici ?
— Ils me cherchaient pour me délivrer. Tu le vois, mon fidèle serviteur a pu me retrouver.
— Et tu vas partir ?
— Pas encore.
— Tu n'as plus besoin de prier l'Esprit?
— Je tiens beaucoup à le rencontrer, au contraire. Es- tu décidée à- me conduire sur la montagne ?
— Oui, émir. Mais tu n'as point mangé : je t'apporte
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de quoi réparer tes forces. Si j'avais su que vous étiez deux, j'en aurais apporté davantage, et aussi pour le chien. »
Indja tenait une large corbeille de jonc, qu'elle déposa devant moi. Elle en tira assez de vivres pour nourrir au moins cinq hommes.
« Sois tranquille, excellente enfant, nous pourrons nous rassasier largement. Asseyez -vous toutes les deux près de nous, Madana et toi ; nous allons dîner ensemble ! m'écriai-je dans ma reconnaissance.
— Seigneur, nous sommes des femmes !
— Dans mon pays, les femmes sont l'ornement et la gloire de la maison; elles tiennent à table la place d'honneur.
— O émir, combien vos femmes sont heureuses !
— Oui ; mais il faut qu'elles mangent avec des pelles ! soupira Madana.
— Nous ne nous servons pas de pelles. Ce sont de petits instruments très commodes, en métal précieux, dans lesquels nous mangeons. Cette manière de porter à sa bouche est beaucoup plus appétissante que les doigts. Chez nous, celui qui se servirait de sa main pour manger passerait pour un malappris. Voulez- vous voir comment sont faites nos cuillers? »
J'échangeai quelques mots avec Halef, qui m'aida à couper un peu de bois au pieu contre lequel j'avais été attaché. Je sculptai rapidement une cuiller dans cet éclat, et m'en servis pour puiser de l'eau, que je portai à mes lèvres. Cet exercice remplit mes hôtesses d'une profonde admiration.
« Voyons, demandai-je, que te semble de ce petit instrument, Madana ? Te plaît- il ?
Oh! oui, khoudi! Vous n'avez pas besoin d'une
bien grande bouche pour vous en servir*, et vos femmes peuvent être plus jolies que je ne le croyais.