‹ La Caricature, journal fondé et dirigéChapitre 4 sur 113 · j- ^.^ ..«..w. « ruinât» , que je ne puis · texte numérisé non relu

j- ^.^ ..«..w. « ruinât» , que je ne puis

me les rappeler ; elles étaient si mobiles, si délirantes , que leur souvenir est vague aujourd'hui, et n'a laissé en moi que la trace du long: et doux baiser, de ce premier baiser que je lui ai donné , que j'ai reçu d'elle.

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Mais l'année d'après, nous étions bien plus heureux! Je ne l'étais que près d'elle, et je croyais que nous le serions toujours. Elle me voyait avec tant de plaisir, me quittait avec tant de peine! Et c'était vrai, bien vrai. — Point de semblans, point de fausseté. —Elle avait tout mon amour, et me donnait tout le sien. Depuis un an la vie de l'un était celle de l'autre. Un an!... oui... C'est un an de bonheur qu'elle m'a laissé dévorer en me le faisant payer de tout mon avenir.

J'étais bien jeune alors !... J'ignorais qu'on cessât d'aimer : elle me l'apprit. — Je dus partir. Elle pleura beaucoup , et fut sincèrement affligée. Mais mon absence se prolongea : j'avais perdu ma mère.

Avide de consolations, j'en vins chercher près d'elle, je ne la reirouvai plus, ou du moins si changée , qu'elle était perdue pour moi.

">eux mois ! et notre amour oublié , et son cœur à un autre ! ... Oh ! je l'ai aimée long-temps malgré ses torts!

ombien j'en voulais à mon cœur faible de se porter toujours vers .,e ; de s'occuper de son bonheur quand elle m'avait retire le droit tant accordé , si bien acquis , d'embellir sa vie par notre seule affection! Jamais je ne lui ai fait un reproche, jamais je n'ai conçu le moindre ressentiment. J'en étais sûr et je le suis encore, elle m'aimalt. Elle a pu m'oublier, mais elle ne m'a pas trompé.

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