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$2. Loi concernant la distribution de la carie dentaire.
(Cette loi a déjà été formulée dans la brochure : « L'homme droit et l’homme gauche », que nous avons déjà signalée.)
L'auteur a pris soin de spécifier expressément qu’elle ne s’appliquait qu'aux caries dentaires survenues spontanément. Il n’est pas douteux, en effet, que certains traumatismes ne soient des causes directes de carie ; c’est ainsi qu'il est reconnu que les sujets dont les dents sont trop serrées présentent précisément aux points de contact de deux dents voisines la lésion caractéristique qui nous occupe. On sait également qu’une dent de sagesse survenant au niveau d’un maxillaire vierge de toute brèche est presque fatalement destinée à la carie, à cause de sa compression dans un espace trop restreint. Enfin, on n'ignore pas que, lorsqu'une dent quelconque de l’un des maxillaires se trouve privée de la butée de son homologue du maxillaire opposé, cette dent finit par subir une sorte de poussée hors de son alvéole ; elle s’allonge pour ainsi dire ; elle présente donc au contact des sécrétions buccales la partie de son collet non revêtue d’émail, d’où apparition d’une carie du collet: Cétte carie du collet ne peut évidemment entrer dans le câdre de la loi présente.
Les observations de Molle ont donc été prises en dehors de toutes ces circonstances de causes manifestement cxtrinseques,
“ Dans ces conditions, voici le texte de cette loi :
: Maæillaires supérieur et inférieur : D'une façon générale et suivant une règle depuis longtemps connue lorsqu'une dent est atteinte de carie, il est bien rare que sa symétrique du côté opposé reste longtemps indemne ; on retrouve là uñ de ces phénomènes de trophonévrose réflexe fréquernment observé au niveau de différents organes.
Or; la. première des. dents homologues atteinte est toujours une por du côté hémihyperesthésié ; sa symétrique présentera à son tour la lésion caractéristique, mais à une époque
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telle qu'elle n’est aucunement subordonnée à l'apparition de la carie sur d’autres éléments de ce même côté hyperesthésié.
Quelques exemples feront mieux comprendre ce texte ; si on prend un individu reconnu hémihyperesthésique gauche (1), la distribution de quatre caries dentaires pourra se présenter indifféremment suivant les tableaux ci-dessous (les numéros d’ordre indiquant les dates relatives d'apparition des lésions) :
Premier tableau :
1° Première prémolaire gauche 29 Première prémolaire droite 39 Première molaire gauche 40 Première molaire droite
Deuxième tableau :
19 Première prémolaire gauche 20 Première molaire gauche 3° Première prémolaire droite 4° Première molaire droite
Troisième tableau :
1° Première prémolaire gauche 20 Première molaire gauche 3°. Première molair2 droite
49 Première prémolaire droite
On peut évidemment trouver d’autres combinaisons, mais les règles générales posées dans la loi sont toujours respectées.
(1) Molle a spécifié que le siège de l’hémihyperesthésie se rencontrait plus souvent à gauche qu’à droite, dans la proportion de 3 à 2 environ ; il est intéressant de rapprocher cette observation de celle de Galippe, qui reconnaît que les prémolaires gauches sont
beaucoup plus souvent atteintes de carie que leurs congénères droites.
$3. Lois de systématisation des lésions dans la tuberculose
pulmonaire commune.
Ces lois ont fait l’objet de travaux assez nombreux qu'on trouvera relatés dans l’index bibliographique qui accompagne cette thése.
Un des élèves de Molle, Chirent, dans un travail intéressant, paru assez récemment dans la Presse Médicale les a désignées sous le nom de lois de Molle.
Cette appellation nous paraît de tous points justifiée. et il ne nous semble point douteux quelles n’acquièrent, un jour, la notoriété qui leur est due.
En tous cas, en voici l'exposé :
172 Joi. — «Chez les sujets « faibles gauches», l’envahissement bacillaire semble se porter concurremment sur deux régions bien différenciées des sommets, qui sont : d’une part, le «pôle antérieur» gauche, et de l’autre, le « pôle postérieur » droit.
Chez les sujets «faibles droits», la distribution de ces. régions est inversée, à savoir que c’est le « pôle antérieur »droit et le « pôle postérieur » gauche qui sont frappés.
Nous savons déjà ce que l’auteur désigne sous le nom de «faibles droits» ou «faibles gauches» ; nous n’insisterons pas davantage sur ces appellations, mais nous. devons commenter les expressions : pôle antérieur et pôle postérieur.
Chacune de ces désignations eorrespondent sans qu'il soit besoin de nous étendre, la 1'€ aux régions sus et sousclaviculaires, et la 2€ aux fosses sus et sous-épineuses ; ces termes se justifient d’ailleurs au sers purement anatomique. On sait que «les coupes horizontales» des pou-