OBSERVATION VIII
(Richards, American Journal of Surgery, 1927).
« Blessure de la carotide au cours d’une résection du rocher pour néoplasme. La première chose qui me frappa fut le caractère essentiellement veineux de l’hémorragie. C'était un jet de sang analogue à celui qui se produit lors de la blessure d’un sinus latéral. Il n’était ni pulsatile ni violent, et ne donnaït pas du tout l’impression de sortir sous pression. Je fut frappé par la lenteur de l’hémorragie. La même blessure au niveau du sinus latéral aurait déterminé une perte de sang beaucoup plus importante. Il semble que la pression du sang est plus élevée dans le sinus latéral que dans la portion pétreuse de la carotide.
L’hémorragie a été rapidement jugulée par une très légère compression, et beaucoup plus facilement que s’il s'agissait d’un sinus. Je crois qu’il faut tenir compte du fait que l’artère était complètement dénudée ; la blessure d’une artère qui ne le serait qu’à moitié donnerait plus de difficulté pour faire l’hémostase. ;
Le malade mourut après quelques jours mais sans
nouvelle perte de sang. »
Voici donc 8 cas d'ouverture accidentelle de la carotide pétreuse au cours d’une intervention.
Chez cinq malades il a suffi de faire un tamponnement pour voir l'écoulement de sang s’arrêter définitivement. Il faut rapprocher ces faits de ce que nous
avons dit à propos de l’expérience que le D' Rama-