‹ La carrière (volume 2)Chapitre 18 sur 23 · LA OU · texte numérisé non relu

LA OU

Hiventionnelles. 3' t Son Altesse Impé duchesse de Xatr », el M 1 ™ la comU jelle-mère >.

Leduc de Xainlra.

n cher ami, je ■ l Paris, l'aimable \ a situation se tend e que vous avez isade, à la redout Hier. Vous êtes tr ide pour ne pas ; relativement m i traits à un simpl ique. Il y a des « onne pas aux gen ïr d'un « Qui t'a 1 rci d'avance. Je v< S. — Je vais pro| t problème qui vo rit à peu près tôt à une certaine ba ;, faubourg Sain

lettres soient cachetées soigneusement, il passe toujours un bout de cheveu. Que diable cela peut-il signifier ? Allez donc au quai d'Orsay et renseignezvous. J'y tiens presque autant qu'à être nommé à Vienne. »

Le duc de Xaintrailles à M. Jules Gaviolini, rédacteur à l'agence***, au journal*** {politique extérieure).

« Cher monsieur, vous qui savez tout, vous me prouverez l'amitié que vous avez bien voulu me témoigner si souvent, en me tenant bien au courant des mouvements présumés du personnel, et de tout ce qui concerne notre ambassade à Vienne. Je ne doute pas qu'une autre personne vous adresse la même question, peut-être par le même courrier. Je vous demanderai seulement d'en conférer avec Sabouraud, qui est un bien charmant collègue, et vraiment né. Je m'en remets à vous deux. »

Chailly-Descombes à Jules Gaviolini.

« Mon vieux, c'est le moment, c'est l'instant. Prouve-moi que tu n'as pas oublié le bon temps du collège, les classes de Porcher, et comme nous

sions ensemble le tableau noir pour aie de marquer. Il faut que je sache ce qui se tripote pour Vienne. Ton i ormer, informe-moi. Sabouraud t'e; ait, nous avons eu, lui et mot, une e : c'est clos, n'est-ce pas ? Demande- P.-S. — Mon vieux potinier, toi qui 'as faire marcher ta police, L'Ami die par la valise d'aujourd'hui une U usement cachetée, mais d'où il sort heveu. — ??? — C'est la deuxième ie fois que je remarque chose sembl léresse personnellement. Tâche de m La lettre est adressée à A/" 1 " la bc til-Blangy, 403 bis, faubourg Saint-,

Ministre des Affaires étrangères au Ma Ckameroy.

Con

Votre Excellence peut traiter avec I

fonds vous seront expédiés par la

ie.

Je partage votre opinion en ce qui

une homme, la jeune personne et

:-mère. Il est impossible de consic

comme un imbroglio mondain, dont notre département puisse se désintéresser.

« Il me semble préférable que la chose ait lieu, si la famille du jeune homme ne voit pas cela d'un mauvais œil. Vous devrez sonder habilement le frère, que vous pourrez voir, j'imagine, comme d'habitude, dimanche après la messe. Jusqu'à dimanche, laissez faire et voyez venir.

« Quant au scandale, vous l'éviterez sans peine. Vous pouvez compter évidemment sur l'ambassadeur de Russie. Il vous sera facile de faire connaître à la triple alliance que les principaux intéressés ferment les yeux, et qu'il serait maladroit de les leur ouvrir. Méfiez-vous plutôt des représentants de petites puissances, qui, peu soucieux de plaire ou de déplaire en haut lieu, voudraient, par méchanceté pure, vous susciter des difficultés. Vous devez craindre surtout ceux qui trouvent dans l'application de nos nouveaux tarifs un prétexte à leur animosilé. Prenez garde à la Hollande, pays colonial et maritime. »

VArchidua Paul (de sa main) au docteur Cuvillier,

à Pans.

« Mon cher monsieur Cuvillier, le traitement m'a fait beaucoup de bien, et la petite grosseur au

genou a disparu. Je ne sens plus rien à la nuque. C'est que j'ai bien obéi à votre prescription, qui était de me souvenir pendant plusieurs semaines que j'appartiens à Tordre de Malte.

« Le délai n'est pas rigoureusement expiré, mais je crois, vu le bon état de ma santé générale, que je pourrais anticiper sans inconvénient. Je vous prie de vouloir bien m'avoir répondu avant la fin de la semaine. Si je me surmène un peu ce mois-ci, vous pourrez bien me remettre sur pied lors de mon très prochain voyage à Paris. Il paraît que Ton vous donne quelque chose de très drôle aux Folies-Dramatiques. »

Le premier valet de chambre de S. A. I. V Archiduc Paul à M. Parvet, chemisier, à Paris.

« Monsieur Parvet, Son Altesse Impériale daigne me charger de vous exprimer Sa satisfaction pour vos derniers envois. J'ose dire qu'EUe a présentement des dessous comme aucun souverain d'Europe n'en possède. Il semble pourtant que Sa garde-robe d'intimité laisse encore à désirer quelque peu. Je m'en remets à votre génie, monsieur, pour composer de toute urgence un de ces costumes d'intérieur qui ne viennent point de chez

le tailleur, mais de chez le chemisier. Je pense que vous m'entendez. Le Prince souhaite quelque chose qui sente l'incognito, sans toutefois déroger. Il s'agit d'une occasion où Son Altesse Impériale doit garder Son rang.

Jf. Parvet, chemisier, au duc de Xaintr ailles.

« Monsieur le duc, vous avez bien voulu réordonner de ne lancer aucune nouveauté sans vous en aviser sur-le-champ. Monsieur le duc est trop bon client de ma maison pour que j'y manque.

J'ai donc l'honneur de le prévenir que je suis en train d'exécuter, pour S. A. I. l'archiduc Paul, un négligé noble, qui, j'ose le croire, restera l'une de mes créations les plus originales et les plus artistiques.

« Si monsieur le duc le 'désire, j'exécuterai simultanément à son intention, et lui expédierai le même jour qu'au Prince, un modèle tout semblable. J'ai lieu de croire que mon négligé habillera plus avantageusement monsieur le duc que Son Altesse, étant un peu jeune pour Celle-ci : mais j'ai dû forcer la note, sur l'indication qui m'a été donnée de l'emploi tout particulier que le Prince veut en faire. »

X] ai

Jriale soit entièrement guéri

ja fasse plus souffrir. Votre

trop bienveillante d'attribuer

ii devoir Lui recommander,

est certainement due qu'à

mpérament.

>onnes nouvelles, je persiste

iltesse Impériale aurait tort

quinze jours au moins, d'une

lien réussi.

lès-Dramatiques n'est pas si

drôle qu'elle mérite le voyage. Je ne doute pas néanmoins que Votre Altesse Impériale, qui est si parisienne, s'égaie beaucoup des couplets sur le conseil municipal. »

Le Marquis de Chameroy au Ministre des Affaires

étrangères.

(Télégramme.)

« Un rendez-vous pris pour aujourd'hui samedi chez la future belle -mère a été renvoyé par le jeune homme à une date ultérieure. Il m'a été impossible de découvrir le motif de cette détermination. La jeune personne reste silencieuse et impénétrable. Je la crois plutôt affectée. »

Le Marquis de Chameroy au Ministre des affaires

étrangères.

« Le retard dont j'ai télégraphié la nouvelle à Votre Excellence m'a permis de sonder les intentions de l'Empereur avant que rien d'irréparable soit accompli.

« J'ai vu Sa Majesté après la messe. Elle n'a fait que traverser le salon où les principaux membres

du corps diplomatique se trouvaient réunis. Elle a cependant adressé un mot aimable à chacun.

« J*ai observé qu'Elle prenait soin de s'en tenir vis-à-vis de moi à une stricte banalité de termes, tout en me témoignant je ne sais quelle bienveillance indéfinissable. Elle a d'autre part trouvé moyen d'interpeller à ce moment même l'Archiduc Paul d'une façon toute familière, et Elle a paru vouloir me marquer ainsi qu'Elle est dans les meilleurs termes avec Son frère. L'Archiduc semble traverser une de ces périodes où on le traite au Château en enfant gâté.

« Les allures de l'Impératrice avec Son beaufrère sont peut-être plus significatives encore. J'ai de plus découvert que la demoiselle d'honneur favorite, M Ue de Dortmund, que la Souveraine appelle « Bébé », a de fréquentes entrevues avec la comtesse d'Eschenbach. Il n'en serait certainement pas ainsi, si les menées de la comtesse déplaisaient. »

Le duc de Xaintrailles à Sabouraud.

« Mon cher ami, je suis vraiment consterné de voir que rien ne se décide encore. Ici, il y a péril en la demeure. Vous comprenez que je ne puis m'expliquer plus clairement. »

Le Marquis de Chameroy au Ministre des Affaires

étrangères.

(Télégramme.)

« Rendez-vous pris chez la belle-mère pour mardi. »

La marquise de Chameroy à M me la baronne du Breuil-Blangy, 403 bis, faubourg Saint-Honoré.

« Chère bonne amie, je n'ai le temps que de vous écrire un tout petit billet, et c'est encore pour vous charger d'une commission!

« Voulez-vous passer chez Alfred et choisir vousmême la peau de douze paires suède, dont j'ai besoin en toute hâte? Pointure réelle : six; marque : cinq et demi, comme d'habitude.

« Je vous serais aussi bien reconnaissante d'aller chez Landéric, et de lui expliquer que j'ai besoin d'un soutien pour mon diadème : qu'il m'imagine quelque chose. Qu'il m'expédie en même temps son nouveau fer à onduler et un baisse-front.

« Ci-joint un échantillon de mes cheveux. »

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