ET DES TITRES DES SUJETS
L'amateur qui ne possède pas crimprimerie peut, soit acheter les cartes postales (de la marque P. C, par exemple, ou de marques anglaises) prêtes à être sensibilisées, que Ton trouve chez les fournisseurs. Il peut également faire imprimer lui-même, de n'importe quelle manière, les titres des sujets.
S'il tient à effectuer ce travail, qui ne présente pas, en somme, de bien grandes difficultés, il pourra opérer de l'une des manières suivantes :
a) Soit, ainsi qu'on l'a déjà dit, avoir recours aux divers procédés aux encres grasses, avec ou sans intervention de la photographie pour obtenir le cliché servant au tirage ;
b) Soit employer la méthode lithographique. A cet effet, on se procure une plaque de zinc poli pour gravure. On la recouvre d'une solution de 50 gr. de benzine pour 4 gr. de bitume de Judée. Laisser sécher la couche aussi mince que possible en plaçant la plaque sur un plan bien horizontal. Talquer le cliché et insoler sous un cliché portant les caractères voulus. La durée de la pose oscille entre V/, d'heure en plein soleil et 3 ou 4 heures à la lumière diffuse.
Développer à l'aide d'essence de térébenthine maigre. L'image apparaît en jaune d'or sur fond blanc bleuté de zinc. Laver ensuite à grande eau et essuyer à Taide d'un linge fin. Enlever avec de la benzine (éponge douce) les taches de bitume qui pourraient apparaître.
Exposer la planche au soleil et terminer par un bain mordant (une minute dans solution légère d"acide nitrique). Laver une dernière fois et recouvrir avec un bain de :
Eau loo gr.
Gomme arabique lo gr.
Acide gallique à saturation . . .
Acide nitrique i §"i"
Après une heure environ, encrer le zinc au rouleau comme pour les tirages photocollographiques. Humecter la planche après chaque épreuve.
c) L'hectographe peut donner également limpression désirée. On se servira d'encre d'aniline, bleue, violette, verte ou d'un mélange de celles-ci. On trouve également dans le commerce de l'encre noire, mais en général, elle ne permet pas d'obtenir un aussi grand nombre d'épreuves. Si l'on n'est pas très habile calligraphe, on pourra se contenter de passer avec soin une plume fine sur les caractères à reproduire. Pour les cartes postales, par exemple, on prendra une carte imprimée, tirée sur bon papier, celles des fournisseurs de photographie (cartes au citrate, au fer...) conviennent mieux que celles de l'État, puis à l'aide d'une plume chargée d'encre liectographique, on peindra en quelque sorte aussi soigneusement que possible les mots imprimés au recto. Il sera facile de reporter le tout sur l'hectographe et de procéder «ensuite au tirage.
A défaut d'hectographe, on se servira des feuilles merveilleuses chromographiques (feuilles souples enduites d'une couche hectographique) que Ton trouve un peu partout et notamment à la compagnie française de TAutocopiste. Leur prix est des plus modestes. Enfin, si l'on veut préparer soi-même, à peu de frais, une pâte hectographique, rien ne sera plus facile. Il suffit de faire à feu doux un mélange de gélatine, de glycérine et d'eau — on peut ajouter si l'on veut un peu de sucre et de sulfate de baryte — et de le verser, encore chaud et humide, dans un récipient convenable. Une cuvette photographique ou un simple couvercle de boite de plaques peuvent parfaitement remplacer des appareils plus coûteux. Les proportions à employer pour le mélange sont les suivantes :
Gélatine loo gr. : i gr. / loo gr.
Glycérine 3t5 st. \ 4 S"!". \ looo gr. ^ • o^ ou , * ou ' ^
Lau 37a gr.
y 2 gr. j dextrine : 100 gr.
[ o gr. ; Sulfate de baryte : Q. S.
Kaolin 5o gr.
Le mélange fondu à feu doux est agité pendant qu'il se refroidit jusqu'au moment de l'épaississement, puis coulé dans un récipient convenable.
d) Papier aulographique. Si l'on dispose d'une pierre lithographique, on pourra y reporter les caractères que l'on aura tracés avec une plume d'acier très flexible sur le papier autographique (papier ordinaire enduit d'amidon, coloré avec de la gomme gutte, ou de gélatine, ichthyocoUe . . . également colorées en jaune). Ecrire avec l'encre autographique.