‹ La Castration des Vaches TaurelièresChapitre 5 sur 23 · EN · texte numérisé non relu

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C’est.là tout le but de notre étude. Nous voudrions que désormais le possesseur d'animaux domestiques, petit paysan ou gros propriétaire, connaisse tous les. soucis qu’il se réserve, toutes les pertes pécuniaires qu’il va subir, tous les accidents même dont il aura à assumer la responsabilité vis-à-vis de son personnel, dès qu’une vache de son étable deviendra taurelière. Nous voudrions alors que connaissant tous ces inconvénients, il ne s’épuise pas en vains efforts contre un roc dont il n’aura pas raison et qu’enfin persuadé de l’inocuité absolue de lopération et de ses résultats certains, il n'hésite pas à dire à son vétérinaire : « J’ai une vache taurelière, castrez-la. »

Il semble bien, en effet, c’est l’avis de tout praticien habitué à vivre parmi ses clients, que le paysan français, tout au moins dans certaines régions, reste toujours méfiant quand on lui parle de la castration des femelles. Il ne croit pas à l’inocuité de l’opération chez la vache et craint souvent une issue fatale. . C’est une erreur absolue, erreur contre laquelle nous autres vétérinaires, nous avons le devoir de réagir fortement. C’est à nous de leur expliquer simplement qu'ils ont tort, de leur exposer des faits, leur indiquer des chiffres, en un mot leur montrer que l’opération est plutôt bénigne, qu’on ne compte pas en moyenne plus de un pour cent de mortalité, ‘qu’elle ’est à la portée de tous les vétérinaires. Convaincus alors de notre sincérité, nous sommes assurés qu'ils n’hésiteront plus désormais à nous faire pratiquer lopération de leurs malades. Avec notre.

père, nous y parvenons progressivement dans notre clientèle où les vaches taurelières sont relativement nombreuses. Que tous les vétérinaires opèrent de même dans la leur et la profession pourra s’honorer une fois de plus de rendre service à ses clients, au pays et à elle-même.

Dans cette rapide introduction, nous ne voulons pas nous étendre sur les résultats certains et sur tous les avantages obtenus par la castration des taurelières. Le tout fera l’objet de notre développement et nous verrons qu'il suffit de s’entourer des précautions les plus minimes pour être assuré du succès.

Dans la poursuite de cette étude, nous adopterons le plan suivant : après un rapide historique de la question, nous envisagerons succinctement l’éfiologte de la maladie. Les symptômes seront alors étudiés, ce qui nous permettra de mettre en évidence les nombreux inconvénients qu'il y a à conserver un tel animal : série d’accidents difficiles à éviter, diminution progressive et perte totale de la sécrétion lactée, amaigrissement progressif, viande de mauvaise qualité:

Ce paragraphe achevé, nous passerons à l'étude du traitement de la maladie : le seul efficace dans la majorité des cas sera la castration. Nous montrerons ses contreindications appuyées par quelques essais défavorables à cette opération.

Enfin, nous entamerons le chapitre des résultats : retour à la normale du caractère; réapparition de la sécrétion lactée et lait de meilleure qualité; engraissement des plus faciles à réaliser et amélioration

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