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dies du bétail signale que Pline et Aristote mentionnent déjà la castration de la vache dans leurs écrits. Malgré cela, le premier texte positif que l’on possède sur ce point est un article d'Olivier de Serre, rapporté par Gourdon : « On ne fera jamais tuer aucun pourceau, truie, bouc ni bœuf, qu’ils ne soient chastrés de jeunesse pour affranchir leur chair... Des chevres et vaches, ne sera pas tant scrupuleux, car chastrées ou non, leurs chairs seront toujours bonnes, toutes fois meilleures chastrées qu entières >». Cela fait donc remonter lopération tout au moins sur la vache et la chèvre aux environs de 1600. Le fait est confirmé un peu plus tard par Thomas Bartholin. L'opération continue d’être usitée en Allemagne, Styrie, Ptrusse, Angleterre, surtout sur les jeunes bêtes afin de favoriser l’engraissement. Enfin, vers 1831, on note les tentatives fructueuses de T'homas Winn, fermier aux Natchez, dans la Louisane- (Etats-Unis d'Amérique).
La première partie de cet historique semble bien à la vérité se rapporter beaucoup plus à la castration de la vache en général, qu’à celle des vaches taurelières en particulier. C’est qu’en effet, dans tous les auteurs consultés pendant cette période, nous n'avons pu trouver de détails se rapportant exclusivement à ces dernières. Ce n’est guère qu'avec Charlier, alors vétérinaire à Reims, qui a presque consacré son existence entière à la vulgarisation de cette opération, qu’on retrouve parmi ses nombreux articles des données se rapportant à la castration des
vaches en général, tant,pour favoriser la sécrétion
At PA
lactée que pour l’engraissement, et à celle des vaches taurelières en particulier « afin d’épargner des dépenses souvent trop onéreuses occasionnées par elles, dont le grand nombre en certaines régions peut devenir une cause de ruine pour les propriétaires ». Il serait injuste également de ne pas mentionner dans ce bref historique, la mise en application par Charlier en 1850 d’une nouvelle méthode opératoire : la castration par l'incision, vaginale. Avant lui, tous les praticiens opéraient en général par le flanc, mais que d’échecs inhérents à cette méthode ! Au contraire, par la méthode vaginale, plus d’insuccès opératoires : l'opération devient simple; le nombre de complications post-opératoires est quasi nul et la méthode ne conduit pas à beaucoup plus d’accidents que ceux enregistrés chez les mâles soumis à la castration.
Après Charlier, tous les auteurs, en général, admettent que la castration des vaches taurelières produit de bons effets. Auguste Renaud, en 1866, dans sa thèse pour le diplôme vétérinaire, sur la castration des femelles domestiques au double point de vue de la chirurgie et de l’économie rurale, rapporte des observations prises sur un rapport adressé par M. Mansuy, vétérinaire à Remiremont, à la Société Centrale de Médecine Vétérinaire, observations « qui militent en faveur de la castration pratiquée sur ces vaches dont l’organisme entier est dominé, subjugué par cette sorte de délire ».
Mais à côté de ces nombreux partisans de l’opération, il y a bien également quelques rares détrac-
di
teurs qui prétendent que la castration est souvent dangereuse, que l’ablation des ovaires n’est pas toujours un remède efficace contre la nymphomanie et que bien des opérées n’engraissent pas. Le but de notre étude sera de réfuter tout cela, de montrer dans quelles conditions l’opération pourra être pratiquée impunément avec plein succès, sans nier toutefois les quelques contreindications qui feront proscrire toute intervention chirurgicale.
Pour être complet, mentionnons encore comme ayant contribué dans la suite à la vulgarisation de l'opération, Putot, Emile d'Extrane, Lorin, Aubin, Morin, Rey.
Enfin, tous les auteurs contemporains qui parlent de la castration de la vache, consacrent en général quelques lignes à cette opération chez les taurelières : Peuch et Toussaint dans leur « Précis de chirurgie vétérinaire » la conseillent. M. le Professeur Cadéac en reconnaît les bons effets; M. le Professeur Cuny nous enseigne dans son cours de Pathologie bovine que c’est à peu près le seul traitement effcace. Enfin, G. Moussu la préconise, mais dans le cas seulement où la surexcitation tient à une lésion des ovaires.