CHAPITRE PREMIER
Introduction
Les premiers travaux sur la réduction catalytique des phénols sont dûs simultanément à Sabatier et Senderens (1) et à Van der Laan (2). Ces auteurs ont hydrogéné le phénol, en milieu gazeux, sur le nickel, et ils ont obtenu du cyclohexanol, mélangé à des quantités notables de cyclohexanone. Ils attribuent ce fait à l’action dédoublante du nickel, sur l’alcoo! :
Cyclohexanol —> Cyclohexanone + Hydrogène.
Ils opèrent à 2150-2300, et suivant qu'ils veulent obtenir le cyclohexanol ou la cyclohexanone à l’état pur, ils envoient le mélange obtenu soit sur du nickel, avec de l’hydrogène à 1400-1509, soit seul sur du cuivre à 3000.
La même année, Brunel (3), en utilisant la technique de
(MMSabatier et Senderens!: C..R : 1903., T. 137., p. 1025. (Van der Laan : Acad. Scienc. Amsterdam ; 27 oct. 1905. RP TUneleC Re M1I08 00152 :n 2 lIMetL 137.2p 1208;
Le ADN
Sabatier, hydrogène le phénol en cyclohexanol pur. Il opère à température plus basse, vers 1700-1750, et observe la formation de cyclohexanone à température plus élevée. Il attribue également ce fait à une réaction secondaire. Le même auteur transforme le thymol et le carvacrol en alcools saturés correspondants, sans cétones, en opérant respectivement à 1890 et à 2000.
En 1905, Sabatier et Mailhe (1) réduisent les trois crésols. L’ortho et le paracrésol ne donnent que des traces de cétones, tandis que le dérivé méta en donne d’autant plus que la température est plus élevée.
Hollman,Van der Laan et Slijper (2) opèrent la réduction du phénol, à 1400-1500, par le procédé Sabatier, et obtiennent un mélange d’alcool et de cétone. Ils n’arrivent pas à faire disparaître cette dernière par un nouveau passage sur le catalyseur.
Sabatier et Mailhe (3) réduisent ensuite les trois Xylénols : les diméthyl—1—3 phénol—4, et diméthyl—1—4 phénol—2, donnent les alcools avec un bon rendement; le diméthyl—1—2 phénol—4, au contraire, donne les 2/3 d’orthoxylène.
Freundler (4), en suivant la technique de Brunel, prépare le cyclohexanol. Un instant il pense avoir obtenu le di ou tétrahydrophénol. Mais il se rend compte qu'il n’en est rien et confirme les résultats de Sabatier et Senderens.
Ensuite viennent les travaux d'Ipatief (5) sur l’hydrogénation en milieu liquide, sous pression et à hautes températures, sous l'influence de différents métaux catalyseurs. Dans ces conditions, le phénol donne du cyclohexanol et parfois de la cyelohexanone. Les oxydes de nickel donnent de meilleurs résultats que le métal réduit.
En 1908, Sabatier et Mailhe (6) appliquent leur méthode aux
(1) Sabatier et Mailhe : C. R., t. 140., p. 350., 1905.
(2) Hollmann, Van der Laan et Slijper : T. Ch. P. B., 1905., t. 24., Dal (3) Sabatier et Maïlhe : C. R. 1906., t. 142, D2909:
(4) Freundene SERIES ES in AA
(5) Ipatief : J. Soc. Phys. Chim. R : 1906., t. 38., p. 75 et 1907., t. 39 PAGOS BULLE EE ARTE,
(6) Sabatier et Mailhe : C. R., 1908., t. 146 0 aIUO:
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