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REDUCTIONS SUR LE NICKEL

Réduction du chlorure de benzoyle

Il était intéressant d’étudier tout d’abord la réduction à la pression atmosphérique.

Chlorure de benzoyle : Eb — 1980.

Benzaldéhyde 2EÉDe=1790

Réduction à pression ordinaire

A. — Tempéralure 2200.

On observe un abondant dégagement de fumées blanches d'acide chlorhydrique, qui remplissent tout lPappareil. Mais ce dégagement est de courte durée, il s'arrête bientôt et le chlorure d’acide passe inaltéré.

C’est donc que le catalyseur a perdu toute son activité par suite de son contact avec l’acide chlorhydrique. Mais nous avons constaté que ce n’était pas là un phénomène d’empoisonnement ordinaire, car, en traitant le catalyseur par l’eau, tout le nickel passe en solution à l’état de chlorure de nickel. Nous avons alors pensé, que, si nous opérions dans des conditions telles que

le chlorure de nickel ne soit pas stable, il pourrait être réduit en régénérant le nickel catalyseur :

NiCI2 + H2 —> 2HCI + Ni.

C'était là, évidemment, une question de température. Effectivement, nous avons laissé monter progressivement la température du catalyseur et nous avons constaté, à partir de 2800, la réapparition de fumées blanches d’acide chlorhydrique, qui deviennent extrêmement abondantes et persistantes aux environs de 3000,

Il est donc impossible d'opérer à une température inférieure à celle-ei.

B. — Tempéralure : 3000.

L'appareil se remplit de vapeurs blanches d’acide chlorhydrique, que l’on absorbe par un tube à potasse. Il se condense un liquide jaune, en petite quantité, en même temps qu'il se dégage un abondant courant gazeux. Ce gaz a une forte odeur de benzène ; en effet il est carburé, car il brûle avec une flamme très fulligineuse. En le faisant passer sur une colonne de charbon actif et en soumettant celui-ci,en fin d'opération, à un entraînement à la vapeur d’eau, on condense du benzène.

Le gaz, débarrassé de ce carbure, est constitué, à part l’excès d'hydrogène envoyé sur le catalyseur, à peu près uniquement d'oxyde de carbone et d'un peu de méthane.

. Nous avons constaté, en outre, dans le tube de sortie, la formation de cristaux d’acide benzoïque.

Le liquide condensé à un volume bien inférieur à celui du chlorure de benzoyle initiale,ce qui s'explique par la perte dûe à l'entraînement du benzène par le courant gazeux. Il possède

une forte odeur de carbure et recolore très lentement le réactif de Schiff. Soumis à la rectification, il donne :

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