CH3)? CH—CH?2—COCI
Eb : 115-1160 sous 760 %.
Aldéhyde isovalérique : Eb : 9205.
La réaction ne commence pas avant 1900. À pression ordinaire et à 2000 la réduction est abondante, mais la majorité de l’aldéhyde est entraînée au dehors.
Néanmoins, on peut isoler du liquide condensé un produit volatil, d’odeur légèrement étouffante et rappelant celle de l’alcool isoamylique. Recolore instantanément le réactif de Schiff.
La réduction a donné naissance, à côté de l’aldéhyde, à un peu d’alcool.
En opérant sous pression réduite on se heurte à la difficulté, existant déjà à la pression ordinaire et qui consiste à éviter l’entraînement de l’aldéhyde formé. Une réfrigération par un mélange de glace et de sel est insuffisante pour condenser la totalité du produit.
Néanmoins, sous 400 %, le liquide condensé ne contient, à côté du chlorure non réduit, que de l’aldéhyde isovalérique.
Conclusions
Nous venons done de montrer que la réduction des chlorures d'acides sur l’oxyde de platine conduisait dans tous les cas aux aldéhydes correspondants, sous un vide en général assez peu poussé.
Lorsque la molécule est suffisamment condensée en carbone et
que les produits sont stables, (chlorure de phénylpropionyle) l'emploi de la pression réduite n’est pas indispensable. Elle est cependant presque toujours nécessaire, soit que l’aldéhyde considéré soit peu stable, comme l’aldéhyde phénylacétique par exemple, soit que la réduction conduise partiellement à l’alcool. Le vide a pour effet, même à égalité de température, de stabiliser les produits et de soustraire l’aldéhyde à une réduction plus avancée. Cependant la méthode présente un inconvénient dans le cas des produits volatils, (en-dessous d’une condensation en C7) qui sont très difficilement condensables sous pression réduite.