RÉDUCTION DU BENZALDÉHYDE SOUS PRESSION RÉDUITE
Généralités
On sait que les aldéhydes et les cétones aliphatiques, hydrogénés par la méthode de Sabatier, conduisent normalement aux alcools correspondants (1). Il n’en est pas de même pour les aldéhydes et cétones aromatiques nucléaires, qui conduisent directement aux hydrocarbures (2).
Nous avons déjà mentionné (3) que l’hydrogénation du benzaldéhyde sur le nickel conduisait à un mélange de toluène et de benzène, partiellement hexahydrogénés. Les résultats sont encore les mêmes quand on opère sur du cuivre (4).
(1) Sabatier et 'Señdétens :C.:R ; ‘1908 ;'t. 137 ; p. 801. (2)SSabatien CR MOI 158:2p.076 1
(B)NC Tr ED IIS:
(4) Sabatier et Kubota CR; 1921: 1725 p. 734:
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Darzens (1) a d’ailleurs pu tirer de cette exception une méthode de préparation des hydrocarbures arylaliphatiques.
Au contraire, par les méthodes de réductions catalytiques en milieu liquide, ces aldéhydes et ces cétones se comportent à peu près comme ceux de la série grasse. C’est ainsi que Vavon (2), par le noir de platine, a réussi à préparer les alcools correspondants avec un bon rendement. Mais cette méthode nécessite de fortes doses de catalyseur. De plus, Faillebin (3) a montré que l’on pouvait rencontrer des difficultés systématiques en appliquant cette méthode. En effet, si le noir est préparé à partir d’un sel de platine pur, la réduction dépasse l’alcool et va jusqu'au carbure ; en même temps que l’on observe une fatigue très rapide du catalyseur.
L'auteur a pu éviter ces inconvénients en souillant son platine par du fer.
Rosenmund (4), en utilisant le palladium, en présence de quinoléïne, arrive à des rendements satisfaisants en alcools, mais la réduction n’est jamais complète, et il se forme toujours plus ou moins de carbures.
Adams (5) a expérimenté l’oxyde de platine pour réduire le benzaldéhyde en alcool benzylique. Il a constaté que l’opération s’arrêtait après fixation de 10 % de l'hydrogène théorique, par suite d’une fatigue rapide du catalyseur, sur lequel l’auteur a étudié l’action de divers sels métalliques.
Quoiqu'il en soit, ces méthodes catalytiques en milieu liquide ont l'inconvénient de nécessiter des quantités assez importantes de catalyseur précieux. C’est pourquoi il était intéressant de pouvoir étendre la méthode de Sabatier à la réduction de ces dérivés aromatiques.
Nous avons pensé qu’en opérant sous pression réduite, nous pourrions effectuer une réduction ménagée de l’aldéhyde en alcool et éviter la réduction ultérieure de ce dernier en carbure.
) Darzons : C. R ; 1904 ; t. 139 ; p. 868 et 1908 : t. 146 : os CES Vavon : GR 1912,5t. 154, p.359 ; 19e SMS pers.
(8.J0 FARINE ECS MORE EC 17 DIMLOME
(4) Rosenmund : Ber ; 1921 ; t. 54 ; p. 2.038 ; et 1925 : t. 58 : p. 160. (5) Adams Jam S0c 1925 00t. 47 :Up. 1017
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