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tement. Il se sentit alors pleinement conscient, mais totalement incapable de remuer un seul doigt. Il a entendu son frère et sa sœur monter un escalier. 11 essaya de les appeler et ne put émettre un seul cri. Plus il s’efforçait, plus intense était son émotion et plus ses forces diminuaient. Il gisait là, étendu sur Îe plancher, sans mouvement, mais souffrant d’une détresse mentale aiguë pendant quelque 15 minutes avant que l'attaque disparaisse d’elle-même. Des attaques semblables mais moins graves sont survenues à la suite d'états émotifs liés à des rêves.
Il existe parfois une proportionnalité nette entre l'intensité du choc émotif et celle de la crise cataplectique. Gélineau raconte que son malade, pendant l’attaque, entendait les gens l’accuser d’avoir bu et se railler de lui. Il ne pouvait leur répondre, leur moquerie l’accablait encore plus... Quand plusieurs personnes faisaient le cercle autour de lui, ce qui ne manque jamais à Paris, ajoute-t-il, il les entendait ou les devinait faisant leurs charitables réflexions sur son état, et leur aménité le paralysait en l’impressionnant davantage et en l’empêchant de se relever.
Enfin, souvent, comme dans le cas 2 de Wilson, le malade qui présente un syndrome de Gélineau, en voulant éviter une crise de sommeil qu'il sent venir, tombe dans une attaque de cataplexie. Il essaie avec peine de rester éveillé quand il sent la crise de sommeil imminente, alors sans qu'aucune émotion consciente intervienne il tombe à terre par perte du tonus musculaire. Mais Wilson fait remarquer avec raison que l'effort d'éviter le sornmeil est lui-même intensifié par un