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tonus émotionnel et dans ce cas l'attaque de cataplexie est presque toujours inévitable. Cependant, à cette période, l'attaque pouvait quelquefois être empêchée par un choc vif sur l’épaule.
Wilson signale même que Strauss a pu déclancher une crise par une excitation sympathique en provoquant l’horripilation cutanée.
Les états émotifs les plus variés peuvent donc être la cause d’une attaque de cataplexie. Chez certains malades, toute émotion peut déclancher une crise (Levin, cas 3). Chez d’autres c’est presque toujours le même choc émotif, le plus souvent le rire, qui provoque l'accès (Levin, cas 2).
Quoiqu'il en soit, le choc affectif peut revêtir une intensité variable, mais il est presque constant au début de l'attaque. Dans les formes associées aux attaques de sommeil, il peut déclancher indifféremment ou celles-ci ou des faiblesses musculaires. Il est généralement facile à retrouver, car les malades sont toujours frappés par la coïncidence du rire, de la colère ou d’une sensation affective quelconque agréable, pénible ou anxieuse avec le début de leur attaque.
2° Si l'attaque est presque toujours déclanchée par un choc émotif, assez souvent, mais moins constamment, le malade en ressent l'approche par des petits symptômes variés qui peuvent être considérés comme une AURA. |
Cette aura est variable suivant les sujets. Chez le malade du Professeur Pelnar, le relâchement musculaire survenait brusquement avec la sensation d’une étincelle parcourant le corps jusque dans la bouche
et les yeux. Tel autre malade éprouve soudain une sensation de fatigue générale accompagnée fréquemment de céphalée ; un malade de Redlich, immédiatement avant la crise, ressentait une faiblesse dans les membres inférieurs ou une perte de force généralisée, « une sensation paralysante », disait-il, et, souvent, cet avertissement était assez prolongé pour qu'il ait le temps de s'asseoir ou de prendre appui pour éviter une chute. Un autre malade de Redlich avait en riant la sensation d’une chaleur montante.
Westphal. Fischer, Redlich, Noak, Camp, Adie ont pu observer comme à la période prémonitoire d’une crise d’épilepsie de légers mouvements involontaires: oscillations de la mâchoire inférieure, ouverture de la bouche, comme chez le malade de Skala. Le petit malade d'André Thomas avait des chignotements des yeux avant sa chute. Les attaques étaient annoncées dans une observation de Loewenfeld par une envie de rire.
Quelques malades, en tombant, émettent une sorte de « grognement inarticulé « (Wilson) ou murmurent quelques paroles inintelligibles (Sommer).
Le malade n° 1 de Levin, chaque fois qu'il commençait à rire, éprouvait une sensation de constriction, ou avait l'impression de perdre son souffle, ses veux papillotaient et l'expression de son visage dans cette circonstance était plutôt grotesque, de telle sorte que les autres enfants disaient qu'il avait une de ses « goofy spells ».
Ces auras ne sont pas signalées par tous les auteurs ou chez tons les malades. Cependant, il nous a paru intéressant de les noter comme un signe que l’on peut éventuellement rechercher.
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