‹ La cathédrale d'AnagniChapitre 21 sur 51 · Sous- entendu « deposita · texte numérisé non relu

Sous- entendu « deposita

4. ial(emdas) iax(vaeiab) A supposer quo ce « jour avant le <0 dos calendes de janvier »

»oil le 44 des mêmes calendes, sa • déposition • daterait du 2Î décembre.

la sacristie * les cendres et l'ampoule : l'urne qui les renferme a pour titre :

SA SEBENILLA Y ■ HT • M • QXM VUIT A* ■ Y S VU • MCW • VHVM

Je ne conteste nullement l'authenticité de ce corps saint, puisque la sacrée congrégation des rites a décidé que l'ampoule était un indice suffisant du martyre; je ferai seulement observer que Marangoni ou autres se sont peut-être mépris sur le terme nAPOENOC, qui n'indique pas la «virginité» d'un enfant de deux ans à peine, mais simplement le nom, « cognomen de Sérénilla. Les noms épilhètes clemens, rBLicissmvs, probvs, favstvs,co\sta>s, viCTon.ctc., ne sont-ils pas très-communs à celte époque? S'ensuit-il pour cela que les personnes qui les portent doivent être appelées et qualifiées « clémentes, trèsheureuses, probes», etc.?

La chapelle des fonts baptismaux explique par ces paroles sa déposition de croix, fresque du xvu* siècle :

AVR MISCEPS GE.1BBOSA MABTTBYMQVB PBIMA BMA VIRGIXYMQVE LIUYli

Le devant d'autel est en toile peinte. Ces deux vers font allusion au cœur entouré de fleurs et d'épines qui occupe le milieu du parement :

BVM • YIBCO • SV* • MATER • ECO • SVM ■ HABTTB • ET -IMA QVM . DECEANT • TITVLI8 • NECTITB • HBTA • Utl» •

Une urne cinéraire de marbre blanc tient lieu de crédence. Païenne d'origine, elle est ornée de cornes d'abondance et de guirlandes de fleurs et de fruits que héquètent des oiseaux. En 1130, l'antipape Anaclet 11 y déposa, comme dans une châsse, le corps de la vierge sainte Olive. L'inscription gravée sur le devant date de ce temps : hic reqescit scaoliva \. — En 1703, on déposséda la sainte, et le sarcophage fut jeté au rebut. Il répugnait au xvih* siècle de laisser dormir sainte Olive dans une urne primitivement profane, et il n'avait nulle honte d'aller puiser chez les Romains et le» tirée», souillés de paganisme, des motifs d'architecture et de décoration d'églises. Quelle contradiction!

Le chœur d'hiver des chanoines fut terminé en 1200, aux frais des comtes Gaétani qui en sont seigneurs et patrons. Au fond, Pierre, évôquc de Sora et oncle de Ronifacc VIII, LofTredo *, comte de Caserta et Jacques, tous les deux frères du môme pontife, ont une sépulture et un monument communs. C'est en architecture et en mosaïque une des œuvres les plus gracieuses et les plus délicates de la fin du xm' siècle. Deux colonnes minces supportent une ogive

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