In lib. rie S.irinmen!i* wlrtifr el mysteriis
t. • Sermo df> S. Sylvo*iro pp. ..
» «Cérémonial » de Ghécoim; x, xiii» siècle.
le trésor. ea
contemplative? vitru discursum. Mitra verô cum aurifrigio in litulo, sive in circulo, utitur cùm sedet in consistorio et judicat, undc coroiiam rcgalcm représentât. Mitra alba utitur diebus dominieis et aliis non festivis abadventu Domini u>que ad vigiliam nativitatis Doinini in vesperis, pra'terquam in tertia dominica adventus quai dicitur dominica La-tare, quia tune papa facit quamdam solemnitatem » L
• Sunt duo pluvialia et très mitra? : nlba aurifrigiatn cum perlis, alia sine perlis aurifrirala, quam defert diebus ferialis. Quibus sic peractis, deponitur ei mitra aurifricata et recipit similem de garnello albam et planain •
J'ai trouvé dans le riche trésor de la cathédrale d'Anagni plusieurs mitres papales contemporaines des textes que je viens de citer. Je suis heureux de les opposer a la laideur des mitres modernes, françaises et italiennes; de forme triangulaire, elles sont basses, légères et élégantes.
I,a beauté d'un vêtement dépend le plus ordinairement de la coupe. Le moyen Age n'a pas connu d'autre type pour la mitre que le triangle. 1,'clTct qui en résulte est si gracieux, que j'ai moi-même taillé des patrons sur ces mitres du xui* siècle pour les offrir comme modèles. Ils sont déposés au bureau des. Annales Archéologiques.. 11 y a toujours quelque inconséquence dans les choses humaines. Savez- vous où se réfugia l'ogive, quand elle fut répudiée par les architectes? sur la tète des évêques. Aussi sont-ils singulièrement coiffés depuis que leur mitre s'est transformée en monument ogival, gothique, si Ton veut, suivant la dédaigneuse expression du temps. J'ignore quelle mitre portait Fénelon ; mais je serais curieux d'apprendre que l'ogive, ce • colifichet • contre lequel il cria si haut, s'était implantée, bon gré mal gré, sur la tète de son détracteur.
Les mitres étaient basses, car toute coiffure doit être proportionnée à la taille de celui qui s'en sert. Il y en a de différentes hauteurs au xm* siècle. Ainsi celles que j'ai apportées d'Anagni varient de vingt et un à vingt-trois centimètres en raison égale de la largeur. Maintenant, au contraire, le modèle est le même pour tous indistinctement, et, pour tous, il est exagéré. J'ai souvent entendu dire : la mitre actuelle ne diffère pas de celle des Pères du Concile de Trente. Vraiment! eh bien, archéologues, nous serions trop contents de voir les évêques habillés comme ils l'étaient à cette époque. L'exagération commençait, la décadence n'était pas encore venue. Le concile passé, sur la fin du xvr" siècle, celte décadence arrive grand train. J'espère pouvoir un jour prouver cette thèse par les monuments existants à Rome. La mitre de damas blanc, conservée