Proverb. •, >m
i. la liaculi Forma, presul, dalur hoc libi norma :
Allrahc pur primum, médium rege, punge per y mura ; Attrahe perçantes, iu»tos rege, punge vaganteg.
• Texlus sacramentorum », 15Î3, folio îl.
3. < Acla pas*ionia, alque translalionum S. Mayni episcopi Tranensis et martyris, ex pervetnsli» codu'ibos, tum Caginrn*i. lum Anagninc bastlicœ eathedralu in qua cjus corpus roquies-
• Vie de saint Magne 1 *, ainsi qu'au Bréviaire du diocèse d'Anagni 3 , laissant autant que possible subsister dans notre récit la naïveté des pieuses légendes.
Saint Magne naquit à Tram», ville de la terre de Bari, dans la l'ouille- Pétrée, sur la fin du second siècle. Son père, Toscan de naissance, s'appelait Apollon ou Apollinus; il était païen. Il donna à son fils unique le nom de « Magnus.. heureux présage de la grandeur qu'il devait acquérir au service de l'Église. So.s parents étaient pauvres; aussi voulurent-ils placer leur jeune enfant chez un seigneur du pays : mais Magne s'y refusa, alléguant avec une certaine fierté et assurance qu'il ne voulait paitre d'autres troupeaux que les siens. Un jour, que les remontrances de son père et la misère de sa famille , pour être plus pressantes, l'attristaient davantage, un ange lui apparut et lui laissa, avec d'abondantes consolations, dix livres d'or. Joyeux, il les porte chez lui; mais il impose de suite cette condition , qui fut acceptée, qu'une partie de ce trésor inespéré servira à acheter des brebis et que l'autre sera distribuée aux pauvres. Mailrc donc d'un troupeau qui lui appartenait en propre, il en prit tant de soin que, de dix-huit brebis, le nombre monta bientôt à mille. Son ange, qui veillait toujours sur lui, le conduisit au prêtre Rcdcmplus , de qui il reçut l'instruction chrétienne et le baptême. A son tour, Magne lui amena .son père; Redemptus le baptisa et lui changea son nom trop profane pour le sien. Après la mort de son père, Magne, désireux de pratiquer dans toute sa perfection la vie évangélique, vendit son troupeau et sa maison; puis, ne se réservant rien à lui-même, il en distribua l'argent aux pauvres qu'il avait toujours aimés et secourus , et se retira dai)9 une forêt. Découvert par les habitants de Trani, il fut désigné par inspiration du ciel qui tenait à mettre en lumière tant de vertus, comme successeur de Redemptus, premier évêque et apôtre de ces contrées. Malgré sa répugnance, il dut accepter et céder aux vives instances du peuple qui le vénérait. Évêque, il siégea avec dignité, convertissant les idolâtres autant par ses miracles que par sa parole éloquente. Mois, en 250, la persécution de l'empereur Dècc, que Lactance ne craint pas d'appeler un « exécrable animal 4 ■ , vint arrêter ces succès et cette prospérité.
cil, iiolis illustrata ab uno ex ejusdem occlcsias canonicia ». (Jean Harangoni, custode des sainte» reliques, à Rome, mort en 4753.) Aesii, 47i3, in- 4* de 200 pages.
4. ■ Vita di S. Magtio, areiveacovo e martire, protêt tore e padrono délia cilla di Anagni, descritta dal P. Rocco Volpi, sacerdote délia compagnia di Gesù >. Koma, Ant. de Rossi, 4732.
5. t Officia sanclorum ecclesiaj Anagnins c vetuslis exemplaribus eju*dem ecclosis eruia ». Anagma, Angel. Mancini lypograph. episcopal., 4704.
3. Le clianoine Marangooi dit qu'en 4753. on montrait encore i Trani la maison où saint Magne était né. * Acta », p. 5.
4 « Execrabilo animal Decius».
CATIIÉDK ALE D'ANAGM.
Accusé comme enchanteur, magicien et propagateur d'une religion nouvelle , il comparut devant le proconsul Séverin ol s'avoua généreusement chrétien. Dans l'espérance de vaincre sa fermeté clans la foi, on le conduisit au temple de Jupiter, pieds et mains liés. Mais le saint évêque, confiant dans la puissance de Dieu, se mit en prières. Aussitôt les portes du temple se ferment , les idoles renversées de leur piédestal se brisent et les gardes épouvantés tombent la face contre terre. Un ange descend du ciel, brise les fers du confesseur et lui enjoint de prendre pour ses pauvres la statue d'or de Jupiter. Devenu suspect à Trani, saint Magne quitta sa ville épiscopale , se rendit d'abord a Naples, puis, chemin faisant pour la ville éternelle, se sentit secrètement attiré vers l'ermitage qu'habitait saint Interne à Fondi, en Campante. Natif d'Alexandrie, saint Paterne était allé visiter les tombeaux des saints Apôtres et, comme il s'en retournait, une révélation divine le fit arrêter là pour ensevelir les corps de ceux qui, au moment de la persécution, avaient préféré la mort a l'apostasie. Sa charité lui valut en récompense la couronne du martyre Les deux saints ne restèrent que peu de temps ensemble, car les nombreux miracles opérés par saint Magne accroissaient tellement sa réputation que , pour se dérober à la foule de ses admirateurs, il vint à Anagni, pays infidèle , dont il fut l'apôtre et ou il convertit à la foi notre vierge Serondine. Dôce , a la nouvelle de ces progrès rapides du christianisme, envoie Valérie», un de ses généraux , avec trente soldats et ordre exprès de mettre à mort le perturbateur. Le saint n'était plus à Anagni ; les émissaires de l'empereur n'y trouvèrent que la vierge Sccondinc qu'ils massacrèrent. De là ils se dirigèrent sur Fondi. Un des soldats se noie en passant le fleuve ; le saint le ressuscite. Loin d'être touchés par ce miracle, ils n'en sont que plus furieux. Ils le pressent d'immoler aux idoles. Le saint demande quelques instants pour prier, se renferme dans sa cellule et s'y endort tranquillement dans le Seigneur. Impatients d'attendre, les soldats enfoncent les portes, et heurtent contre un cadavre. Néanmoins ils se précipitent sur lui et lui tranchent la téte, accomplissant ainsi, sans le savoir, les desseins secrets de la Providence qui destinait au confesseur de la foi, même après sa mort, la gloire et l'honneur du martyre. Une si brutale action criait vengeance. La justice fut aussi prompte que terrible, car tous furent immédiatement frappés de mort. Saint Paterne s'empressa de recueillir le corps de son ami, et, pour le dérober entièrement aux païens, l'ensevelit à deux milles de Fondi, où il reposa en paix jusqu'au ix* siècle.
L'an 847, les Sarrasins pillèrent et démolirent la basilique élevée par la