LES REVUES
« Après l’incendie de l’Université de Louvain, celui de la cathédrale de Reims !
« La science, Fart, la religion, l’histoire sont tour à tour victimes de cette culture allemande qui prétendait s’imposer à notre admiration et ne produit aujourd’hui, dans le monde civilisé, qu’une impression d’horreur. Nous pleurerons nos villes détruites et nos monuments incendiés : rien ne nous consolera d’avoir vu s’effondrer sous les obus teutons ce merveilleux chef-d’œuvre qu’a été la cathédrale de Reims.
« Ils ne sont pas des barbares et ils font des actes de barbarie. C’est ce qui donne à ces actes un caractère d’infamie dont l’Histoire n’avait fourni encore aucun exemple. »
(Fr. Charmes. Revue des Deux Mondes, lOf octobre 1914.)
(( Rs ont brûlé la cathédrale de Reims
« Plus on y réfléchit, plus les mots grandissent, s’enflent, s’étendent pour ensevelir sous leur poids vengeur toute une dynastie, tout un peuple, toute une race.
a Ils ont brûlé la cathédrale de Reims ! ‘
« C’est comme si on avait assassiné, sur la pierre du foyer national, la grande aïeule du pays ! »
(Le Correspondant, 25 septembre.)
« Devant cet acte de vandalisme, que ne justifiait aucune raison militaire, devant ce triple défi jeté à la Foi, à l’Art et à
APPENDICE B
l’Histoire, il n’est pas un cœur français qui n’ait ressenti la morsure d’une intime douleur et qui n’ait frémi de colère. » (Lectures pour Tous, 24 octobre I9i4')
« Tous les hommes qui pensent se sont sentis personnellement blessés par l’attentat que les Allemands ont commis contre la cathédrale de Reims.
« ... Sa splendeur artistique, ses grands souvenirs historiques qui auraient protégé le monument contre tout autre adversaire, l’ont désigné aux coups des Allemands. Nulle destruction ne leur a paru plus nécessaire, puisque nulle perte ne pouvait nous être plus sensible. »
[La Grande Revue, mars iQiS).
« Les Vandales modernes ne peuvent apporter à cet acte ni justification ni excuse . Regrettons que l’arsenal des lois humaines n’ait pas prévu un châtiment proportionné à un tel crime. »
(L'Illustration, 'Z'j septembre.)
<( Le crime est consommé ; les batteries allemandes prirent pour objectif la grande Merveille de pierres. L’incendie fit le reste... Vraiment l’homme qui l’a condamnée, le Souverain qui a donné l’ordre de cet acte sauvage, s’est mis hors de l’Humanité. »
(Les Annales, 27 septembre.)
<( Le crime de Reims est le crime d’une race. Ils croient que détruire beaucoup c’est être fort.
« Le requin dans les océans, le gorille dans les forêts sont forts de cette force-là.
(( La vraie force exclut la brutalité, parce que dans la brutalité, la brute est toujours là. »
(Les Cahiers vaudois.)
« Notre France qui saigne de tant de blessures, n’a rien
souffert de plus cruel que de l’attentat contre Notre-Dame de Reims, Notre-Dame de France ! »
{Les Cahiers aaudois.)