‹ La cathédrale de Reims;Chapitre 14 sur 25 · MUNICIPALITÉS. — SOCIÉTÉS · texte numérisé non relu

MUNICIPALITÉS. — SOCIÉTÉS

« L’acte sauvage a été accompli avec acharnement dans toute la bêtise de la haine. Il s’est trouvé au monde un homme pour donner un tel ordre ! »

(A. Mithouard, Président du Conseil municipal de Paris, au maire de Reims.)

« Forfait monstrueux qui met l’Allemagne au ban des nations et soulève contre elle l’exécration universelle ! »

[Conseil municipal de Lyon.)

(( Pour avoir osé détruire sans raison militaire, cet admirable chef-d’œuvre, pour avoir accompli un pareil crime, il faut que le peuple allemand se sente irrémédiablement perdu. Une nation qui conserverait quelque espoir de vaincre ne déshonorerait pas ses armes par d’aussi abominables forfaits. »

[Conseil municipal de Bordeaux.)

« La F’rance et le monde entier ont protesté contre la barbarie des Allemands, qui dans leur rage d’impuissance contre la vaillance de nos armées qui les battent, se sont bassement vengés en bombardant et en détruisant ce joyau historique, universellement admiré qu’était la cathédrale de Reims. »

[Conseil municipal de Dijon.)

« Le conseil municipal de Toulon joint sa protestation indignée à toutes celles que soulève dans le monde civilisé l’acte stupide que la horde teutonne a commis en détruisant le pur

APPENDICE B

joyau artistique qu’était la cathédrale de Reims et que les barbares mêmes avaient respecté. »

« Indignée, la municipalité de Pétrograd exprime son horreur et sa profonde douleur, à la pensée du ravage de Reims. »

(Tolstoï, maire.)

« Académie française, au nom de la civilisation française et delà civilisation humaine, flétrit... les incendiaires de l’Université de Louvain et de la cathédrale de Reims,, qui voulurent aussi incendier Notre-Dame de Paris. »

(Séance du 22 octobre 191/^.)

(( Académie des Beaux-Arts proteste contre la rage de destruction de nos ennemis et les outrages qu’ils ont infligés à l’une des plus sublimes productions du génie français, la cathédrale de Reims, l’un des monuments qui atteste le mieux les traits où se reconnaît le génie artistique de notre race. »

(Séance du )

« Abominable attentat contre un monument qui n’appartient pas seulement à la France, mais au monde tout entier !

« L’univers civilisé a été saisi de stupeur en apprenant ce forfait monstrueux, dont la honte retombera à jamais sur ceux qui Font froidement prémédité. »

[Société des Antiquaires de France, 28 septembre.)

(( Si V Académie des Inscriptions et Belles-Lettres n’a pas protesté déjà contre ces actes abominables ni contre ces destructions impies..., telles que l’incendie de Louvain, le bombardement des cathédrales de Malines et de Reims, c’est que ces violences lui paraissent assez hautement réprouvées et flétries par l’indignation qui s’élève de toute part.

« Mais aujourd’hui l’appel des savants allemands à l’opinion publique, en vue de l’égarer, ne lui permet plus de garder le silence... »

(Séance du 80 octobre 19 cj.)

« La Société française d’ Archéologie s’associe aux protestations indignées du monde civilisé contre le bombardement sauvage et méthodique de la cathédrale de Reims ; maudit l’odieux vandalisme allemand, lier d’une victoire remportée sur des vieilles pierres et déplore les ravages irréparables causés par l’ineendie prémédité de ce merveilleux édifice... »

(2 octobre 1914.)

(( Acte de cruauté stupide qui cause un deuil éternel dans le monde civilisé. L’humanité ne s’était pas encore avilie à ce point. ))

(Enlart, président des Amis des Cathédrales.)

« Odieuse et stupide sauvagerie, oeuvre consciente, acharnée de rancœur et de haine, de basse envie, de jalousie barbare. Désastre irréparable, opprobre éternel pour ses auteurs, cause à jamais sacrée de haine inexpiable et d’inexprimable mépris de la part de tout homme (jui sent et qui pense. »

(M. Ilomolle, délégué de Y Académie des Beaux-Arts.)

c( La Société française des Architectes élève une protestation indignée contre la destruction injustifiée d’un des plus précieux joyaux de notre architecture nationale du xiii® siècle, la cathédrale de Reims, orgueil de notre France, qui faisait l’admiration du monde entier. »

(23 septembre 1914.)

(( Acte absurde et criminel devant lequel la raison chancelle, et qui voue nos ennemis à l’exécration de tous ceux qui pensent, qui sentent, de tous ceux qui aiment la beauté et la vénèrent. » [Société des Antiquaires diplômés (i3oo membres.)

(( L’Allemagne des Arts et des Sciences est pour longtemps déshonorée. A sa place, le monde effrayé n’aperçoit plus qu’une horde sauvage, dont le passage est une ruine, un ravage, une souillure. »

(H. Cochiu, président de la Société de Saint-Jean.)

APPENDICE B

« Infamie inouïe commise non seulement au détriment de la France, mais du monde entier! Aucun barbare n’en a jamais fait autant. Ni les Visigoths d’Alaric, ni les Goths de Vitigès, ni les Vandales de Genséric n'ont jamais rien commis de pareil ! »

(Apollini, Assesseur fies Beaux-Arts, à Rome.)

(( \u Académie des Sciences morales et politiques accomplit un devoir de sa fonction en signalant, dans les actes du Gouvernement allemand, une régression à l’état barbare ».

(Séance du 3i octobre.)

« Quelque irréparables qu’aient été les forfaits commis en Belgique, la ruine de la cathédrale de Reims, par un bombardement prémédité et prolongé, a presque rejeté dans l’ombre ces précédents actes de sauvagerie. On proclamera jusqu’à la fin des siècles que c’est un crime contre l’humanité. »

[Société des Antiquaires de Londres.)

(( Le Conseil d’Administration du Touring Club de France, au nom de ses 140.000 membres, voue à l’exécration du monde civilisé l’abominable forfait de ces modernes barbares. »

(28 septembre.)

(( L’Histoire dira que notre sanctuaire national le plus sacré, la cathédrale de Reims, cette merveille de notre art français, a été détruite froidement sans motif militaire et dans le seul but de nuire et d’anéantir un trésor de souvenirs et de beauté. » [Académie de Médecine, 27 novembre 1914.)

« Grime monstrueux et déconcertant qui a mis en deuil lame de tous les intellectuels du monde. »

[Cercle d' Art anversois, de Scalden.)

« Abominable attentat contre un des témoins les plus augustes de l’histoire et du génie delà France. »

[Société de VUisioire de l’ Art français.)

« Nous avons appris avec horreur la destruction dont a été menacée la Cathédrale de Reims, un temple rendu sacré pour tout homme civilisé non seulement par sa triomphale beauté artistique, mais par son association avec tant d’événements historiques de la vie de la France. »

[Députation irlandaise, au Cardinal de Paris, 3o avril I9i5.)

c( La Société impériale cC archéologie de Moscou éprouve un frémissement d’indignation devant cet acte barbare et sacrilège : la destruction de la vénérable et splendide cathédrale de Reims, ce joyau de l’art médiéval, où les anciens rois de France, lors de leur sacre, prêtaient serment sur l’Evangile ! »

« Le Conseil de la fédération des églises protestantes de France, au nom du protestantisme français tout entier, s’indigne avec toute l’Humanité contre la destruction de Louvain et le bombardement de la cathédrale de Reims. »

« Acte de barbarie qui atteint l’Humanité entière dans un des plus nobles monuments de sa grandeur morale et artistique. »

(Protestation des écrivains, artistes et savants suisses portant un millier de signatures.)

(( Grime qui souillera pour toujours le prussianisme devant le tribunal incorruptible de l’Histoire. )>

[Les Académies, Ecoles supérieures. Sociétés artistiques du Portugal, 4 octobre 1914.)

« ... Cette Allemagne, hélas ! (celle de Beethoven et de Goethe) on ne la reconnaît plus dans celle d’aujourd’hui, souillée qu’elle est par la fumée qui monte chaque jour des merveilleux Hôtels de Ville et des merveilleuses Cathédrales I »

José de Figneiredo. Directeur du Musée d' Art ancien de Lisbonne.

(Cf. Cahiers vaudois. Louvain, Reims.)

En dépit de l’horreur soulevée dans l’Ünivers par la dévastation de Malines et de Louvain, les armées allemandes viennent

APPENDICE B

de ravager la cathédrale de Reims, A cet assassinat contre le génie humain, les esprits d’élite, dans tous les pays, doivent répondre par un cri de révolte qui flétrisse les destructeurs sacrilèges.

{Protestation des artistes et écrivains anglais.) (3ûo signatures.)

(( Dépositaires des trésors d’art que la Nation a confiés à notre garde, nous réprouvons avec énergie l’abominable attentat dirigé contre un monument qui n’appartient pas seulement à la France, mais au monde civilisé tout entier. »

(Le Directeur, les Conservateurs et les Fonctionnaires de l’Administration des Musées Nationaux.)

(( Les représentants des Universités, Académies, Instituts d’art. Musées, et des Sociétés artistiques du monde entier affiliées à l’Association internationale des Beaux-Arts à R.ome, protestent hautement contre le mépris des conventions internationales consacrées par un culte séculaire de la beauté et violées par le bombardement d’un des plus grands chefsd’œuvre de l’Architecture et de la Sculpture gothique du monde. »

{L’Eclair du 28 septembre.)

« Devant de pareils actes, la raison chancelle, l’âme artiste de la France se révolte, mais celle des architectes souffre et s’indigne peut-être encore plus violemment que toutes les autres.

Habitués à vénérer les reliques admirables des belles époques de notre histoire, nous ne pouvons contenir l’émotion, la colère et le mépris que provoque en nous l’abominable crime commis par les hordes allemandes. »

{La Société des Architectes diplômés.)

« La destruction de cette basilique historique n’est pas seulement un sacrilège, c’est un crime de lèse-civilisation qui fait

des Allemands un objet d’exécraüon universelle et la honte de l’Humanité. »

(Adaso Bermudes^ président de la Société des Beaux-Arts portugais.)

« Profondément émus du crime inqualifiable commis à Reims, contre les droits de la civilisation, par les hordes qui se prétendent civilisées, nous vous prions Monsieur le Président, d’entendre et de transmettre à la Nation française, au nom des Sociétés historiques et artistiques que nous représentons, le cri d’horreur et les regrets que nous arrache cet acte de vandalisme. »

MM. Koulakovski, pi'ofesseur à l’Université de Saint-Wladimir et

Konnikof, membre de l’Académie impériale des Sciences de Russie.

(Lettre à M. le Président delà République. Le lemps, 3 octobre.)

« Il est impossible d’exprimer en termes modérés les sentiments avec lesquels les architectes anglais ont appris l’impitoyable destruction de nobles monuments, telle la cathédrale de Reims, qui avaient jusque-là échappé aux ravages du temps. Ces actes de barbarie sont une preuve que l’agression allemande est une attaque contre la civilisation commune de l’Europe. y>

(Institut royal des Architectes britanniques.)

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