LA CHAPELLE SAINT ANDRÉ
en 1782, on y ajouta la première travée de la nef. Il semble même qu'on procéda assez sommairement pour mettre le sol de cette travée de la nef au niveau du chœur, puisque les remaniements du siècle suivant firent découvrir qu'un amas de décombres avec quelques couches de maçonnerie servait de fondation aux marches et au dallage supérieur. En même temps que le chœur s'étendit ainsi jusque dans la nef, deux tribunes furent construites de chaque côté de la nouvelle travée conquise par le chœur, entre les énormes piles qui limitaient le chœur jusqu'alors et les anciens premiers piliers de la nef. En même temps aussi, les deux escaliers de pierre qui conduisaient de la nef à la crypte furent détruits et cette communication fut reportée du côté des croisillons, où les deux escaliers nouveaux vinrent s'ouvrir au pied des deux forte» colonnes latérales du carré du transept ; un mur à hauteur du premier étage sépara le chœur et les croisillons. — Quelques années plus tard, en 1744, Massol, architecte du cardinal de Rohan, artiste élégant et somptueux, accola à la cathédrale, entre la sacristie Saint-Laurent et la chapelle Saint-Jean- Baptiste, la belle sacristie octogonale du Grand-Chapitre, qui n'a d'autre défaut que d'être une addition sans harmonie avec le reste de l'édifice : « plutôt un élégant boudoir qu'une sacristie », dit un peu sévèrement Seyboth*.
Ainsi déchargée d'une partie de son gothique et rajeunie peu à peu au goût du temps, la cathédrale parut sans doute plus digne des aimables et brillants cortèges du siècle de Louis XV : d'abord, en 1725, à l'aurore du règne, celui qui accompagna Marie Leczinska-, lorsque Louis, duc d'Orléans,