Oav. cité, p
2. Elle résidait en Alsace, à Wissembourg, avec son père, le roi détrôné de Pologne.
premier prince du sang, vint l'épouser par procuration au nom du roi; puis, en 1744» le triomphe du Bien-Aimé luimême, dans l'allégresse populaire, après la maladie de Metz; — et ce sera, plus tard (1770), dans la douceur ensoleillée d'une de ces matinées de mai où l'avenir même semble sourire, le passage de Marie-Antoinette, venant de Vienne pour épouser le futur Louis XYI, reçue à la cathédrale par l'élégant coadjuteur, le prince Louis de Rohan^ — V Autrichienne saluée par le Cardinal Collier : « ...La France vous attend pour couronner ses vœux... C'est l'âme de Marie-Thérèse qui va s'unir à l'âme des Bourbons : d'une si belle union doivent naître les jours de l'âge d'or... »
Malgré l'universel besoin de corriger et d'embellir auquel on doit la disparition du jubé et la réfection du chœur en style de luxe, le dernier grand travail exécuté à la cathédrale avant la Révolution fut un curieux essai d' harmonisme * : la reconstruction « gothique » des vieilles boutiques adossées à l'édifice, qui en masquaient la partie inférieure sur tous les côtés et permettaient à peine l'entrée de l'église : « flacons d'eaude-vie )), tabac, savon, harengs, « fromages puants- », se débitaient au pied de la cathédrale et souvent des piles de poteries barraient le grand portaiP.
Or, on s'occupait précisément alors de mesures d'ordre et de précaution. En 1769, un des innombrables coups de tonnerre qu'on rencontre à toutes les époques dans les annales de l'édifice, avait provoqué un incendie particulièrement grave : en moins d'une heure, le toit de la nef, puis toute la voûte
1. Le mot est du D' Eissen, dans son article intéressant et plein de verve.
2. Document du commencement du xviii' siècle, dans Seybotu (ouw. cilé, p. 554).