D' Eissen (arl. cilé, p
2. Datée de Strasbourg, i5 juin i830. (^Archives des Monuments historiques). Yoir Bévue alsacienne illustrée, n" III de 191 o.
d'or la voûte de l'abside, ainsi que celle delà coupole. Il y eut bien une protestation : celle d'André Friederich, le sculpteur strasbourgeois : « vouloir faire de l'histoire dans une église, non seulement en conservant, mais en restaurant des parties qui ne s'harmonisent pas à l'ensemble, ce n'est pas servir l'art. . . * » , il ne faut pas « faire de l'histoire » , mais de l'unité ; et Friederich, même après la décision du Congrès, essaya de faire triompher son opinion, dans une lettre destinée au Ministre, et qui se terminait par cette formule énergique : (( point de peintures, point de byzantin-... )> Ce fut en vain. Les travaux furent exécutés selon le programme de iS^a. iVctivement et ingénieusement, l'architecte Klotz^ s'appliqua à réaliser la pensée du Congrès (i 848-1 85o). C'est dans la préparation ou au cours de son travail qu'on s'aperçut que les ornements du xvii' et du xyiii" siècles, en bois et plâtre, avaient été simplement fixés au mur de l'abside par des crampons de fer; que cette décoration n'avait, par son exécution, et malgré son luxe apparent, qu'un caractère provisoire; et que rien d'essentiel n'avait été enlevé à la construction primitive. En même temps, Klotz ramena le chœur à ses dimensions d'autrefois, rendant à la nef la première travée qu'elle avait abandonnée au chœur en 1732; et cette opération fit découvrir le vieil escalier central de la nef à la crypte, sous un mon-