‹ La cathédrale de StrasbourgChapitre 26 sur 58 · ASPECT GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

ASPECT GÉNÉRAL

Le plan général figure une croix latine. L'abside, qui constitue la branche supérieure de la croix, étant très peu déve-

I . Pour cette description archéologique, on a consulté principalement outre quelques-uns des ouvrages précédemment cités et ceux qui seront indiqués au cours des pages suivantes : Chapuy, Vues pittoresques de la Cathédrale de Strasbourg, texte de J.-G. Schweighaelser, Strasbourg, F. -G. Levrault, 1827, in-V- — Baron F. de Guilbermt, Cathédrale île Strasbourg (notes de 1838 et de i852, rédigées en iSoG-iSôy), dans sa Description (manuscrite) des localités de la France, t. xvi (Département des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale). — V'iollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XI' au XVI' siècle, Paris, 1860, 10 vol. in-S", passiin. — ScnxA\SE (I)' Cari), Geschichte der bildenden Kûnste, V («m Mittelalter, t. 3), Dûsseldorf, Jul. Buddeus, 1873, in-8*. — Mitscher (G), Zur Baugeschichle des Strassburger Munsters, Strasbourg, Schultz, 187G, in-8°. — Woltmasn (D' Alf.), Geschichte der dcutschen Kunst im Elsass, Leipzig, Scemann, 187G, in-8'. —

loppée, le chœur occupe également le carré du transept. La nef est flanquée de deux bas-côtés simples. Deux chapelles, de chaque côté de l'abside, s'ouvrent sur les bras du transept; deux autres, sur les deux premières travées des bas-côtés.

La longueur totale de l'édifice est de io3 mètres (Notre- Dame de Paris : i3o mètres; Saint-Denis, io8; Amiens : i45; Cologne : i43), dont 3i pour le chœur, 63 pour la nef, 9 pour le narthex. La hauteur de la nef est de 32 mètres (Paris : 35 mètres; Saint-Denis, 29 mètres; Amiens, 42 mètres; Cologne, 45 mètres). La longueur du transept est de 56 mètres, la largeur de la nef de i4 niètres, celle de chacun des bas-côtés de 8 mètres.

L'axe de la nef, par rapport à celui du chœur, dévie légèrement vers le sud , j usqu'à ce que le narthex le ramène vers le nord .

L'élévation de la façade occidentale forme un parallélogramme complet, puisque le raccordement établi à la fin du XIV® siècle au-dessus du deuxième étage entre les deux tours ne laisse entre elles aucun espace vide ; mais au-dessus de cette masse imposante de 45 mètres de largeur, de Q6 mètres de hauteur, la tour du nord se prolonge pour se terminer en flèche à 142 mètres du sol.

La pierre employée à la construction de la cathédrale pro-

Grad (Gh.), L'Alsace, le pays et ses /iafei7an/5, Paris, Hachette, 188g, in-fol. — Ungewitter (G.), Lehrbuch der gotischen Konstractionen, 3' édit. (^nea bearbeitet von K. Mohrmann), Leipzig, Weigel, 1 889-91, 2 vol. in-4°. — Polagzek (Ernst), Der Uebergangsstil im Elsass, Strasbourg, Heitz, 1894, in-S". — Enlart (Camille), Manuel d'Archéologie française, I, Architeclare religieuse, Paris, Alph. Picard, 1902, in-S". — Grandriss des Munsters, dans : Stras- , barger Mixnsler-Blalt, hjoS-/». — Clauss (Jos. M.-B.), Das Munster als Begràb- ' nissldtte und seine Grabinschriften, dans : Strassb. M.-Bl., 1906. — Knauth(J.), Dos architeklonische Ornament am Strassbarger Munster, dans : Strassb. M.-BL, 1907, i9o8; — Das Strassbarger Munster und die Cheopspyramide , Bâtsel der Baukunst, dans : Bévue Alsacienne illustrée, Strasbourg, 1907.

vient de la région vosgienne à l'ouest de Strasbourg (du Gronthal, entre Wasselonne et Marlenheim, et, un peu plus au sud, de la haute vallée de la Bruche, entre Gresswiller, Oberhaslach et Niederhaslach) ; c'est ce grès des Vosges, qui donne à l'édifice un charme de coloris très captivant et dont Mérimée a écrit un jour avec une manière d'enthousiasme : « grès compact et très fin, de couleur rose lorsqu'il vient d'être taillé, mais qui prend avec le temps une teinte foncée comme celle du fer exposé à l'air; d'ailleurs cette pierre se prête admirablement à toute la délicatesse de l'ornementation gothique, et sa dureté, qui augmente avec les années, permet de l'employer pour les moulures les plus fines, pour tous les détails précieux dans l'exécution desquels excellaient les artistes du moyen âge » *.

La cathédrale présente des parties d'époques diverses; dans l'ensemble, elle s'est développée régulièrement de l'est à l'ouest. Nous suivrons ce développement dans notre description : nous commencerons par la crypte, puis nous étudierons le chœur et le transept, puis la nef et les bas-côtés, et, pour chaque partie, l'intérieur d'abord, l'extérieur ensuite.

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