‹ La cathédrale de StrasbourgChapitre 30 sur 58 · Voir p · texte numérisé non relu

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avons signalés, contemporains de la construction, se répétani sur tout le mur est du transept, — trois ouvertures en tiers point ont été percées, au xiii* siècle, celle du milieu dépassant les autres; elles reposent sur [des colonnes à jolis chapiteaux feuillages, devant lesquelles s'étend une balustrade du xv'' siècle; au coin de ce balcon, vers le chœur, un personnage en costume du temps s'appuie, le visage curieusement tendu vers le Pilier des Anges; puis, sous le balcon, se dessinent encore les traces d'une ancienne ouverture cintrée dans le mur, laquelle se dédouble un peu plus bas en deux voûtes également cintrées de chaque côté d'un robuste pilastre, trois colonnes dégagées recevant ces pleins cintres sur des chapiteaux qui rappellent encore ceux de la partie occidentale de la crypte : cubiques, mais divisés en deux sur chaque face et ornés de filets gracieux contournant les bords ; les bases ont des griffes encore simples comme dans la même partie de la crypte.

Dans la surface murale qui s'étend au-dessus de cette double voûte apparaît encore avec beaucoup de netteté et de couleur une belle fresque de la fin'du xv' siècle ou du début du XVI®. Des rares fresques d'Alsace, les unes cachées par le badigeon, les autres, à Strasbourg, détruites pendant le bombardement de 1870*, c'est la seule qui subsiste. Elle forme un triptyque. Au milieu, la Naissance du Christ : dans une cabane en ruines, la Vierge à genoux, devant l'Enfant couché sur un pan du manteau, dont elle tient un autre pan pressé sur sa poitrine: les mains jointes, les yeux baissés, comme en prière vers l'Enfant; derrière elle, à sa gauche, Joseph approche, le chapeau à la main, à petits pas; plus loin, deux bergers, têtes

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