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'i. Et dans la mesure où, ainsi refaites, elles peuvent servir de terme des
:Qparaison. Noir A. Michel, oui;, cilé, 11, 2, p. 7G2.
Too LA CATHÉDRALE DE STRASBOURG.
du transept méridional), de Bamberg aussi (au-dessus du Portail des Princes), dont la statuaire, plus que toute autre en Allemagne, appartient, quoique avec des attitudes un peu contournées et quelque désordre dans les mouvements, à la tradition française du xii^ et du xiii® siècles.
L'Église est à gauche*, debout, couronnée, les cheveux ondulant jusqu'aux épaules, tenant dans la main gauche le calice, appuyé au corps, la croix processionnelle dans la main droite. Sa robe, serrée à la taille par une ceinture, descend jusqu'aux pieds en longs plis; un manteau, retenu sur la poitrine par une agrafe, lui couvre les épaules. Elle regarde à droite, vers la Synagogue, d'une physionomie assurée, fîère de la victoire, non sans quelque douceur compatissante. Au côté opposé du portail, la Synagogue, les yeux bandés, la tête penchée, sans couronne, la robe et la ceinture pareilles à celle de l'Église, mais sans manteau, la lance brisée en quatre tronçons dans le bras droit, la main gauche retenant difficilement les tables de la loi qui lui échappent : c'est la Loi vaincue, en face de la Loi triomphante. Dans l'une et l'autre, même harmonie des lignes, même souplesse du corps, même grâce, ondoyante et comme transparente, dans les plis du vêtement, — et même simplicité de moyens : les corps également droits, mais l'un solidement appuyé sur la croix, l'autre affaissé, la hampe brisée ne le soutenant plus; la tête, droite, chez l'une, et qui ne craint pas un regard contraire, baissée, chez l'autre, et qui s'accorde avec l'abattement qu'indiquent les membres las. — L'une et l'autre sont abritées par des dais (refaits) avec ces inscriptions, postérieures aux
I . Les deux statues qu'on voit actuellement au portail sont des reproductions. Les originaux sont au musée de l'Œuvre Notre-Dame, presque en face du portail, de l'autre côté de la Place du Château. Voir p. i8/i.