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EXTERIEUR DE LA CATHEDRALE

On peut suivre sur les constructions extérieures de la cathédrale du ^lans, comme à l'intérieur, le développement de l'art dans Tarcliitecture religieuse pendant cinq siècles ; la période romane se distingue par ses sculptures et la période gothique impressionne particulièrement par la hardiesse et la beauté des lignes que tracent les meneaux et les archivoltes des fenêtres du transept, ou la silhouette de l'abside et de ses contreforts.

La nef. — L'extérieur de la nef présente des

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détails de consti'uction et d'ornementation qui se rattachent à des époques aussi éloignées que celles de rintérieur : on y relève également des constructions des siècles suivants.

La façade occidentale, malgré les additions qu'elle a reçues au xii'' siècle, a bien conservé son aspect roman de la construction primitive. Son pignon surélevé et les deux contreforts ajoutés pour contrebuter la voûte, construite après coup dans la nef centrale par Tévêque Guillaume de Passavant, n'enlèvent pas à cette façade son | caractère archaïque pour celui qui sait les isoler par la pensée.

Le portail occidental. — Trois portes en plein cintre sont ouvertes à la base du pignon : celle du milieu, établie sur des proportions beaucoup plus grandes que les deux autres, a son archivolte composée de trois rangs de claveaux aux angles épannelés, sans sculptures ni moulures, retombant actuellement sur des pilastres sans chapiteaux. Son tympan est orné seulement de pierres posées en échiquier. Au-dessus de ce portail, des pierres de diverses nuances forment un appareil réticulé que des chevrons, ornés de billettes, divisent en plusieurs compartiments, dans lesquels sont encastrées trois sculptures d'une exécution assez primitive. Celle placée au centre donne le buste d'un personnage couronné, tenant un sceptre de la main gauche et bénissant de la droite; un oiseau aux ailes éployées plane au-des-

LE PORTAIL OCCIDKNTAL

sas de sa tète ; eette coiiipositioii semble être une primordiale image du Christ roi. De chaque côté sont placés un sagittaire et un capricorne ; deux

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Façade occidentale. Transept nord

arcatures, aux claveaux couverts de zigzags, encadrent à gauche et à droite cet ensemble qui comprend toute la largeur de la grande nef.

Une large fenêtre, de plus grande ouverture, est percée au-dessus de cette porte ; elle est encadrée par une quadruple archivolte, chargée de billettes

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et de fins chevrons, supportée par des colonnettes à chapiteaux quadrangulaires. Un grand triangle, formé par des carrés de pierres de deuxtons, donne les anciennes dimensions du pignon avant l'élévation de la voûte de la nef.

Cet ensemble ne doit pas être une construction d'un seul jet; les différences d'ornementation très visibles dans la porte et dans la fenêtre, permettent de supposer que cette dernière a été remaniée et agrandie. La décoration de la porte elle-même n'est pas d'un style unique et d'une même date, comme le prouvent les sculptures encastrées dans la décoration générale placée au-dessus de la porte et semblable à celle qui encadre l'archivolte de la fenêtre. La fenêtre avec son archivolte moulurée et ses colonnes à chapiteaux aux feuilles très fouillées, est évidemment postérieure au portail ouvert au-dessous; elle appartient à une reprise de l'œuvre qui a compris également les arcatures placées de chaque eôté de la fenêtre ainsi que la décoration des chevrons placés au-dessus. Ce fut à cette époque que la fenêtre fut rélargie, ainsi que le prouvent ses colonnettes qui sont en porte à faux en dehors des pilastres de la porte. A l'intérieur de la nef, on voit que la fenêtre a été raccourcie dans sa partie inférieure, que les bases des colonnes uniques sont d'une époque plus ancienne et que les colonnes qui devaient garnir l'ébrasement intérieur de cette fenêtre ont été supprimées, ainsi que l'archivolte, pour produire l'élargissement actuel. Une autre preuve de ce remaniement postérieur de la fenêtre

LE PORTAIL OCCIDENTAL 8l

!St fournie par les détails d'ornementation des

Photo des ^Monuments liistoi POKTAIL OCCIDENTAL

arcatiires qui accompagnent latéralement la porte et la fenêtre de ce pignon. Les arcatiires du rez-de-

chaussée, en plein cintre, ont des moulures et des motifs décoratifs semblables à ceux des petites portes latérales, tandis que celles placées près de la fenêtre forment un arc légèrement brisé, dont les moulures et les détails d'ornementation, semblables à ceux des archivoltes de la fenêtre, sont évidemment d'un style plus avancé que ceux des petites portes des collatéraux.

Sur le prolongement des nefs collatérales, de chaque côté du pignon, une porte est ouverte, surmontée d'une fenêtre en plein cintre à claveaux lisses comme ceux de la grande porte ; mais l'archivolte de chacune des petites portes est garnie de plusieurs rangs de chevrons brisés, encadrant [un tympan chargé de doubles besans, et retombant sur des colonnes rondes à chapiteaux ornés de feuillages et même de chevaliers et d'animaux dans la porte du collatéral méridional.

Une petite tourelle carrée placée à chaque angle encadrait cette façade dans sa disposition première ; une de ces tourelles fut détruite au xv^ siècle, et celle qui subsiste encore a perdu sa flèche romane.

Le perron qui donne accès à ces portes a [été ajouté dans la seconde moitié du xviii'' siècle par M^'^ de FrouUay.

Les tours. — D'autres constructions de la même époque ont laissé quelques traces de leur ancienne existence ; elles sont aujourd'hui encastrées dans le mur du pignon de la Psallette qui fait face au

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