II. Porche central (i
Le porche central est plus spécialement consacré à la Sainte Vierge, comme l'indiquent et le sujet du fronton, dont il a été parlé plus haut, et la statue qui orne le trumeau de la porte.
Cette grande et belle statue représente Notre-Dame couronnée, portant sur ses bras l'Enfant Jésus et foulant aux pieds le dragon infernal. L'Enfant Jésus tient entre les mains le livre des Saints Évangiles. Cette Vierge repose sur un piédestal orné de deux colonnes, et elle est abritée par un dais, sur les côtés duquel deux petits anges agitent des encensoirs. Il est regrettable, pour l'effet d'ensemble, que cette statue ne soit pas à la même hauteur que celles qui accompagnent la porte de chaque côté ; elle paraît un peu écrasée ; mais il était difficile, sinon impossible, de faire autrement.
Au-dessus et sur les côtés de cette statue se développe le thème général du porche, le triomphe, la glorification de la Très Sainte Vierge. Rien de plus grandiose et de plus imposant que cette scène à laquelle l'artiste a convié les anges, les rois, les patriarches, les prophètes, ce que la cour céleste et le peuple de Dieu ont de plus saint et de plus éminent. Conformément à la tradition, ce majestueux spectacle
(a) Spite du miroir historique*
est divisé en trois parties : La mort précieuse de Marie, son Assomption et son Couronnement.
I. La première partie, la mort de Notre-DarnCy occupe le milieu et le côté gauche du linteau.
La Sainte Vierge est étendue sur un lit, les yeux fermés et les bras croisés sur la poitrine. Son visage respire le calme, la tranquillité, une sainte joie ; les affres de la mort n'ont point altéré ses traits, car pour la Mère du Sauveur le trépas n'a rien de pénible, c'est l'heureux moment où elle se trouve réunie pour jamais à son divin Fils et où, de la terre d'exil, elle passe au glorieux séjour du ciel.
Autour d'EUe se tiennent les douze apôtres alors providentiellement réunis à Jérusalem. Leurs traits dénotent l'étonnement et la tristesse ; l'étonnement d'une mort si calme et si douce, la tristesse de voir disparaître la Mère de leur divin Maître, la conseillère et la protectrice de l'Église naissante. Deux d'entre eux sont inclinés et se disposent à étendre un linceul sur l'auguste Vierge, d'autres portent des livres ; plusieurs semblent se communiquer les sentiments de douleur qui les animent ; l'un est imberbe et porte une palme, c'est saint Jean, le plus jeune.
Trois anges, dans les airs, balancent des encensoirs en signe de respect et de profonde vénération ; un quatrième, descendu à terre et placé sur la gauche, tient également un encensoir et une navette et semble s'entretenir avec l'un des apôtres.
A la tête du lit, Notre Seigneur debout, reçoit d'un ange, qui la lui présente sous la forme d'un petit corps, l'âme de la Très Sainte Vierge.
II. V Assomption de Notre-Dame n'occupe, sur la droite du linteau, qu'un espace très restreint.
L'artiste a voulu rappeler par là, sans doute, que ce mystère s'était accompli en secret et que les hommes n'en avaient pas été témoins. Deux anges descendus du ciel, prennent le corps de la Sainte Vierge et le sortent du tombeau ; deux autres dont Tun est à terre et l'autre dans les nues au-dessus du groupe, agitent des encensoirs.
m. Le Couronnement de Marie, troisième et principale partie de son triomphe, se dessine en grand sur le tympan tout entier.
La Sainte Vierge couronnée et portant un sceptre, est assise à la droite de son divin Fils conformément à ces paroles de la Sainte Écriture : t Astitit regina à € dextris tuis in vestitu deaurato — La reine en vête- « ments couverts d'or, s'est tenue à votre droite » (i).
Notre Seigneur, également assis, tient de la main gauche l'Evangile appuyé sur ses genoux, de la droite il bénit sa Très Sainte Mère et la confirme par là dans tous ses droits, privilèges et honneurs de Reine du ciel et de la terre.
De chaque côté, un ange debout présente l'encensoir et la navette ; un autre, le genou en terre, porte un chandelier, et tout autour, dans la première voussure, environnée de nuages, pour bien marquer que la scène se passe dans les cieux, d'autres anges proclament les gloires de Marie en présentant divers objets symboliques. Le premier, au sommet et au
(i) 7$, XLIV.
milieui déploie un volumen ou rouleau pour rappeler les chants d'allégresse, les cris de triomphe dont retentit la cour céleste. Au-dessous de lui, à sa droite, l'un présente le soleil et semble chanter cette parole du livre des Cantiques : « Vous êtes, ô Marie, brillante € comme le soleil — Electa ut sol » (i). Un autre porte une couronne et répète cette parole du même livre : t Venez, et vous serez couronnée — Feniy ce coronaberis "i (2). Un troisième présente une palme : « Je me suis élevée comme les palmiers de Cadés — « Quasi palma exaltata sum in CaJes » (3). Deux autres enfin offrent des parfums dans leurs encensoirs : « Sicut cinnamomum et balsamum aromati^^ans odorem € dedi^ quasi myrrha electa dedi suavitatem odoris — € J'ai répandu une senteur de parfum comme la € cannelle et le baume le plus précieux et une odeur t comme celle de la myrrhe la plus excellente » (4). A la gauche de l'ange du milieu, un autre, le premier en descendant, tient le croissant de la lune et semble s'écrier : « Vous êtes belle, ô Marie, comme « l'astre des nuits — Pulchra ut luna > (5). Le deuxième porie entre ses mains une couronne, lé troisième le livre à sept sceaux (6), et les deux derniers
(i) Cant. des Cant,, V/, 9.
(2) id. IV, 8.
(3) Ecclésiastique, XXIV, 18.
14) id. XXIV, 20,
(5) Cant. des Cant., VI, 9.
(6) xApocalypse, \, 1. — Le livre à sept sceaux symbolise les sept principaux mystères de la vie de Jésus-Christ dont les deux premiers, l'Incarnation et la Nativité, sont particulièrement glorieux pour la Sainte
c< des encensoirs : « J'ai parfumé ma demeure, comme « le storax, le galbanum, l'onyx, la myrrhe, comme f la goutte d'encens tombée d'elle-même — Quasi € storax j et galbanuSy etungula, et gutta et quasi libanus € non incisus vaporavi habit xtionem tneam » (i).
Ces bas-reliefs du tympan et du linteau, dont nous venons de parler, ont été refaits depuis le commencement de la restauration de la cathédrale. Quelques restes des anciennes sculptures et les anges de la première voussure, demeurés à peu près intacts, ont permis de reconnaître et de reconstituer le sujet primitif.
Les grandes statues, qui se dressent d'un côté et de l'autre de la porte, représentent les hommes les plus remarquables du peuple de Dieu. Elles sont supportées par des socles historiés et des colonnettes au fût orné de moulures, de feuilles et de fleurs ; entre chacune d'elles et un peu en arrière, on remarque d'autres colonnettes plus élancées. Toutes sont couronnées de chapiteaux très gracieux et soutiennent les dais qui abritent les statues.
Pour suivre l'ordre chronologique dans l'examen de ces statues, le spectateur commencera par la plus éloignée de la porte sur sa gauche.
I. Elle représente Abraham. Le patriarche tient d'une main un couteau, de l'autre il saisit par les cheveux son fils Isaac, debout devant lui, pieds et mains liés.
Vierge (Saint Hilaire, saint Pierre Damien et autres ^ Cornel. a Lapid., tom. XXI, pag. II 8).
(i) Ecclésiastique, XXIV, 21.
Il va l'immoler ; mais un ange, placé au-dessus de lui sous la voûte du dais^ lui crie de ne point frapper son fils. Abraham détourne la tête et obéit à Tenvoyé céleste. Sur le socle historié on voit, embarrassé dans les branches d'un buisson, le bélier qu'Abraham offrit en sacrifice à la place dlsaac (i).
IL La deuxième statue est celle de Moïse. Le législateur du peuple de Dieu indique de la main droite une colonne carrée, appuyée sur son bras gauche et au sommet de laquelle est enroulé une espèce de dragon figurant le serpent d'airain (2). Sous les pieds de Moïse se trouve le veju d'or, qu'il réduisit qji poussière, lorsqu'il descendit de la montagne, sur laquelle Dieu lui avait donné sa loi (3).
m. Troisième statue : Samuel. Le prophète est représenté offrant en sacrifice un animal étendu sur un petit autel. Au pied de cet autel un enfant reçoit dans une coupe le sang de la victime. Cet enfant figure probablement Samuel lui-même servant dans le temple du Seigneur dès ses plus tendres années (4).
IV. La quatrième statue est celle de David. Le roiprophète est couronné. Il tient d'une main une lance, de Tautre il présente une couronne d'épines et trois clous. Ces divers attributs rappellent les paroles prophétiques de David touchant la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ : t Ils ont percé mes mains et « mes pieds — Foderunt manus meas et pedes meos. ' —
(1) Genèse, XXII.
(2) Nombres^ XXI, 8, etc.
(3) Exodty XXXII.
(4) I %fis, II, 18 et suiv.
« Délivrez mon âme, ô mon Dieu, de la framée (i) « — Erue à framed, Deus, animam meam » (2).
Les jambes de David sont croisées comme celles d'un homme qui danse, pour rappeler que, dans son allégresse, ce saint roi dansa devant Tarche du Seigneur, lorsque celle-ci fut ramenée à Jérusalem (3). Enfin, sous les pieds de David, on voit un lion. C'est le lion de Juda, figure du Christ, et autrefois, insigne de la tribu de Juda, de David et de Salomon (4). Ce lion rappelle aussi ces paroles du psaume XXI : « Sauvez-moi, Seigneur, de la gueule «du lion et des cornes des licornes — Salva tne ex « ore leonis et à cornibus unicornium hutnilitatem meam ».
V. De l'autre côté de la porte, la première statue est celle à^Isaïe, Le prophète a l'air souriant. Ce qu'il annonce par les divers objets représentés autour de
(i) La framée est figurée ici par une lance. La framée — framea — était une «c arme des anciens Francs et des Germains. On est incertain sur la forme de cette arme. Des auteurs en font une épée à deux tranchants; la plupart, avec plus de probabilité, un long javelot ou une espèce de hallebarde. > CDict. des sciences , lettres et arts, par BouiLLFr). « La Framée était une espèce de lance » (Grand Dict. illustré par Chevreuil.) — « Framée, lance des anciens Francs ». (Gazier, Dict. classique)^ etc.
(2) Tsaume XXL
(5) II *^iSf VI, 14 et suîv,
(4) c Ecce vicit leo de tribu Juda, radix David, aperire librum.... — Voici que le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David (Jésus-Christ) a obtenu par sa victoire le pouvoir d'ouvrir le livre. » (xApoeal V, 5.)
« Leo erat in»igne tribus Juda, Davidis et Salomonis ob robur et regnum.» (CoRKEL. A Lapide, tom. III, pag. 608) — « Porro Christus vocatur leo, primo quia ortus est ex tribu Juda, eu jus insigne fuit leo. Illi enim benedicens Jacob patriarcha ait (Genèse^ XLIX, 9.): «Catulus leonis Juda, accubuisti ut leo,. ...» (Cornel. a Lapide, tom.XXI^ pag. 122).
lui, n'est-il pas, en effet, bien propre à causer de la joie ? N'est-ce pas la naissance de Celui qu'Israël attend depuis de longs siècles, le Messie ? De la poitrine de Jessé, couché et endormi sous les pieds du prophète, on voit monter une longue tige, au sommet de laquelle s'épanouit une fleur, et au milieu de cette fleur apparaît le buste de Jésus-Christ. D'une main Isaïe tient cette tige et un volumen, de l'autre il montre la fleur et semble dire encore : t II sortira un « rejeton de la tige de Jessé et une fleur naîtra de sa a racine et l'esprit du Seigneur reposera sur lui — c< Egredietur virga de radiée Jesse et flos de radiée ejus c aseetidet ; et requieseet super eum spiritus Domini » (i).
VI. Auprès d'Isaïe se trouve un autre prophète. Son attitude, ses traits empreints de tristesse et de douleur, le font vite reconnaître pour l'auteur inspiré des Lamentations, Jérémie. Figure des plus éclatantes du Messie persécuté, il présente un disque crucifère, symbole de la souffrance et des malheurs qu'il annonce et dont il sera lui-même la victime. L'homme courbé qui, d'une main, lui saisit le pied et de l'autre, ramasse une pierre, rappelle le genre de mort qui fut, d'après la tradition (2), infligé à cet homme de Dieu. Ses compatriotes, les Juifs, dont il reprenait les désordres, le lapidèrent.
VIL La troisième statue est celle du vieillard Siméon, Il tient entre ses bras l'Enfant Jésus et semble
(i) haïe, XI, I et 2 .
(2) HisU de l'Eglise^ Darras, tom. III, pag 316. Tertuuen, S. Jérôme, Isidore de Séville, etc.
regarder d'un air soucieux dans le lointain de l'avenir et adresser à Marie ces paroles, que nous lisons au deuxième chapitre de saint Luc : t Cet enfant est € venu au monde pour U ruine et pour la résurrccc tion de plusieurs en Israël. U sera en butte à la € contradiction^ et votre âme sera percée d'un glaive « de douleur » (i).
L'Enfant Jésus porte le globe terrestre entre les mains. Sous les pieds de Siméon, une femme accroupie regarde le Sauveur. Peut-être est-ce la prophétesse Anne qui, au moment de la Présentation, louait le divin Entant qu'elle reconnaissait pour le Messie promis au monde, et parlait de lui à tous ceux qui attendaient la rédemption d'Israël (2).
VIII. La quatrième et dernière statue est celle de saint fean-Bapiiste^ précurseur du Messie. Sous le manteau jeté sur ses épaules, il porte une tunique de poils de chameau, retenue par une ceinture. « Erat « Joannes vestitus pilis cameli et :{pnd pelliceâ circà c lumhos ejus » (3). Il tient d'une main et indique de l'autre l'Agneau de Dieu, entouré d'une auréole, çt semble répéter la parole par laquelle il annonçait l'apparition du Messie : t Voici l'Agneau de Dieu — Ecce agnm Dei » (4). Sur le socle s'enroule un monstre que Jean-Bap^ste foule aux pieds. C'est l'image du démon terrassé par la parole énergique du précurseur.
(i) 5. Luc^ chap. II, V. 34 et 3$.
(2) 5. LuCj chap. II, 36-38.
(3) 5. MarCf chap. I, 6.
(4) S. Jean, chap. 1, 29.
IX. Tous les autres personnages, qui assistent au triomphe de la Sainte Vierge, sont dans les voussures.
Les anges occupent la première, comme nous l'avons vu plus haut. Sur la deuxième, la troisième et la quatrième s'étendent les branches de V Arbre de Jessé^ au milieu desquelles apparaissent les divers personnages composant la géné?loe;ie de Jésus et de Marie, telle qu'elle est rapportée en saint Mathieu.
Jessé est assis au bas de la quatrième voussure à gauche. Un arbre prend naissance à ses pieds, s'élève devant lui et se divise en deux brancnes, qu'il tient des deux mains ; au-dessus de sa tête, les branches se réunissent et leurs feuilles forment un bouquet, du milieu duquel semble sortir David, bien reconnaissable à la couronne, qui orne son front, et à la harpe, qu'il tient à la main. Les deux branches réunies s'écartent de nouveau de chaque coté de David, et vont se rejoindre, au-dessus de lui, pour former un second bouquet qui porte le personnage suivant.
Rien de plus ingénieux que cette disposition répétée à chaque statuette ; rien de plus délicat et de plus gracieux que ces branches ornées de feuilles, de fleurs et de fruits ; rien de plus naturel et de plus varié en même temps que la pose des personnages et la disposition des draperies ; rien de plus imposant enfin que l'attitude de ces rois, de tous ces nobles rejetons de la famille de David. Tous sont assis et portent des couronnes. Au-dessus de Jessé et de David, c'est Bethsabée, mère de Salomon, puis Salo-
mon lui-même (i) portant entre ses mains le temple de Jérusalem, figuré par une petite église. Viennent ensuite Roboam et les rois de Juda avec leurs sceptres, puis les autres membres de la descendance royale, tenant des volumens roulés ou déployés en sens divers. Tous regardent avec un bonheur mêlé d'étonnement Marie et son divin Fils Jésus, l'admirable fleur, le fruit merveilleux sortis de la tige de Jessé ; tous contemplent avec ravissement l'ineffable glorification de leur race.
X. La cinquième voussure contient quatorze per- . sonnages assis sur des sièges à dossier. Aux rouleaux ou volumens qu'ils tiennent à la main, on reconnaît les Prophètes. Eux aussi, après avoir annoncé au monde les gloires et les bienfaits de l'Incarnation, assistent, et c'est justice, au triomphe de Marie, en qui s'est accompli ce grand mystère. Aucune des statuettes n'a la même pose et aucun des dossiers de leurs sièges ne ressemble à ses voisins. En ajoutant à ces quatorze figurines Isaïe et Jérémie, dont les deux grandes statues ornent le côté droit de la porte, on obtient le nombre seize, qui est celui des prophètes, dont les écrits sont conservés dans l'Ancien Testament.
« L'os qui pend, »
On voyait jadis, et même encore pendant la première moitié de ce siècle, suspendu à la voûte du
(i) Et non le fondateur de la cathédrale^ comme Taffirme Fleurt (xAntiq, et Monum., tom. III> pag 209).
porche central, un os énorme provenant de quelque cétacé. Il était vulgairement appelé « ros qui pend », et classé parmi les sept merveilles de la ville (i). Aucune tradition ne nous a appris le motif qui lui fit donner cette place d'honneur au portail de la cathédrale. On pense généralement qu'il n'y était qu'à titre de curiosité. Un fragment de cet os est conservé à la cathédrale ; le reste est au musée de Soissons.
Entra solennelle de l'évêque.
C'était sous ce même porche que, au jour de son entra solennelle dans sa ville épiscopale, l'évêque de Laon, venu de l'abbaye Saint-Vincent, nu-pieds et accompagné par les religieux de ce monastère et ceux de Saint-Jean (2), présentait ses bulles au puissant chapitre de la cathédrale et était reçu par lui. Le doyen lui faisait baiser la croix et lui présentait le goupillon. Lorsque l'évêque s'était aspergé lui-même et avait aspergé ceux qui l'entouraient, il était introduit dans l'église et allait se prosterner quelques instants devant l'image de la Vierge Mère de Dieu, titulaire de l'incomparable basilique (3) ; pendant ce
(i) Les sept merveilles de la ville étaient : La cathédrale, les églises de Saint-Martin et de Saint-Vincent, la pierre à clous, Tos qui pend, la tour penchée et l'étang de Saint- Vincent.
(2) La préfecture actuelle.
(3) c Deducitur novus autistes nudis pedibus ad valvas cathe*
dralis ecclesiae, ubi, exhibitis decano et capitulo litteris apostolicis ecclesiae sibi commisse, statim ab iisdem digne excipitur per osculum crucis et porrectionem aspersorii quod ab ejusdem decani manibus accipit, seipsum et alios subindè aspergens aquà benedictâ incipiendo ab eodem
temps les grandes orgues saluaient son entrée de leurs strophes triomphales et, dans leurs régions aériennes, les belles cloches de Notre-Dame chantaient l'envoyé du Seigneur et annonçaient partout la joie du peuple chrétien (i).