‹ La cathédrale; pièce en quatre actesChapitre 11 sur 95 · ACTE I, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE II

ABÉLARD (ironique)

Oui, ceci est du neuf ! (7est la façon nouvelle, La nouveauté ! Alors on l'aime, alors c'est beau !

HILAIRE

Sans doute, maître Abélard...

ALAIN (à son voisin) Qu'a-t-il encore ?

ABÉLARD (bref)

Moi je ne conçois pas qu'à une église dans la forte manière ancienne, on vienne adjoindre çà qui ruine l'eflfet d'ensemble. Il est vrai que la chose est... nouvelle !

(Les ouvriers se redressent, le regard courroucé).

HILAIRE

Mais, seigneur Abélard, je m'étonne.

ABÉLARD

Les plans de maître Hugon étaient ceux qu'il fallait.

3o LA CATHÉDRALE

HUGON (troublé) Qu'entends-je ?

lilLAIRE

Maître Abélard, ne rappelez pas ici les querelles passées ; les partisans d'Hugon, dont vous prîtes la tête se sont tous soumis. Il n'y a plus deux écoles à Chartres ; vous-même avez juré de travailler sans rancune à l'œuvre de Geoffroy. Alors pourquoi réveiller devant des étrangers ces ferments de discorde ?

ABÉLARD

J'ai dit (// so7't).

LE CHEVALIER

Un mauvais regard, cet homme.

HUGON {à part)

Abélard est resté fidèle... Il faut que je lui parle (// sort).

HILAIRE

Vousexcuserez,messire, ce mouvement d'humeur, mais cet homme est violent.

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