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chapitre d'Angers, par l'évêque Guy de Law \ Angers, rue Baudr

nationales, 3 69, fol. 117, ne 273. Archives de Maine-et-Loire, G. 335, fol

(3) Martyrologe, 244.

glise du Mans, IV, 516.

+ Martyrologe, 244, au 7 des ides de février.

(6) On célébrait l'anniversaire de Geoffroy, à Le Marguerite. Cabinet de M. L. Bri (7) Église du Mans, NV, 2.

Marguerite de La Chapelle, est dit, en 1368, « cousin paternel de noble homme mons' Jehan d'Usages, vidame

hapelle-Saint-Aubin, le 20 juillet, jour de la fête de sainte

+. Pouillé, ms., p. 198. Voir Livre rouge, fol. 119, vo.

de La Forêt, fils de Jean de La Forêt et d'Isabeau Suzanne, petit-fils de Philippe de La Forêt et de

Avocat en la cour du Mans, chanoine et official du diocèse, Geoffroy de La Chapelle fut élu d'une voix unanime par ses confrères, probablement le 16 mai 1338 !, pour prendre la place de Guy de Laval, sur le siège de saint Julien. Son intronisalion eut lieu le dimanche avant la Nativité de Notre-Dame, 6 septembre de la même année, d'après un acte par lequel Guillaume Chamaillart, seigneur d'Anthenaise et de Pirmil, retenu au service du roi à Amiens, dépula son fils ainé, Guillaume, afin de porter l'évêque lors de sa premiére entrée au Mans. Geoffroy refusa ce jeune seigneur et un autre chevalier. Plus tard, le 6 octobre

1338, le sire de Pirmil reconnut que l'évêque pouvait exiger un service per-

sonnel et obtint « les louailles » du festin qui lui avaient été retenues

La charité de l'évêque était inépuisable : au cours d'une famine, il distribua aux pauvres le blé et le vin qu'il pouvait posséder. Ami de la paix, il la maintint dans le diocèse, rendant une égale justice aux cleres et aux laïques. Il aimait à

officier dans sa cathédrale et dans les autres églises, tout én se montrant l'ennemi

du faste et des vêtements luxueux.

Son pontificat de neuf années* prit fin en 1347, le 20 juillet’, « par une » strangurie ou retention d'urine », disent Le Corvaisier et Bondonnet. Sa générosité éclata par les dons qu'il fit. La cathédrale eut de beaux ornements. De plus, il

donna pour la célébration de son anniversaire le 30 juillet, trois cents livres de

petits tournois? à convertir en acquêts. Ses exécuteurs testamentaires , les cha-

noines Jean de Baugé et Guillaume Paon', fondérent pour lui un deuxième

signant au Chapitre cent vingt francs d'or et cinquante

anniversaire le 16 mai, en &

florins de Florence, également d'or, sommes destinées à la réédification des moulins capitulaires du Pont-Mégret ?.

La dépouille mortelle de Geoffroy de La Chapelle fut ensevelie dans la

clôture du chœur de la cathédrale, du côté de l'Évangile, à l'autel Saint-Maur.

» du Mans, chevalier ». Archives nationales, X/1 + 19/B, 268

à 277. — C'est peut-être ce Jean, alors âgé de seize

ans, qu'on trouve dans le Martyrologe, 24, au 3 des ides de septembre, qualifié chanoine du Mans et archi-

diacre de âteau-du-Loir.

(1) « Gaufridus de Capella fuit episcoporum ultimus ex is qui per electionem præsulatum Cenom. adepti

6 ter, fol. 3

» sunt ». Cenomania, ms.

(2) L'accord où se rencontrent ces di Is se trouve dans le Livre rouge, fol. 27: date du « sabmedi

» après la feste saint Denis, l'an de grâce mil cec que il faut lire 1338.

Corva

te huit ». Selon la judicieuse remarque de dom Briant,

Relativement à ce texte, dom Piolin (V, 2) donne deux dates erronées, 1339 et 1346. Le

sier l'applique faussement à l'évêque Jean de Craon. (G) CIS Cenomannis ter tribus annis pontificavit ». Martyrologe, 244, au 4 des calendes d'août. Le même article nécrologique dit ailleurs, par erreur, qu'il resta douze ans sur son siège. G) CM G ter, X quater, 1 bis et V, tune regula cleri, in Ma Martyrologe, 214, au 4 des calendes d'août. — Dom Piolin (V, 8), le fait mourir au Mans, le 50 juillet.

rele festo, carnis pariele fracto, decessit ».

G) Plus de douze mille francs en monnaie moderne. (6) Johannes de Baugeyo et Guillelmus Pavonis. Ce Guillaume Paon est appelé Guillaume de Pennon par Le Corvaisier (p. 582), et Jean de Pennon par Bondonnet (p. 608).

(7) Sur la Sarthe, au bas du Tertre-Mégret. — Les notices nécrologiques de Gcoffroy de La Chapelle sont inscrites au 17 des calendes de juin (46 mai), au 4 des calendes d'août (29 juillet) dans le Martyrologe, 244, et au 13 des calendes d'août (20 juillet) dans le Martyrologe de l'abbaye du Pr

LES ÉVÈQUES DU XIVe SIÈCLE 317

Quelques années plus tard, en 1361, le corps de son neveu, le cardinal Pierre

de La Forêt, devait prendre place tout auprès, à l'autel Saint-Fiacre. Voici en

quels termes un document parle de ces deux tombeaux brisés par les Huguenots en 1562:

« De l'aultre costé dudit cueur et dedans icelluy, avoit ung autel de saint » Fiacre, avecques une sépulture d'évesque (de Pierre de La Forêt) qui estoit » de marbre blanc et noir, qui avoyent esté touz cassez, el en ce fait dommaige tournois. Au-dessoubz, du mesme

» en l'esgard de la maczonnerie de mil livr

» costé, y avoit une table d'autel en la chapelle Sainct-Mor, avecques une

» sépulture d'évesque (de Gcoffroy de La Chapelle) de marbre blanc et noir,

» lesquelz table d'autel et sépultures estoient couvertes d'une chapelle de pierre

» de taille portée par quatre pilliers et amortye d'un grant labernacle fort

» haull, tout percé à jour et enrichy de crestres et fucillages, avecques une » cloayson faisant séparation d'entre ledict cueur et l'allée (le déambulatoire), » toutes lesquelles choses auroient esté rompues et démolyes, et faiet dom- » maige en l'esgard de la maczonnerie de la somme de deux mil livres » tournois !.

» Devantaige, y avoit entre lesdictes chapelles Sainct-Mor et Sainct-Fiacre un

» pied destal de pierre de taille qui portoit une relique du bras de sainct Gervais,

» lequel pied destal auroit esté cassé et démoly et faict dommaige de quinze livres

tournois ? ».

Si le nom des artistes, auteurs des monuments funéraires de Geoffroy de La Chapelle et de Pierre de La Forêt, reste inconnu, il est permis de supposer que

l'architecte de la cathédrale, qui présidait alors à la construction du transept sud

et qu'on trouve signalé dans les comptes du Chapitre de cette époque”, ne demeura

pas étranger à leur érection.

La personnalité de Pierre de La Forêt est trop intimement liée à celle de Geoffroy de La Chapelle pour ne pas retenir ici quelques instants l'attention du lecteur. Ce personnage naquit vers 1305, dans la petite ville de La Suze, de Philippe de La Forêt, issu d'une modeste famille ‘ fixée dans le pays de temps immémorial ?. Sa mère, Marguerite de La Chapelle, sœur de l'évêque du Mans, était originaire,

ainsi que ses parents, de La Chapelle-Saint-Aubin, près du Mans. Un de ses

() Voir Bibliothèque nationale, ms. Duchesne, 37, fol. 163. (2) Archives du Chapitre. Plaintes et doléances du Chapitre de Saint-Julien en

(3) De 1337 à 1345, ces comples signalent, sans le nommer, le maître de l'œuvre « magister operis v, tra es du Chapitre, B/2, fol. 6 et 111 verso.

vaillant aux maisons capitulaires. Archi

() « De statu modico et humili ». Testament de Pierre de La Forêt, conservé en copie du XVIIIe siècle, dans un Pouillé manceau du cabinet de M. L. Brière.

G) ©... Philippi de Foresta, patris meï, qui ex cadem parochia de Suza, cum parentibus suis, à tempore » à quo non extat memoria, traxit originem ». 1bid.

(6) &… Margaretæ, ejus uxoris (Philippi), matris meæ devotissimæ, quæ de parochia de Capella Sancti » Albini prope Cenoma

2, cum parentibus suis ab antiquis temporibus originem duxit…... ». Ibid.

oncles paternels, Guillaume de La Forêt, était chanoine de Saint-Julien. Sur les banes de l'école dès l'âge de douze ans, Pierre devint de bonne heure docteur en l'un et l'autre droit, professeur à Orléans et à Angers. Alors qu'il atteignait sa vingt-cinquième année, l'évêque du Mans, Guy de Laval, le nomma curé de Chemiré-le-Gaudin. Ensuite on le trouve pourvu d'une chapelle à Athenay, prébendé à Saint-Pierre-de-la-Cour du Mans et à Saint-Martin de Tours, doyen

d'Ernée, archidiacre de Montfort-le-Rotrou, chanoine de Paris et de Rouen,

chancelier du comte du Maine (1347), évêque de Tournay (1349), chancelier de France, sous Philippe de Valois (1357, 1359), évêque de Paris (1350), archevêque de Rouen (1352) et enfin cardinal prêtre du titre des Douze-Apôtres (1356).

Le cardinal Pierre de La Forêt fit son testament, dans lequel il retrace son

curriculum vilæ, le 22 juin 1361. [1 y demande la sépulture dans la cathédrale du

Mans, auprès du tombeau de son oncle l'évêque Geoffroy de La Chapelle, y nomme

plusieurs de ses parents, particulièrement son frère, feu maitre Guillaume de La

Chapelle, curé de La Suze, deux bâtards, portant le nom de Simon de La Forêt,

dont l'un fut longtemps à son service, et Jean « Boerii ? », son neveu, archidiacre

de Montfort. Il y mentionne de nombreuses fondations, notamment la fondation

d'une chapellenie dans l'église de La Suze où il avait reçu le saint sacrement de baptême. Trois jours plus tard, le 25 juin, il mourait de la peste dans son palais de Villeneuve-lès-Avignon”. Son anniversaire est inscrit dans le Martyrologe de la cathédrale, au + des nones de juillet. Ce texte apprend qu'il avait doté notre église d'une magnifique croix d'or renfermant un gros morceau de la vraie Croix.

Ciaconius donne pour armes au cardinal Pierre de La Forêt : D'argent à un arbre de sinople .

Mathieu Pezas, doyen du Chapitre, vivait du temps de Guillaume de La

Chapelle. Il fut présent au chapitre général qui se tint le jeudi après la fête des

apôtres Pierre et Paul, 1346°, et eut comme successeur Guillaume de Rochefort °.

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