PIERRE DE SAVOISY
Gontier de Bagneaux ayant été placé sur le siège de Sens, le 25 février 1384 (v. s.), l'évêché du Mans échut à Pierre de Savoisy, qui, dès le 8 avril de la même année, fit un accord avec l'abbé de Saint-Vincent au sujet de son séjour
dans l'abbaye, la veille de son intronisation *. Suivant le P. Anselme * et le Gallia", il était le second fils de Philippe de Savoisy, seigneur de Seignelay, conseiller, chambellan du roi et souverain maitre d'hôtel de la reine Isabeau de Baviere, et
de Marie de Duisy.
(1) Je ne compte pas ici quatorze petits écussons, dans des trèfles, absolument indéchiffrables.
(2) Pour plus de détails, voir dans le Bulletin de la Sciences et Arts de la Sarthe, t NII, pp. 17: 386, les articles de MM. Espaulart et Voisin sur ces peintures.
(3) Histoir ainsi: « Gontier y fit exécuter des peintures murales d'une ra
ociélé d'Agriculture,
vesques du Mans, p. 603. Dom Piolin, (V,
n de concilier tout le monde, s'exprime
are perfection, au sentiment de ses contemporains,
» et il fit dorer la voûte. Mais ce n'est point à lui qu'on doit attribuer les délicieuses peintures dont on admire » encore aujourd’hui les restes aux voûtes de cette élégante chapelle ; elles dénotent clairement le XVe siècle, » et probablement un pinceau italien ». Le Révérend Père aurait été bien empêché de motiver son opinion et surtout de faire entendre comment l'œuvre de Gontier de Bagneaux disparaissant au XVe siècle, le blason de celui-ci ait été rétabli plusieurs fois et sans motif au milieu des nouvelles peintures.
(4) Bibliothèque du Mans, ms
7, Livre rouge, fol, 90.
(5) Tome II, p. 277.
(6) Tome XIV, 409.
Re
Parmi les contestations qui s'élevérent entre l'évêque et le Chapitre et sur lesquelles je ne puis m'étendre ici !, il importe de signaler un conflit (1392) au
sujet des troncs que les chanoines avaient fait placer dans leurs églises du diocèse
pour recueillir les offrandes destinées à l'œuvre de la fabrique?, c'est-à-dire à
l'achèvement du transept sud et à l'édification du transept nord.
On se souvient que dès le commencement du XIVe siècle, les travaux de construction du transept sud avaient été entrepris en même temps que ceux de la grosse tour du midi. Ils étaient vraisemblablement achevés en 1392, à époque du malheureux voyage de Charles VI dans le Maine. Le monarque, tombé fou dans la forêt de Longaulnay, le 5 août 1392, fut ramené au Mans
où différents médecins le soignérent, notamment le chanoine de Saint-Julien *,
Guillaume Le Touzé, qui reçut pour sa peine la somme de cent francs. Durant son séjour dans la capitale mancelle, Charles VI offrit à la cathédrale (11 août)
cent dix torches de dix livres chacune et quatre cierges pesant chacun vingt-cinq
livres, soit pour deux cent quarante francs de cire, sans compter un don de cent francs en argent?. Plus tard, par acte daté de Paris, le 11 décembre 1399, il
donna au Chapitre deux cents livrées de terre de rente, c'est-à-dire cent livrées
avec fief et justice, et cent autres livrées sans fief, ni justice". Non content
de cette générosité, il accorda le même jour à la confrérie des chapelains et
des clercs de Saint-Julien cent autres livrées de terre (cinquante avec fief et
justice, et cinquante sans fief, ni justice), à la condition d’une messe solennelle
de l'office de saint Julien chaque année Déj
fondé dans la même église une messe basse, à dire tous les jours de la semaine
et des Morts après son décès”.
le 8 décembre 1392, par acte passé au château du Louvre, il avait
à l'autel « de nouvel mis et assis de par » lui « au destre costé de l'autel monsieur » saint Julian, à l'oposite de la chapelle fondée au senestre costé dudit autel » par le cardinal de La Forest ». Pendant cette messe, il devait y avoir sur l'autel, deux cierges « de cire neuve, ardans, chascun pesant deux livres » et « durant la
» lévation du corps Notre Seigneur, à ycelles messes, deux torches de cire neuve,
() Au sujet d’un scandale le jour de la Fête-Dieu, 1393, voir Archives nationales, X/1à 1477, fol. 359 et 601 ve, Livre rouge, fol. 26 vo à 29.
(2) Archives nationales, X/11 1477, fol. 147 vo et suiv.
(3) Un accord du
ais. Livre rouge, fol. 20 ve à
embre 1377, entre l'évêque Gontier de Bagneaux et le Chapitre, nous apprend qu'on
cathédr:
prenait le sable pour le, dans la
the, aux îles des moulins de Saint
rvais. Livre rouge, fol. 31 vo, (4) Parmi les autres chanoines de
nt-Julien à cette date, on peut citer le doyen Jean Soulas, Pierre de e de Château-du-Loir, Jehan Becquet « maître escolle », Me un Suzanne, Michel
hidial
d'Auvergne, Jehan de Souvré, arias, Jehan Le Bennier, Guillaume de La Rousière, Pierre Ponderoux, Thibaut Fournier, Briand Prieur. Livre rouge, 247, fol.
G) Bibliothèque nationale, ms. fonds français 4189, Comples d'Arnoul Boucher.
(6) Archives nationales, JJ 143, fol, 173 verso.
(7) Ibid. 144, fol. 18.
(8) Le dimanche, de saint Julien, par un chanoine; le lundi, du saint du jour; le mardi, de la sainte Vierge ; le mercredi, des Morts
le jeudi, de saint Julien ; le vendredi de la Croix ; le samedi, de la sainte Vierge.
ATHÉDRALE DU MANS
à MÉRIDIO
NALE