SUAIRE DE SAINT BERTRAND
Les Actus le font naître de parents, d'une race illustre, francs et gaulois d'origine. Il marcha sur les traces de son prédécesseur et fonda ou laissa établir différents monastères dans son diocèse, spécialement celui de Saint-Longis auprès de Mamers ! et celui d'Évron où s'était accompli un notable miracle produit par
des reliques de la Vierge apportées en cet endroit par un pélerin. Pendant son
épiscopat qui dura environ trente ans”, c'est-à-dire jusque vers 653 où 654, il
assista au concile de Reims (625 ou 630*), à celui de Clichy, en 627 et se fit représenter à celui de Châlon (vers 650) par l'abbé Chagnoald *, Le 8 des ides de février, l'an V du règne de Clovis IT (6 février 643?),
saint Hadouin dicta au diacre Cadulphe® un testament”, par lequel il distribue
ses villæ avec les serfs qui s'y trouvaient, entre la sainte église du Mans, Saint- Victeur où il demande la sépulture, Saint-Pierre et Saint-Paul de la Couture, Saint-Vincent, Sainte-Marie d'Évron, son fidèle Chaddon et son parent Bodilon. Les souscripteurs de cet acte sont: Rensindus, Berthegiselus, Marsus, Austrebertus, Audobertus, Saighrannus, Defensor et Ursinianus.
Notre évêque mourut le 13 des calendes de septembre (20 août), et, selon son désir, fut enterré dans l'église de Saint-Victeur où reposaient le plus grand nombre de ses prédécesseurs", les saints Thuribe, Pavace, Liboire, Victur. Victeur, Principe et Innocent.
L'auteur inconnu d'un récit intitulé: Translalio beali Juliani episcopi, récit composé peut-être dans le cours du XIe siècle”, raconte qu'au IKe siècle, lorsque saint Aldric releva les corps des premiers évêques du Mans, on retrouva celui de saint Hadouin absolument entier avec ses habits pontificaux ". Le continuateur
des Gesla Aldrici affirme, au contraire, qu'on découvrit seulement la plus grande
(1) « Sanctus Lonegisilus cellam seu monasterium in condita Sagonense, prope Mamertum, in loco qui » dicebatur Buxidus seu Busiacus, forte ubi nune extat prioratus Sancti-Lonegisili, ab abbatia S: » pendens, construxerat, concedente Hadoindo, episcopo, et favente Clolario rege, cum orator
acti-Vincentii
in honorem » sancti Petri ». Dom Briant, Cenomania. La charte de fondation de Saint-Longis est réputée fausse.
56 et suivantes.
J. Havet, Questions mérovingiennes, pp Vingtneuf ans, onze mois, vingt-trois jours selon les Actus Pontifieum dans Velera Analecta, M, p. 160 ;
qua
Le-sept ans, onze mois, vingt-quatre jours, d'après le catalogue des mêmes Actus ; trente ans, onze gue des Gesta Aldrici. Il ne pi
mois, vingt-quatre jours suivant le & guère possible de reculer la mort de saint Hadouin au-delà des années 653 ou 651, ce qui lui donne un épiscopal d'environ trente ans. (3) Sirmond, Concilia antiqua Galliæ, 1629, p. 180, place ce concile en 630.
(4) Abbé Duchesne, Les anciens Catalogue opaux de la province de Tours, p. 51.
(5) Bondonnet (Vi
s des évêques du Mans, p. duit par le 6 février 650.
(6) On rencontre dans le Nécrologe de aye Saint-Vincent, un Cadulphus Heremburgis mentionné au 6 des calendes de février. Bibliothèque du Mans, ms. n° 41, fol
(7) « Testamentum sancti Hadoindi vere antiquitatem sapit ». Dom Briant, Cenomania. Testamentum