CHAPITRE XV
NW] À cathédrale du Mans posséde peut-être le plus bel ensemble de vitraux du moyen-âge qui existe en France, et les plus anciens spécimens connus de l'art du peintre verrier dans les célèbres
panneaux de lAscension. Ces vitraux remplissent actuellement
les hautes lanceltes du chœur, les fenêtres du premier déambulatoire, celles de la chapelle de la Vierge, quelques baies des bas-côtés de la nef et des chapelles rayonnantes ainsi que la Grande Rose. Des grisailles des NIVe et XVe siècles garnissent les immenses ouvertures des transepls.
Comme je l'ai dit plus haut!, les verriéres exposées au couchant subirent le 18 août 1858, de graves avaries et furent restaurées par MM. Coffetier, Lusson et Steinhel. Par bonheur, longtemps avant toute réfection, des calques exacts des plus anciens et des plus curieux de ces vitraux furent levés avec soin par MM. Leveau et L. Charles, sous la direction de MM. Hucher et Delarue®?. Ils permettent à l'archéologue de contrôler le travail des modernes peintres-verriers. Ces calques ont été publiés de grandeur naturelle”, dans un bel ouvrage de M. E. Hucher, composé de cent planches in-folio peintes à la main, sous le titre de Calques des Vilraux peints de la cathédrale du Mans”.
La grande fenêtre du bas de la nef contient un vitrail retraçant la vie de saint Julien. Cette verrière exécutée à Paris, en 1896, sous la direction de
M. Félix Gaudin, peintre-verrier, en remplace une autre faite en 1841. par
@) Abbé L, Charles, Guide du louriste an Mans, p. 32.
6) Et aussi réduits au quart,
() Le Mans, Monnoyer, 1864 Dans sa préface, M. Hucher remercie de leur concours dévoué MM. le chanoine Lottin, l'abbé Sébaux, se
re particulier de Mar Bouvier, qui devait mourir évêque d'Angoulême,
et l'abbé Launay, vicaire
M. Fialex !. Elle possède, comme sa devancière, quelques fragments du XIIe siècle (notamment l'entrée de saint Julien au Mans, reproduite ici, dans son état ancien), placés çà et là dans ses dix-huit médaillons, au milieu desquels se trouve un saint Julien en pied, mitré, crossé et bénissant.
Aux huil dernières fenè-
tres des bas-côtés (quatre à
gauche et quatre à droile) se
voient aussi des vitraux qui datent de la fin du XIe siècle ou du commencement du XIe.
IS relracent la vie des saints Gervais, Protais, Étienne et différentes autres scènes. Mais e bijou archéologique se trouve dans la deuxième fenêtre (côté de l'Épitre), c'est le vitrail de
‘Ascension célébre dans les
astes de la peinture sur verre.
« Si l'on veut remonter aux 2 Dosccosocessoss
» incunables de l’art et voir les
» plus anciens vitraux connus
» à dale à peu près certaine
» il faut, dit M. Hucher, jeter les » yeux sur les quatre panneaux
» inférieurs de l'Ascension..….…
» Cest une peinture ascétique
» exécutée entre un reliquaire
» et un missel, quelque chose