‹ La cathédrale Saint-Julien du MansChapitre 188 sur 236 · INSCRIPTION DU XI SIÈCLE · texte numérisé non relu

INSCRIPTION DU XI SIÈCLE

donateur, vêtu d'une soutane rouge et

entant deux

d'un surplis blanc avec l'aumusse sur le bras droit?; une sainte pr personnages à genoux, le mari et la femme, et sainte Marthe enchainant la

Tarasque.

Les grisailles des grandes baies des deux transepts, des XIVe et XVe siècles, sont également à signaler. Dans les bordures de celles du croisillon sud se voient des châteaux de Castille, jaunes sur fond rouge, semblables aux châteaux de

Castille de la rosace de la troisième grande fenêtre du chœur. Au transept nord,

les bordures se distinguent par des fleurs de des soleils à seize rayons ou

flamboyants et par des banderolles où sont inscrits les noms : JHESUS, MARIA.

Quelques fragments de verrières exposées en 1886 au musée du vitrail à

sants, du

Paris restent encore dans la capitale. Un des morceaux les plus inté

XVe siècle, porte un donateur, à genoux, jeune, cheveux imberbe, mains

jointes, armé de loutes pièces. Une tunique blasonnée couvre son armure : son écu, placé derrière lui, est pallé, ondé d'hermines el de gueules de six pièces, au franc quartier de sable chargé d'une louve passant d'or *.

Gt) Hucher, planche 100.

() Son écusson est d'argent à la fasce de gueules, chargée de quatre croix d'or. La partie bleue du chef semble être un morceau de verre

apporté.

au Musée

(3) Hucher, planche 9. — Voir Notice sur les vitraux de la cathédrale du Mans, exposés en 1 du vitrail, par l'abbé Robert

‘harles

Les Huguenots de 1562 assouvirent leur fureur sur les verrières de la cathédrale comme sur les autres parties du monument. D'après les Plainctes el doléances

du Chapitre, ils brisérent el rompirent plus où moins complètement, « à coups de

» harquebutte où baston à feu... le voyre de la grande vittre sise sur la grande

» porte et entrée de ladicte église » et d'autres vitres de la nef, « la vittre estant

» sur la porte devant la Pierre au Laict », les fenêtres du transept sud, « troys

» vittres estant en la chapelle saint Pierre :..... quatre vittres, moitié painetes et » moictié blanches » dans la chapelle de la Madeleine !: « six vittres painctes »

de voire blanc » dans

au revestiaire ; « cinq vittre la chapelle Saint Laurent, actuellement Saint-Étienne: « sept vittres painctes » dans la chapelle de Saint- Nicolas, actuellement Saint-Michel : « sept vittres de » voyre painct » dans la chapelle Saint-Antoine, actuellement Saint-Louis ; € une viltre paincte », audessus de l'autel de Saint-Louis: « dix vittres de

» voyre painet » à Notre-Dame du Chevet: « sept

» viltres painctes » dans la chapelle Saint-Jacques, actuellement Sainte -Scholastique ; « sept vittres » DE MOURRER

DU VITRAIL DE SAINT-ÉTIENNE dans la chapelle de Saint-Georges, actuellement

Saint-Julien ; « troys vittres » dans la chapelle Saint-Gatien, actuellement Saint-

Joseph; « cinq vittres » dans la chapelle Saint-Christophe, actuellement Sacré- Cœur ; « cinq vittres » dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste, actuellement Notre- Dame de Pitié; « quatre vittres de voyre painct » dans la salle du Chapitre;

» et une fenêtre dans la librairie; « deux vittres » dans la

« deux croys chambre des comptes: les « secondes vittres estant à l'entour du eueur ? en nombre » de treze, painctes » : les fenêtres du transept nord ; « la grande vittre paincte‘,

» eslant au pignon de ladicte église, sur la court de l'official » et « trente-neuf

» pieds de voyre blanc » dans «€ la chapelle de Nostre-Dame de soubz terre ».

Les verrières maltrailée mal et, à la fin du XVII Ss

nord, des vitraux aujourd'hui en partie disparus. Un manuscrit de la Biblio-

par les protestants furent r

aurées tant bien que

le, on voyait encore à la cathédrale, dans le transept

thèque du Mans' nous a conservé le souvenir de ces derniers. On y remarquait

les écussons suivants

« En la première grande vitre, à partir de la croisée, laquelle est du côté

» de la cour de l'officialité ? sont quatre figures avec leurs armoiries : 1° de gueules

(1) Actuellement sacristie de paroisse.

(2) Les fenêtres du premier pourtour.

(3) La grande rose.

(4) Ne 214, L IT. (Observations sur les vitrages de Saint-Julien!, pp. 119-195.

(5) Actuellement place du Château, devant le portail de la Psallette.

» à un massacre de cerf d'argent tourné de front ; 2 d'argent à une macle d'azur ; » 30 d'argent à un chevron d'azur, accompagné de trois frélons volants de sable, » ombrés d'argent, deux en chef el un en pointe'; 4 d'or, à trois chauve-souris

» volantes, ? et 1.

» En la seconde grande vitre, il y a six armoirie

: do d'argent à trois fleurs de

» lis de gueules ; 20 armes d'une dame, parti d'Angleterre (de gueules à trois léo- » pards d'or l'un sur l'autre] à la bordure d'hermines, parti échiquelé d'or et d'azur » au chevron d'hermines ..., à la fasce d'or, accompagnée de six croix alaisées de » même; 3 armes d'un prince, d'Anglelerre à la bordure dhermines; 4 et » 50 armes d'un cardinal, d'argent à trois roses de gueules boulonnées d'or ; 60 pallé,

» ondé dhermines el de gueules, au franc quartier de sable, chargé d'une louve

passant d'or?.

1o un

» En la grande vitre de la Rose, côté de l'évêché, il y a huit figures :

chevalier avec armoiries, écarlelé aux 1 el } de gueules au lion d'or, aux ? et 3

de sable fretlé d'or; 2% un évêque, d'argent à trois chevrons de sable * ; 3 un

évêque, avec armes de Bourbon ; 49 cardinal Fillastre, de gueules au massacre

de cerf d'or, à la bordure engrélée de méme"; 5 un roi de Sicile, d'Anjou plein

savoir de France à la bordure de gueules ; 60 un prince de la maison d'Anjou, de

» Jérusalem {d'argent à la croix polencée d'or, cantonnée de quatre croisettes de » même), parti d'Anjou ; 7 princesse de la maison de Bretagne”, de Jérusalem et

d'Anjou, parti de Brelagne ; 8 une reine, de Jérusalem, parti d'Anjou, liercé

d'Aragon qui est d'or à qualre pals de gueules”.

» À la vitre au-dessus de la chapelle Saint-Jean-Baptiste (actuellement cha-

pelle des Fonts) il y a huit figures : 10 un chevalier, d'azur à la croix estoquée

d'or, brisée en cœur d'une molette de sable ; 2 un chevalier, de gueules au lion

rampant d'argent ; 3° dame de la maison de Laval La Faigne, d'or à la croix de

gueules, chargée de cinq coquilles d'argent, el cantonnée de seize alérions d'azur,

l'écu entouré d'une bordure de sable besantée d'argent ; 4 seigneur de Laval, d'or

à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'argent, el cantonnée de seize alé-

rions d'azur ; 5 un pape de la maison des princes de Genève, d'or à la croix

échiquelée de quatre points d'azur ; 6 l'évêque Gontier de Bagneaux, d'or à trois

(1) Armes supposées de Geoffroy Freslon. Voir p. 2 (2) (3) Adam Chastelain, encore en place.

e morceau existe encore à Paris. Voir plus haut.

(1) Encore en place.

(5) Marie de Bretagne, mère de Louis II d'Anjou. (6) Yolande d'Aragon, femme de Louis II.

(7) Les personnages de la m (8) 11 s'agit ici du pape d'Avignon, Robert de Genève, qui fut élu sous le nom de C Urbain VI, le 20 septembre 1378, et qui mourut à

son d'Anjou sont encore dans le vitrail de la Rose.

ément VIT, contre

Avignon en 1394. Il confirma les privilèges de l'église du Mans et, dans une de ses bulles, reconnut que

aint Julien était un des soixante-douze disciples, envoy

saint Clément, En reconnaissance, les chanoines de Saint-Julien le représentèrent dans leurs vitraux.

orles de sable, à la crosse de gueules, mise en pal, brochant sur le lout ;

To Bertrand du Guesclin, d'argent à l'aigle éployée de sable, membrée el becquée

d'or, à la colice de gueules brochant sur le toul'; 8 un chanoine, d'argent à six

losanges de sable, 3, 2, 1 ».

note 7.

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