PRÉLIMINAIRES
[U temps de César, les Cénomans constituaient le peuple le plus puissant de la confédération gauloise des Aulerces ! qui compre-
nait encore les Aulerces-Eburons et les Aulerces-Diablintes. Le
Mans, leur capitale, existait certainement au commencement du
Ie siècle après Jésus-Christ, car, à cette date, elle est signalée
par le gé
géographe Ptolémée, sous le nom de Windinum”. Quelques historiens
manceaux ont fixé à Allonnes l'emplacement du Mans primitif. Il n'y à pas lieu
La
de s'arrêter à une semblable hypothèse, qui ne s'appuie que sur des rêveri
situation topographique du Mans actuel suffit pour attester que là se trouvait bien
la capitale des Cénomans, qui avait succédé au refuge et à l'oppidum des époques
iège d'Alésia les principaux de la Gaule, s'étant réunis, décidèrent, sur la demande de aient un contingent de 5000 hommes. Les Bellocasses, les
(1) Pendant le s Vercingétorix, que le:
Lexoviens et les Aule urons furent fixés à 3000 hommes seulement. C, Julii Cæsaris Commentarii de bello gallico, b. VIT, cap. LXXV.
2) Air où Kavogeoe dn rôks Odbdom, forlasse Swiss monente Valesio
préhistoriques, presque toujours situés au confluent de deux cours d'eau. La villa
d'Allonnes ne présente aucun caractère distinctif des premiers camps où les
hommes cherchaient, pour eux, pour leur famille et pour leurs bestiaux, un abri
contre les incursions ennemies. Bâtie sur un côteau, elle n'était protégée que d'un
seul côté, par la rivière de Sarthe. Au contraire la cité mancelle, comme les
anciens oppidums, se dr sur un abrupt promontoire, à l'embouchure du ruisseau d'Isaac! dans la Sarthe.
Les habitants de la région, après avoir habité les grottes creusées dans les flancs du côteau, s'étaient établis sur
son sommet, en protégeant le plateau
par des palissades formées de pieux
et de branches entrelacées. A l’ouest,
les eaux de la Sarthe défendaient
l'accès de l'oppidum; à l'est, les rives marécageuses du ruisseau d'Isaac formaient une barrière difficilement franchissable. Pour compléter les défenses de leur camp, nos ancêtres
avaient creusé au nord un vaste fo
reliant la Sarthe et le ruisseau d'Isaac.
Ce refuge se modifia progressivement
et donna naissance à la ville dont
PEU AU BAS DE LA CATHÉDRALE nous parle Ptolémée, ville qui a laissé
quelques débris trouvés, lors du percement du Tunnel”. Au cours des travaux, on a découvert sous la muraille galloromaine un escalier formé de gros blocs de pierre, descendant sur le flanc ouest du
côteau vers la rivière. Cet €
calier, auquel il est impossible d'assigner une date, non plus qu'à un peulvan placé au bas de la cathédrale”, faisait vraisemblablement partie
d'une très vieille enceinte construite par les Gaulois, avant l'occupation romaine.
(1) Le ruisseau d'Isaac, vulgairement appelé le Merdereau, prend sa source absorbé pour les besoins de la ville, il coulait par la vallée de Mis
. du Mans. Avant d’être
ait « super rivulum ÿ, une vigne du Chapitre du Mans « que vocatur Riparia de » Ysaae, Siam in feodo domini episcopi Cenomanensis ». bid., p. 170. En 1809, l'ingénieur Daudin a constaté l'ancienne embouchure du ruisseau d'Isaac dans la
pieds du Mans et se j rthe, non loin du pont Perrin. En 1180 ou 1181, il est question de vignes situé fontis Ysaac ». Livre blane, p. 81. On trouve en
dans la
the. Cf. Notice historique sur quelques objets d'antiquités en 1809, dans Annuaire de la Sarthe pour 1810.
@) Le Tunnel a été percé de 1873 à 1876
ÿ Voir plus loin la notice de saint Bér
trouvés au Mans, e